I. EXCITANS
On a spécialement vanté comme tels , dans le traitement des scrophules, le café, les eaux distillées aromatiques, Talkool, Fammoniaque, et ses différentes préparations, etc. etc. Mais Fusage de ces moyens doit être réservé pour un bien petit nombre de cas. ïl convient seulement, lorsque les scropliules sont encore à leur première période, qu'il n'existe point de lièvre, point d'irritation locale, et surtout lorsque le malade offre peu de sensibilité physique et morale, qu'il présente une constitution froide ^ sans ressort et sans énergie. Dans les circonstances contraires, l'emploi de ces moyens produit constamment la fièvre, et fixe très souvent une irritation ou même une inflammation dans le point de l'économie le plus disposé à répondre au stimulus, et particulièrement daïis les ganglions mésentériques ou pulmonaires, d'où naissent le carreau Qi\i\. phthisie tuberculeuse des Siuieurs. C'est par cette raison cjue Vélixir anti - scrophuleux de Peyrilhe est quelquefois si dangereux ponr les constitutions excitables, et surtout pour les jeunes sujets ; aussi ne doit-on le prescrire qu'avec beaucoup de réserve et seulement dans les cas précédemment indiqués. Nous dirons la jneme
chose du vin et du sirop an li-scorbu tiques. Il est d'ailleurs de la plus haute importance que le médecin ne prescrive point ainsi, pour tous les sujets, des remèdes préparés d'après une formule générale; et qu'il dicte lui-même la composition des médicaraens dont il fait usage, afin d'eu pouvoir varier la dose et faclivilé, suivant rage et le tempérament du malade, la période et le desré d'intensité de la maladie.
Les excitans peuvent être employés de diflPérentes manières, i*. ^ V intérieur. — Ainsi on les donne en décoctions , en potions , en lavemens ; mais il faut toujours alors apporter dans leur usage beaucoup de prudence et de circonspection.
2°. ^ r extérieur. — On peut avec succès , pendant l'hiver, faire des fumigations balsamiques sèches dans la chambre du malade, et, durant les chaleurs de Tété, exposer quelquefois dans l'appartement des vases remplis d'eau bouillante, et contenant quelques plantes aromatiques en infusion. L'air chargé de ces principes déterminera sur la peau et sur la muqueuse pulmonaire, une excitation qui, serépartissant à toute Féconomie, présentera le plus souvent des résultats très-avaniageux. Mais avant de mettre ces moyens en pratique, il est indispensable de bien s'assurer qu'il n'existe aucune irritation, aucune susceptibilité dans la muqueuse bronchique: et