DEUXIÈME PARTIE
de ces soins affectueux , en voyant se développer dans vos bras des enfans brillans de fraîcheur et de santé, qui deviePidront un jour la plus douce consolation de votre vieillesse.
Al pli. Leroi dit avec raison , dans sa Médecine maternelle : la mère est le meilleur médecin de son enfant ; cette idée se trouve embellie par les charmes du style dans \ Emile de J. J. Rousseau, ce Du soin des femmes, dit cet écrivain )) célèbre, dépend la première éducation des )) hommes; des femmes dépendent encore les )) mœurs de l'homme, ses passions, ses goûts, ses )) plaisirs, son bonheur même, etc. » Puisqu'elles ont une telle influence sur ceux qui leur doivent le jour, combien n'est-il pas dès lors indispensable de leur montrer tout ce qu'elles doivent éviter ou faire , pour remplir dans toute sa perfection Ja tâche importante que leur impose la nature ! Tel est le but que nous nous proposons dans cette première division.
Nous entendons par éducation physique de l'homme, Fensemble des soins indispensables au développement heureux et parfait de toute sa constitution. On conçoit dès lors que les préceptes donnés pour cette éducation, ne doivent pas s'appliquer exclusivement à V enfant ^ depuis sa naissance y mais qu'il est absolument nécessaire de les étendre au fœtus renfermé dans le sein maternel , puisque la machine humaine
alors si frêle et si délicate, n'a jamais besoin de plus grands ménagernens , que dans les premiers temps de son existence.
Celte matière se divisera donc naturellement en deux chapitres: i*^. dans le premier, nous examinerons le nouvel être j depuis V animation du germe jusqu'à sa naissance; 2°. dans le second , nous exposerons tout ce qui est relatif à l'enflmt depuis celte époque.
CHAPITPxE PREMIER.
ÉDUCATION PHYSIQUE DE l'hOMME DEPUIS l'aNIMA- TION DU GERME JUSQu'a LA NAISSANCE, OU PRÉ- CAUTIONS INDISPENSABLES AU DÉVELOPPEMENT PAR- FAIT DU FOETUS.
IM ous avons dit, en exposant les causes des scrophules congéniales , que l'enfant peut , dès i'inslantde sa formation, contracter cette funeste maladie, lorsque la fécondation de la mère s'effectue dans un âge trop avancé, pendant l'existence des maladies qui déterminent un épuisement plus ou moins marqué dans la constitution, enfin, pendant le cours des règles; il est donc de la plus haute importance au perfectionnement de l'espèce humaine, que l'homme et la femme s'abstiennent de la copulation pendant ces funestes circonstances, s'ils ne veulent per-