DEUXIÈME PARTIE. 3ll
même de cet exercice, toutes ses parties acquièrent plus d'énergie, il se traîne bientôt sur le ventre , et se déplace en totalité ; il prend ensuite l'attitude quadrupède en s'érigeant sur ses membres devenus plus vigoureux, et marche dans cette position. Il arrive insensiblement à la station bipède* d'abord très-chancelant, il trébuche et tombe souvent; mais toujours avec souplesse , parce qu'il ne compte, pour se soutenir, que sur >ses propres forces ; aussi protège- t-il sa chute avec adresse ; enfin il parvient à se tenir plus ferme, à maintenir le centre de gravité d'une manière convenable , et à marcher facilement dans l'attitude bipède. Il le fait plus tôt et avec beaucoup plus d'assurance , que les enfans qui ont été soumis à une éducation différente.
Il existe plusieurs moyens tiès-défectueux, et cependant employés , dans un assez grand nombre d'endroits , pour exercer les jeunes sujets à la progression. Je veux parler du charriot et des lisières. Le premier a le fâcheux effet de fatiguer l'enfant qui est obligé de rester constamment debout , mais surtout de le rendre inhabile à marcher seul , et de lui déformer la taille en relevant péniblement ses épaules. Les secondes sont encore d'un usage plus dangereux ; par leur moyen, on traîne le jeune individu plutôt qu'on ne Fhabitue à former des pas ; soutenu parla main qui le dirige, il ne fait aucun effort pour conser-
3l2 TRAITÉ SUR îiES SCROPHULES.
ver la sîaiioti bipède. Ajoutons à ces inconvéiiiens, et à mille aulres que je pourrais citer, les fortes compressions de la poitrine qui rendent la respiration difficile , et font le plus souvent d'un individu bien constitué primitivement , un enfant contrefait.