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5) OU deux purgatifs , selon le besoin , pour balayer )) les premières voies et emporter les saburres qui )) nuiraient à l'opération des remèdes , on pres- )) crira pendant huit jours les apéritifs tempérans y> sous forme de bouillons, d'apozèmes, de ti- )) sane, de sucs, choisissant, pour remplir ces » vues, les herbes dont la propriété est la mieux )) constatée , et l'action la plus douce. Ces remèdes )) détrempent les humeurs , délayent un peu la )) lymphe, assouplissent les solides sans les éner- )) ver, et amènent les conditions nécessaires pour )) employer les atténuans 5 et plus loin (page 3 1 5 ), )) je place à la tête des fondans dont je conseille )) FusagCj une forte décoction des bois sudorifi- )) ques, avec le sulfure d'antimoine ; Faconit et )) la ciguë, les alkalis, les muriates de chaux et y) de baryte, les combinaisons de mercure avec )) les goQinies résines ». Joignez à ces médicamens, pendant leur emploi, l'électricité, les infusions de capillaires, de tussilage, de^polypode, etc. , et TOUS aurez , à peu près , Fensemble des moyens conseillés par M. Baumes dans cette première période.
Dans la seconde, ce praticien trouve une autre indication à remplir ; il faut, d'après lui, (c nour- )) rir les malades avec les végétaux tempérans, y> tels que les carottes , les concombi^es et autres 3) cuGurbitacées , avec beaucoup de jardinage, y )) entremêlant de temps en temps de la viande de
» boucherie , de la bonne volaille et du gibier ; le » laitage peut être alors d'une grande ressource, » et doit être administré avec confiance ». Il conseille en même temps les remèdes antiseptiques ^ les toniques fortijians y et les puis s ans dépuratifs ^ tels que le quinquina, Feau de goudron , la garance , les martiaux, les bouillons de vipère, etc. (Ouvrage cité, p. 3ii.)
Il est bien permis de regretter que le praticien distingué dont je viens d'exposer la doctrine , ait écrit dans un temps où la physique et la chimie avaient, pour ainsi dire, dénaturé la médecine par une alliance aussi dangereuse que peu naturelle, puisque nous voyons dans son ouvrage des idées lumineuses , des vérités fondamentales obscurcies, dénaturées parles erreurs de rhumoris me. Je dois toutefois observer qu'il serait dangereux d'employer dans les scrophules, au dernier degré, ou, d'après M. Baumes, dans la seconde période de cette maladie, la plupart des moyens qu'il conseille alors, tels que le quinquina, les martiaux, l'usage du gibier, etc. L'auteur avait entrevu que dans cette période il est indispensable de calmer l'irritation , puisqu'il nous dit lui-même qu'il faut alors employer les végétaux tempérans y le lait, etc. ; pourquoi dès lors abandonner cette idée si juste et si conforme à l'observation , pour conseiller ensuite les médicamens toniques ^ for tifians y la viande de bou-
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chérie ^ le gibier ^ etc. , dont raction est essentiellement opposée à cette indication?
5°. Hufeland établit sur deux bases principales tout le traitement de Faffectionécrouelleuse : I**. remonter le ton des fibres motrices dans les difFérens systèmes, et spécialement dans les vaisseaux et les ganglions lymphatiques ; 2^. calmer l'irritation de ces organes , et combattre le spasme qui s'oppose à l'exercice libre et facile de toutes les fonctions. C'est d'après cette double indication que le même praticien conseille, i**. \qs mercuriels, les antimoniaux, les sels alkalis , le gayac, etc. ; i^, les bains tièdes, les anti-spasrnodiques, les narcotiques, etc.
Il suffit de connaître la nature des scrophules et les propriétés médicales de ces différen s moyens , pour demeurer convaincu que ce traitement qui ne peut avoir aucune efficacité, deviendrait bien souvent dangereux dans la maladie strumeuse.
Quelques auteurs ont cependant entrevu la véritable indication à remplir chez les scrophii= leux- mais, comme elle ne leur était présentée que par une sorte d'inspiration , et non point par la connaissance réfléchie du caractère essentiel de l'affection qu'ils avaient à combattre, ils ont abandonné ces idées lumineuses pour se jeter inconsidérément dans les ténèbres de l'empirisme et de la polypharmacie.
6°. Bordeu s'exprime ainsi (ouvrage cité, p, 74) :
J.i/j. TRAITE SUR LES SCROPHULES.
(( Il ne faut pas moins , pour guérir un écrouel- )) leus décidé, que changer entièrement sa consti- )) tu lion , ou donner une nouvelle tournure à y) son tempérament». Tel est, en effet, le but essentiel que Ton doit se proposer dans le traitement de cette maladie. Pourra-t-on croire maintenant , qu'après avoir exposé des préceptes aussi sages , le praticien que je viens de nommer conseille, comme principaux moyens contre Fallèction str Limeuse , le mercure et les eaux de Barèges, sans presque parler des secours puissans que nous offre fliygiène dans cetle maladie* et qu'il ajoute (p. roi) : ce Guérir un écrouelleux, )) c'est mettre en suppuration insensible presque )) toutes les couches du tissu cellulaire, etc. ».
7°. Alph. Leroi nous dit dans sa Médecine maternelle (p. 217) : (c J'ai beaucoup étudié et y) suivi les effets de ce terrible virus écrouelleux; )) on ne peut le combattre entièrement; le dé- )) truire , qu'en modifiant toute Féconoraie, en y) changeant absolument son rhythme et sa con- )) stitution )).
D'après cette connaissance , il n'y avait plus qu'un pas à faire pour arriver à des notions exactes sur la nature des scrophules , et du traitement qui seul peut inspirer une véritable confiance; mais l'auteur n'est éclairé qu'un moment par ce trait de lumière ; il retombe à l'instant même dans le vague et l'incertitude, comme il