CHAPITRE PrtEMrKK
temps aussi court; les particules des corps noii coniuctturs relieniient donc avec une certaine force l'éiectricité qu'elles possèdent. Nous avons vu que lorslu'rine petite Iialle de sureau a toucluMin corps électrisé, ïlle lui enlève une portion de son électricité; il s'ensuit que le fluide éleclrique peut être distribué sur différeûls corps ou coercé sur une surface. En louchant un corps électrisé avec un corps conducteur non isolé, qui cominiiDÎque par conséquent avec la terre, on atténue tellement la quantité d'électricité qu'il possède, que celle-ci n'est plus sensible.
Les molécules de cliaque fluide répandu sur la surface d'uD corps s'écartent les unes des au très en vertu de leur action propre; la résultante de cesactrons est appelée tension électrique, et est proportionnelle à la dcnsilédn fluide ou au nombre de molécules renfermées dans un espace donné. De plus la force totale de l'attraction ou de la l'épulsion entre deuK corps varie, pour chaque distance, dans le même rapport que les quantités d'électricités propres à chacun d'eyx, il s'ensuit que leur réaction est proportionnelle au produit de ces deux quantités. Je me borne À énoncer cette loi que je démontrerai plus tard.
Les allractions et répulsions électriques ont lieu non-
seulement à travers l'air , mais encore à travers 1;
gomme
laque, le verre et autres corps mauvais conducteurs, comme Newton l'a observe.
On peut encore reconnaître la présence de l'électricité dans les corps, autrement que par des attractions et répulsions. Quand les deux fluides se recombinent pour former du fluide neutre, il résulte de celte action un courant électrique qui paraît réagir d'une manière révoluiive sur l'aiguille aimaniée,
5, Si nous suivions la marche qui est généralement adoptée dans les traités de physique, nous exposerions les lois suivant lesquelles s'exercent les actions électriques à distance, celles de la distribution du fluide électrique libre sur la surface des corps , ainsi que d'autres propriétés générales de l'électricité ; puis nous arriverions aux
ro DES ÉLEGTROSGOPES ET DES ELEGTROMÈTRES.
de lui laisser toute son élasticité. Ce fil devant avoir une certaine longueur, on l'enfernie dans un cylindre dq verre creux, au haut duauel est placé u^ tambour divisé qui tourne avec frottement autour du cylindre , et au centre duquel s'ajuste d'une manière mobile là tige ou pince qui sert à retenir le fil. Un index est soudé à la partie fixe de la douille autour de Is^quelle se meut le. tambour, comme l'indique la fig. 7. Veut-on tordre le ni d'un certain nombre de degf es, on tourne convenablement le tambour, après avoir mis préalablement le zéro de réchelle vis-à-vis de l'index. La pince pouvant tourner aussi indépendamment du tambour, on place dvi Ton ^ut le disque de clinquant. Pour mesurer les écarts de l'aiguille de gomme laque, quand on lui présente u^ cprpsélectrise disposé comme 1 indique la figure, on placé, à la même hauteur, sur la cage, une échelle divisée en degrés; mais comme les cjoclies cylindriques ne sont jamais bien calibrées, on leur substitue des cages carrée^. Telle est la construction de [la balance électrique oii de torsion , dite de Coulomb. Plus les forces que l'on veut comparer sont petites, plus il faut donner de sensibilité à l'appareil et plus aussi il f£)ut employer des fils longs et fins, attendu que, suivant le$ expériences dé' Coulomb, la force de torsion est en raison inverse des longueurs des fils çt proportionnelle aux quatrièmes puissances de leurs épaissseurs. Les fils longs ont aussi l'avantage de pouvoir se tordre d'un grand nombre de degrés sans perdre sensiblement leur élasticité. Pour s'assurer si les fils n'ont pas perdu de leur élasticité après plusieurs expériences, il faut que l'aiguille de gomme laque revienne exactement dans sa position primitive quand l'aiguille du micromètre est ramenée à zéro. Nous verrons plus loin l'usage de cette balance, qui repose sur ce principe, que la réaction de torsion est exactement proportionnelle à l'angle de torsion. Coulomb dans l'emploi qu'il en a fait compare les forces électriques aux forces de torsion^ qui sont toujours proportionnelles aux angles de torsion.