‹ Traité complet du magnétismeChapitre 52 sur 192 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

En versant de Facide sulfurique sur de la craie eii poudre, ils trouvèrent également que le vase avait pris léiectricité négative, mais en moins grande quantité que dans l'expérience précédente. 11 en a été de même dans la formation du gaz nitreux. L'eau, en se vaporisant, devait emporter avec elle l'électricité négative de l'acide.

Ces exemples montrent avec quelle facilité 6n explique maintenant les effets électriques, que l'on attribuait jadis à la vaporisation de l'eau dans des vases de difr férènts métaux.

§ XL Des effets électriques produits dans la décom^ position de Veau oxigénée par dii^ers corps.

t^^.Jjai décomposition de l'eau oxigénée ou peroxide dliydrogène par le contact d'un grand nombre de corps, doniie naissance à des phénomènes électriques analogues à ceux que l'on observe dans les actions chimiques. Les métaux, à l'exception du fer, dé l'étain, de l'antimoine et du tellure, tendent tous à opérer cette décomposition ; les plus oxidables s'oxident et donnent lieu en même temps à un dégagement d'oxigëné, tandis que ceux qui ne le sont pas conservent leur éclat métallique. Un grand iiombre de corps jouissent également de la propriété de décomposer l'eau oxigénée.

Des métaux qui décomposent le peroxide d'hydrogène

" sans s^altérer.

45. On peut soumettre ces corps de deux manières à Texpérience : la première, qui donne les effets électriques les plus marqués , consiste à former des éponges méti«ilic|iies dans le genre de celles que l'on obtient avec riiydro-chlorateaminoniaco de platine chauffé au rouge. Prenons d'abord le platine. On fixe une petite cuiller de ce métal à l'une des extrémités du fil d'un galvanomètre très-sensible, et à l'autre une éponge aussi en platiné. Dans la cuiller on verse de l'eau renfermant

ga EFFETS ÉLEC PROD. DANS LA. DÉCOMP. , ETC.

sept à huit fois son volume d'oxîgène , et ou y plonge l'éponge ; au même instant il y a autour d'elle une effervescence produite par le dégagement de l'oxigène, puis un courant électrique qui va de l'éponge à l'eau oxigénée, comme si le métal était attaqué. Ce courant provient uniquement de la décomposition de l'eau oxi-' génce; car si la chaleur, qui se dégage pendant sa décomposition, était la cause du courant, l'éponge qui s'échauffe davantage devrait prendre l'électricité positive, tandis que c'est le contraire qui a lieu. Ainsi, nul doute que la décomposition de l'eau oxigénée par l'é-

f)onge de platine ne produise des effets électriques anaogues à ceux que l'on observe dans les combinaisons.

46. Pour opérer avec l'éponge d'or, on prépare d'abord celle-ci sur du charbon , ou dans un tube de verre oîi l'on a mis une certaine quantité d'or très-divisée obtenue par le sulfate de fer; puis on élève la température modérément pour que les parties puissent adhérer ensemble, et former une masse suffisamment solide pour être fixée à l'un des bouts du fil du multiplicateur, tandis que l'autre communique à une petite cuiller d'or : l'effet est le même avec cette éponge qu'avec l'autre. On peut observer les mêmes effets en fixant h l'un des bouts du fil une lame de métal sur la surface de laquelle on répand des parties très-divisées du même métal, dont on élève la température pour les y faire adhérer; on verse ensuite dessus de l'eau oxigénée , et l'on touche le liquide avec une lame du même métal attachée à l'autre bout du fil.

Des métaux qui décomposent le peroxide d^hydiV" gène y en absorbant une partie de son oxigène et dégageant Vautre.

47. Les phénomènes électriques qui se manifestent quand on met en contact le peroxide d'hydrogène avec un métal capable d'absorber une portion de son oxigène et de laisser dégager l'autre , proviennent évidemment de

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