DEUXIÈME PARTIE
bonne qualité peuvent remplacer le vin lorsqu^il est impossible de s'en procurer. Les liqueurs alkooliques, les infusions excitantes, telles que le théj le café, etc., sont toujours très-nuisibles. 8°. Médicamens, — Il n'en faut , le plus souvent, employer aucun; car l'état de grossesse n'est une maladie que pour les femmes qui négligent alors les précautions indiquées par la nature ; ainsi , les saignées , les purgatifs , les émétiques et tous ces moyens accrédités jadis par l'ignorance ou le charlatanisme, et même aujourd'hui si scrupuleusement mis en usage , sont, dans presque tous les cas, funestes à l'enfant ou à la mère. La saignée peut cependant quelquefois devenir utile, surtout chez les femmes pléthoriques, ou chez celles qui sont abondamment réglées dans l'état de vacuité; mais c'est au médecin prudent et circonspect, qu'il appartient de juger ces particularités beaucoup moins fréquentes qu'on ne le pense vulgairement. Il faut donc regarder comme le plus souvent trèsdangereux, ces prétendus médicamens de précaution y puisque les moyens médicaux ne doivent point être dirigés contre la grossesse elle-même, qui rentre dans l'ordre naturel, et qu'il faut seulement les employer pour combattre les accidens qu'ont pu déterminer des imprudences commises pendant la gestation.
Si toutes les mères pouvaient concevoir les
avantages qui doivent rébuiler pour elles et pour leurs enfans , de cette conduite simple, facile et régulière, il n'en est aucune qui ne voulût contrarier ses goûts les plus impérieux, pour adopter exclusivement un genre de vie seul capable d'assurer à la postérité des hommes robustes et doués d'une santé parfaite.