‹ Traité complet sur la maladie scrophuleuseChapitre 161 sur 236 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

surtout pendant les saisons froides et humides ; il faut , sous ce rapport , suivre avec le plus grand soia les variations de la température. Ces mêmes vêtemens seront toujours mollement appliqués aux parties, afin de ne pas gêner le jeu des organes j et la liberté de la circulation ; les linges de corps seront fréquemment renouvelés, pour favoriser la régularité de la transpiration cutanée, et produire cet état de bien-être général qui résulte constamment de la propreté dans laquelle on tient le malade ; ces linges devront être convenablement chaulTés et séchés avant leur application. Pendant les saisons froides, on obtiendra de très-grands avantages des gilets de flanelle portés immédiatement sur la peau ; il est surtout très-important d'entretenir la chaleur des pieds, en se servant habituellement de chaussures capables d'opposer un obstacle impénétrable à l'action du froid et de l'humidité.

III, ALIMEN8.

En se rappelant tout ce que nous avons dit sur la nature delà diathèse écroueiieuse , et sur les alimens qui peuvent déterminer cette maladie , on connaîtra bientôt ceux qu'il est indispensable de proscrire , et ceux qu'il est surtout important d'employer. Nous les distinguerons en solides et liquides.

Alimens soudes. — On peot diviser les

aliinens en ])liisiears classes, d'après la nature des principes conslitLiaiis, dont la. prédominence leur donne un caractère particulier.

1°. Alimens farineux et féculans. — Il faut surtout les éviter comme essentiellement contraires aux scropliuleux : tels sont les pommes de terre, les pois , les haricots , les fèves, les marrons, les châtaignes , le riz , le sagou , etc. Nous dirons la même chose du pain fait avec les farines d'orge, de seigle, d'avoine, de maïs, de sarrazin , et de ton les celles qui ne sont pas susceptibles d'une fermentation suffisante. Le pain de froment bien fermenté , bien cuit , et convenablement rassis, devra seul, parmi les farineux, être permis au malade.

1^. Alimens sucrés et mucilagineux, — Ils doivent également être proscrits comme indigestes et trop peu stimulans. Tels sont spécialement le sucre , les betteraves^, les raisins, les figues , les prunes, les abricots, etc. Ajoutons k cette classe, les substances qui sont froides , peu nutritives, et qui contiennent beaucoup d'eau de végétation, telles que les concombres, les potirons, les courges, lesépinards, l'oseille, la laitue, les mâches, le pourpier, les pêches , les pommes , les poires , etc. On pourra cependant donner quelquefois des compotes bien faites avec ces derniers fruits.

3°. Alimens gélatineux .-— AssQz analogues aux précédens , sous le rapport de leurs effets, ils sont

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