‹ Traité complet sur la maladie scrophuleuseChapitre 107 sur 236 · PREMIÈRE PARTIE. 2 5l · texte numérisé non relu

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et sont bien plus promptement que ceux d'un sujet adnlte, influencés par les circonstances favorables ou funestes au milieu desquelles se trouve placé Tindividu.

3*^. Le sexe, — Les écrouelles sont, toutes choses égales, plus dangereuses et plus difficiles à guérir chez la femme que chez l'homme; parce que la première est ordinairement plus lymphatique ; qu'elle mène une vie plus sédentaire ; qu'elle est plus excitable, et, par là même, plus exposée au développement des irritations ou inflammations scrophuleuses locales; enfin , parce que chez elle la menstruation, même régulière, suspend à chaque époque la marche de la maladie vers une heureuse terminaison , et lui imprime quelquefois une impulsion rétrograde.

4°. Le genre de vie, — La diathèse scrophuleuse est ordinairement plus funeste chez les pauvres que chez les riches, i^. parce que la constitution des premiers est presque toujours épuisée par la privation des choses les plus indispensables à la vie ; a*', parce qu'ils se trouvent constamment dans l'impossibilité de se procurer des vêtemens, une habitation, et des alimens salutaires.

5^. Les professions. — Il est facile de concevoir que toutes celles qui peuvent , comme nous l'avons indiqué, concourir à la production des scrophules, deviennent un obstacle souvent

insurmontable dans le traitement de cette altération, lorsque le malade, n'ayant que son travail pour tout moyen d'existence, ne peut se soustraire à ces influences funestes, pour se placer au milieu de circonstances plus favorables.

6^. Les complications indépendantes de la maladie strumense. — Cette affection est surtout aggravée par sa coïncidence avec la syphilis , le cancer^ les dartres y la teigne et le scorbut,

7°. Les irritations ou in ft animations scrophuleuses locales. — En considérant ces maladies d'une manière générale, on peut avancer, d'après les résultats constans de l'expérience, que la diathèse écrouelleuse offre, toutes choses égales, beaucoup moins de gravité , lorsque la phlegma" sie locale qui l'accompagne se manifeste sous l'influence d'une cause déterminante physique ou chimique, entièrement étrangère à Valtération strumeuse y que dans la circonstance où cette même inflammation se développe, comme on le dil, spontanément ^ et, d'après la théorie que nous avons exposée , par le fait exclusif de la constitution scrophuleuse. Dans le premier cas, en effet, la diathèse générale peut n'être que superficielle , tandis que dans le second elle est toujours profondément établie. Ces principes fondamentaux n'exigent aucune explication , d'après tout ce que nous avons dit antérieurement.

Mais si la coexistence d'une inflammation

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locale augmente la gravité de la constitution strumeuse, toutes ne le font point au même degré ; on peut sous ce rapport les classer de la manière suivante, en commençant par les plus dangereuses. Nous conserverons dans cette énumérationla nomenclature généralement adoptée :

I. Nous plaçons au premier rang, i°. laphtkisie tuberculeuse j i^, F engorgement des ganglions mésentériques ^ ou carreau. Ces complications, par elles-mêmes très -graves, deviennent le plus souvent mortelles quand elles sont arrivées à leur troisième période ; parce que la dégénération scrophuleuse une fois survenue , il ne reste pas d'autre moyen de salut que l'ablation totale des parties désorganisées, et que dans les affections dont nous venons de parler, il est absolument impossible de songer à porter l'instrument tran-chant sur le siège du mal.

II. Viennent ensuite , i°. /^ vertehralitis ; i^, la luxatiofi spontanée ^ 3**. la tumeur blanche ^ 4°. ^t le pedarthrocace . Ces complications sont aussi très-fâcheuses ; mais il existe cependant un assez grand nombre de chances pour le succès-, même dans la troisième période; parce que la chirurgie peut encore venir au secours du malade, en enlevant, par l'amputation, toutes les parties dégénérées. Nous devons cependant excepter le vertebralitis et la luxation spontanée ^ç{u.i^onid\oYS le plus souTent au-dessus de tous les moyens

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chirurgicaux. Circonstance qui rend la gravilé de ces maladies bien supérieure à celle des inflammations strumeuses , dont le siège est établi dans les autres articulations.

IIL Nous rangeons dans une troisième série, 1°, les hydropisies strumeuses ; i^, les hydarthroses du inertie nom y S**, le bronchocèle de la même nature ; If. et les abcès scrophuleux profonds. Ces maladies, généralement moins fâcheuses que les précédentes , peuvent cependant devenir mortelles quand elles sont mal traitées ou méconnues.

IV. Enfin nous plaçons dans une dernière classe, 1°. les engorgemens et la suppuration des ganglions lymphatiques extérieurs ,• 'i^. les catarrhes scrophuleux ^ 3". et les ulcères cutanés du même nom. Ces affections sont ordinairement très-rebelles, et leur guérison se fait attendre long-temps, même en leur opposant un traitement rationnel. Beaucoup moins graves que toutes celles dont nous avons parlé antérieurement, elles n'exposent presque jamais les jours du malade, lorsqu'on en prend nn soin convenable; mais elles peuvent déterminer la mort , si on les abandonne à Fincurie^ ou, ce qui nous paraît bien plus dangereux encore, au charlatanisme !

Pour terminer toutes les considérations relatives au pronostic des scrophules , nous allons

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