‹ Traité complet du magnétismeChapitre 166 sur 192 · CHAPITRE Vih · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vih

au plan du niéridîeri magnétique passant par ce èèhfré,; et au plan mené parle même point perpendifculaîrèriteht à la direction du magnétisme terrestre. Les lois de céà diverses variations données par le calcul s'accordfent avec celles que M. Barlow a trouvées par l'expérience.

Ce calcul montre aussi que l'action d'une sphère creuse est à très-peu près indépendante de son épaisseur, tant que le rapport de celle-ci au rayon ri-est pas urië très-petite fraction qui peut changer de vaîeur avec lai matière et la température de la sphère,

M. Barlow, comme nous l'avons vu, à cherché lès , déviations qu'une aiguille aimantée éprouve dé là part d'une sphère pleine ou creuse de fer, aimantée par l'action du globe terrestre. En soumettant successivement la même aiguille à l'action de deux sphères de fer de même nature, de dix pouces anglais dé diamètre, l'une entièrement pleine, et l'autre creuse, celle-ci pesant un quat't de moins que la première, il a reconnu ce fait fondamemtal, que, dans la même position, la déviation de l'aiguille aimantée est égale pour les deux sphères, qu'elles soient pleines ou creuses, pourvu néanmoins que répàisseur^des sphères creuses surpasse une certaine limite qu'il a fixée à un trentième de pouce. Dans ce cas, la déviation de l'aiguille produite par la sphère creuse, soumise en premier lieu à l'expérience, est réduite aux deux tiers environ de la déviation correspondante h une sphère pleine de même dimension. M. Barlow en a conclu, comme les expériences de Coulomb sur des aimants formés d'un certain nombre de barreaux pouvaient le faire présumer, ainsi que celles de M. Nobili qui «sont plus récentes, que le magnétisme résidait à la surface clés corps aimantés, ou du moins qu'il ne pénétrait pas dans leur intérieur au-delà de la limite que ' nous venons de citer.

M. Poisson , en cherchant à obtenir, au moyen de ses formules, les résultats que M. Barlow a déduits de ses observations, a cru devoir ne pas négliger dans le calcul Ûëi déviations de l'aiguille, les corrections dues à sa

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longueur et à sa réaction sur la sphère aimantée, quand l'aiguille est le plus rapprochée de la sphère , c'est-à-dire quand elle se trouve à une distance de son milieu au centre de ce corps égale h 12 pouces.

M. Barlow a reconnu , qu'en plaçant dans le même point le milieu d'une aiguille de 6 pouces, et celui d'une petite aiguille d'un demi-pouce en longueur, les déviar tious étaient les mêmes. M. Poisson a pensé que les deux corrections dont on vient de parler, dont l'une tendait à augmenter la déviation , et l'autre à la diminuer, se sont compensées l'une l'autre. Notre célèbre mathématicien avoue cependant que cette compensation a été imparfaite , car en calculant les déviations de l'aiguille, et négligeant la double correction , la différence qu'il a trouvée entre le calcul et l'expérience était trop grande pour être attribuée en entier aux erreurs des observations. Nous allons en citer ici quelques exemples. M. Barlow a trouvé, avec une sphère de 6p,4 et en plaçant le milieu de l'aiguille à 12 pouces de distance de la sphère, que la déviation de l'aiguille aimantée était de 36** i5', l'aiguille étant placée soit à Test, soit à l'ouest du méridien magnétique; tandis que M. Poisson n'a trouvé par le calcul que 32° 38' : la différence de H® 37', qui ne peut être attribuée en entier aux erreurs de Tobservation, est due en grande partie, suivant lui, à la longueur et à la réaction de l'aiguille dont on n'a pas tenu compte dans le calcul. M. Poisson n'avait pas par devers lui les données nécessaires déduites de l'expérience pour effectuer la correction relative à la réaction de l'aiguille.

Dans un autre cas où la distance du milieu de l!aiguille au centre de la sphère était de i5 p. et au-delà , les déviations calculées, en faisant également abstraction de la longueur et de la force de l'aiguille, ont toujours été plus petites que les déviations observées comme dans le cas précédent ; ces différences , qui ont été souvent de 1' et quelques minutes dans le même sens, ne se trouvent que dans la comparaison des grandeur! absolues des déviations, puisque les lois de variation

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