DEUXIEME PARTIE
dirigés d'après les principes que nous venons d'indiquer. Au lieu d'une pharmacie abondamment pourvue, ils devraient présenter toutes les ressources de l'hygiène, offrir des moyens d'exercice, et des jeux variés suivant le sexe , l'âge et la force des malades, etc. etc. Les avantages que pourraient avoir de semblables établissemens me paraissent tellement incontestables et nombreux, que je ne dois pas désespérer de voir s'accomplir un jour les vœux que je forme actuellement pour le bonheur de l'espèce humaine.
§. il. MOYENS PHAUMACEUTIQUES.
Nous proscrivons comme inutiles et souvent dangereux, la plupart de ces médicamens achetés à grand prix par le crédule vulgaire, sous les noms séduisans de secrets précieux ^ de recettes infaillibles y de spécifiques ^ ^ anti-scrophuleux par excellence ) etc. Bien loin de convertir la chambre de nos malades en officine de pharmacie ^ et leur estomac en appareil chimique j nous ne conseillons qu'un petit nombre de substances médicales dont on peut facilement calculer le mode d'action , et dont les heureux effets sont constatés par l'expérience; encore n'accordonsnous point à ces substances une vertu cintiscrophuleuse -particulière y et les emplpyons-oous, pour ainsi dire, seulement comme accessoires des moyens hygiéniques.
38o TRAITÉ SUR LES SCROPHULES.
L'indication à rem})îir clans le traitement de la constitution strumense consiste, avons-nous dit, à ranimer V activité des organes; il faut donc choisir ses médicaniens daris la classe de ceux auxquels les auteurs de matière médicale donnent les noms à^excitans et de toniques. Nous n'examinerons ])oint, avec quelques écrivains modernes, si ces expressions sont bonnes ou mauvaises 3 le point essentiel étant de se faire entendre, nous \^s conserverons comme des termes adoptés par tous les médecins, et consacrés par l'usage , en précisant toutefois la signification que nous leur accordons. Ces deux expressions désignent des substances dont les effets sont à peu près semblables, et ne diffèrent que sous quelques rapports. Ainsi , i*^. les excitans proprement dits déterminent une augmentation notable dans les contractions du cœur, une irritation générale en même temps forte et peu soutenue; i"". les toniques produisent une excitation moins subite et moins énergique, mais plus durable. Leur action n'active pas sensiblement les mouvemens du cœur, et semble se borner à réveiller la circulation capillaire et la nutrition. Les uns et les autres stimulent, excitent les organes , mais d'une manière différente , comme nous venons de l'indiquer. Je dois fixer l'attention du lecteur sur cette distinction , parce que nous verrons souvent l'usage des exci-