DEUXIÈME PARTIE
les moyens les plus puissatis dans la Lrailement de la dialhèse écroiieîleiise. On adnicUra bientôt cette opinion , si Von considère que tous les êtres qui croissent loin de cette influence s'affaiblissent et s'étiolent, tandis que ceux qui en éprouvent les heureux effets présentent beaucoup de vigueur et de fermeté dans leur organisation. Placez, en opposition, les peuples qui vivent habituellement sous un ciel brûlant j et ceux qui languissent constamment environnés par une atmosphère froide et brumeuse 3 et vous verrez la teinte rembrunie de la peau , la densité , la séche^ resse des tissus former les traits distinctifs des premiers* tandis que la blancheur et la ténuité de la membrane cutanée, la mollesse des organes , qui sont pour ainsi dire ahreupés de sucs lymphatiques ou graisseux, constituent le caractère général des seconds. On ne confondra sans doute jamais, sous ce rapport, les peuples de la zone torride avec ceux des zones glaciales. On dis» tinguera toujours facilement le Hollandais de l'Espagnol, et l'habitant du Yalais de celui de la Provence.
Il ne faut pas croire qu'il soit possible de remplacer avantageusement l'action du soleil par nne lumière et une chaleur factices; il suffit, pour renoncer à cette prétention, de comparer l'étiolement des végétaux dont l'accroissement s'est effectué dans nos serres chaudes, à la vigueur de
36o TRAITÉ SUR LES SCROPHULES,
ceux qui se sont développés sous l'influence de cel astre bienfaisant; et d'opposer la bouffissure générale, la mollesse des tissus, le teint pâle et flétri des individus qui, par état, passent la plus grande parlie du jour dans des espèces d'études fortement échauflees par la chaleur d'un poêle, au teint rembruni, à la fermeté des organes, à l'apparence de force et de santé que présentent ]es sujets qui vivent habituellement sous les influences solaires.
On doit, par conséquent, si la chose est possible, fixer l'habitation du scrophuleux dans un pays plus sec et plus chaud que celui dans lequel il a vécu jusque alors; si cette mutation est impraticable , on le placera du moins sur le penchant d'une colline inclinée au sud ou au sudouest, bien garantie des vents glacés du nord, peu couverte de bois, et très-éloignée des marais et des eaux stagnantes. Son appartement sera choisi dans la partie la plus élevée de la maison ; la chambre à coucher, surtout, sera bien percée, ouverte au midi ou bien au couchant : ell^ recevra directement les rayons solaires pendant plusieurs heures de la j ou rnée^^-^n hiver, on la chaufFera convenablement par le feu d'une cheminée, jamais par celui d'un poêle ; on y brûlera quelquefois des plantes aromatiques , des baumes, des gommes résines, etc. ; l'air en sera fréquemment renouvelé. Si le malade est obligé à tra'