‹ Traité complet sur la maladie scrophuleuseChapitre 119 sur 236 · I. SOINS DE PROPRETÉ · texte numérisé non relu

I. SOINS DE PROPRETÉ

Ils consistent surtout à laver le nouveau-né pour le débarrasser de Fenduit muqueux adhérent à la surface de sa peau, et qui pourrait apporter un obstacle très-nuisible à la transpiration cutanée. Ces lotions devront être faites surtout avec une eau savonneuse et légèrement aromatique, employée à la température ordinaire du corps. On peut également avoir recours, pour le même usage , au vin chaud convenablement étendu d'eau. J.-J. Rousseau condamne ce moyen ; voici son raisonnement : « Il faut suivre la nature seule dans l'éducation des enfans ; or , la nature ne produit rien de fermenté; le vin est un fluide résultant de la fermentation, donc il ne convient pas. » Yoilà comme s'exprime un grand homme égaré par l'esprit de système !

Il est de la plus haute importance de surveiller avec beaucoup d'attention les différentes excrétions , et spécialement celles des matières fécales, des urines et de la transpiration cutanée. On doit

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habituer Tenfant à rendre ses excrémens et ses urines à des époques réglées, et le tenir avec une propreté scrupuleuse ; on facilitera la perspiration de la peau par des bains tièdes, comme le recommande Hippocrate dans son Traité de la diète ; il sera très-avantageux de les rendre légèrement aromatiques. On emploiera dans la même intention des lotions savonneuses, des frictions faites avec une flanelle tantôt sèche, tantôt imprégnée d'un Uniment huileux et faiblement ammoniacal , d'une petite quantité d'alkool camphré suffisamment étendu d'eau , etc. Ces frictions, dirigées en même temps sur la colonne vertébrale et sur les membres , auront encore le grand avantage de fortifier ces derniers, et de rendre leurs mouvemens plus assurés et plus faciles. Ce moyen simple m'a plusieurs fois trèsbien réussi pour développer la force et l'énergie des membres inférieurs, chez des enfans qui^ parvenus à leur troisième année , pouvaient encore à peine se maintenir en équilibre dans la station bipède. Le bain froid conseillé par Loke , Floyer et J.-J. Rousseau, ne doit jamais être mis en usage pour le nouveau-né, dont la constitution frêle et délicate est alors entièrement incapable de fournir aux frais de la réaction que ce moyen doit nécessairement exciter. Il faut toujours, au contraire, employer pour les lotions^

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