DEUXIÈME PARTIE
IL RÉGNE VÉGÉTAE.
Un grand nombre de planfes ont été successif Tement préconisées, comme spécifiques dans le traitement de la constitution strumeuse : ainsi, 3^. Méry, Quarin , Drack, Darwin , ont vanté la digitale pourprée, soit en décoction , soit en poudre, depuis un grain jusqu'à dix. M. Baumes préfère la donner en teinture comme médicament interne et comme topique. Quarin fait observer que ce végétal employé, soit à l'intérieur , soit à l'extérieur, agit toujours en excitant, qu'il produit souvent la fièvre, et ne convient , dès lors , qu'au début delà maladie, et pour les constitutionsfroides. — 2°. D'autres ontconseilléla garance comme très-efficace clans le rachitis surtout, d'après l'influence qu'on lui accorde gratuitement sur l'ossification ; on peut faire pour cette plante les mêmes réflexions que pour la digitale. — 3*^. Acrel et Meyer vantent beaucoup les racines d'arrête-bœuf. — 4^. Carère, la graine de fenouil en poudre. — 5^. Stork, Tissot , Renard , l'extrait de ciguë, en commençant par un grain, pour en élever progressivement la dose jusqu'à soixante. Menuret observe qu'il ne faut pas en faire usage lorsque la fièvre survient , et que l'on doit purger fréquemment pendant son administration. -— 6^. Fothergill, Bordeu, Wbytt, regardent le quinquina comme un médicament très-puissant.
35o TRAITÉ SUR LES SCR.OPHULES.
— 7**. D'autres ont conseillé la saponaire, l'opinm, la douce-anière, l'arnica, la grande scrophulaire, le tamarin , la scolopendre, lecliamaedris, la valériane, le noyer, la myrrhe, le sassafras, la camomille, etc. etc. — S^. Enfin, les médecins américains ont prétendu , tout récemment, avoir trouvé rajiii-scrophuleux par excellence , dans la plante qui croît à la Virginie , sous le nom de pjrola urnbeUifera. Ils considèrent également ce végétal merveilleux comme le spécifique du cancer [Journal du Commerce ^ ii août 1817 ). Comme il ne peutexisteraucun spécifique pour la guérison de la maladie strumeuse, nous prévoyons d'avance que ces belles espérances ne se réaliseront pas ; mais les médecins américains auront du moins le mérite d'avoir fait un rêve en faveur de l'humanité.
Mais s'il n'existe aucune plante que l'on puisse employer comme spécifique dans les scrophules, il en est plusieurs, même parmi celles que nous venons d'énumérer, dont l'usage peut concourir à la guérison de cette affection; nous les indiquerons bientôt.