‹ Traité complet sur la maladie scrophuleuseChapitre 135 sur 236 · DEUXIEME PARTIE. 3og · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE. 3og

OU dixième mois de donner, après chaque repas, une petite cuillerée à café de bon vin rouge, étendu des trois quarts d'eau, et bien sucré. 11 faut encore arriver graduellement à l'usage de cette boisson conseillée par Hippocrate (in lib. I. de JDiet. ) pour développer ce qu'il appelle la chaleur iîinée des enfans^et favoriser leur accroissement. Lorsque Fenfant sera capable d'exercer convenablement la mastication , on fera succéder de la même manière l'emploi des légumes de bonne qualité, des viandes blanches, enfin des viandes rouges, surtout bouillies et grillées. Mais ou évitera les ragoûts salés épicés , les viandes fumées, noires et trop faisandées. Les liqueurs alcoholiques, le café, en un mot tout ce qui pourrait déterminer trop d'excitation chez un individu aussi jeune, et dans l'état de santé. En suivant cette marche dans le régime , on continuera cependant l'allaitement jusqu'au dixième mois au plus, avec l'attenûon scrupuleuse de diminuer graduellement la quantité de lait que l'on fait prendre à l'enfant, et d'augmenter dans la même proportion celle des autres alimens..; de cette manière il passera par des degrés insensibles à l'usage exclusif de ces derniers, La méthode que nous venons d'indiquer a le précieux avantage de fatiguer beaucoup moins la nourrice, et de garantir le jeune sujet de tous les accidens du sevrage, puisqu'il se trouve insensiblement

3lO TRAITÉ SUR LES SCROPHULES.

privé du lait maternel, pour des alimens auxquels il s'est habitué depuis long- temps.

Par cette alimentation simple, facile, et sagement administrée, on obtiendra des enfans robustes , vigoureux et qui deviendront un jour des hommes. J'en connais déjà plusieurs, élevés d'après ces principes , même dans la capitale , où tant de causes insalubres les environnent, et qui présentent la preuve incontestable des avantages précieux de cette méthode.

Si , malgré les heureux résultats du régime que nous venons d'indiquer , et spécialement de l'usage des pannades avec le hiscotin ou pain recuit, les partisans des bouillies ne veulent point abandonner cet aliment dangereux, ils devront au moins en diminuer les désavanlages par la torréfaction de la farine employée à sa confeclion.

YII. EXERCICE.

L'exercice est l'un des plus puissans moyens pour développer les forces de Fliomme, surtout dans les premiers temps de son existence. Il fliut donc , au lieu d'emprisonner le jeune sujet dans un maillot qui paralyse tous ses mouvemens , le placerpendantle joursur un tapis par exemple, l'abandonner à ses propres efforts en l'observant avec vigilance. Il meut d'abord partiellem-ent les bras , les jambes et la tète ; mais par le fait

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