‹ Traité complet sur la maladie scrophuleuseChapitre 194 sur 236 · DEUXIÈME PARTIE. J^ig · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. J^ig

Firritatioii et la fièvre. Celte précaution est également indispensable même pour les mé^ dicamens dont nous avons conseillé Fusage , car il ne faut jamais oublier qu'il est toujours , dans l'affection dont nous traitons , beaucoup moins dangereux de ne pas atteindre l'excitation convenable, que d'en franchir les bornes.

Troisième et quatrième degrés. — Lorsque la dégénération des ganglions s'est effectuée , il ne reste plus aucun espoir de guérison ; cependant, comme il est impossible d'être jamais bien certain de l'instant où elle s'opère, comme on ne doit d'ailleurs jamais abandonner ses malades, m^ême dans les cas les plus désespérés , il faut accorder tous ses soins à la maladie jusqu'au dernier moment ; mais, si malgré toutes les précautions les mieux observées dans l'emploi des moyens locaux et généraux, îapfelegmasie se termine par la désorganisation complète et la suppuration des ganglions mésentériques , avec fièvre continue, et redoublemens vers le soir, insomnie, sueurs nocturnes, dévoiement colliquatif , etc. , on doit renoncer entièrement au traitement anti-scrophuleux , et dans ce cas , inévitablement mortel, faire exclusivement la médecine des symptômes, en employant avec circonspection la diète lactée, les gommeux , les mucilagineux , les anti-spasmodiques, et même

les narcotiques appropriés si les douleurs sont excessives.

IL PHTHISIE SCROPHULEUSE.

En se rappelant l'importance du poumon pour Fentretien de la vie , et la marche effrayante de la phtliisie scrophuleuse, on sent d'avance toute la prudence et tout le discernement que l'on doit apporter dans le traitement de cette funeste maladie ; avec quelle attention ne devons-nous donc pas établir les fondemens de la thérapeutique la plus convenable dans cette circonstance difficile !

1°. Traitement général. — Il doit toujours être modifié suivant l'état inflammatoire du poumon , état qu'il ne faut jamais perdre un seul instant de vue. Ainsi, dans les périodes d'irritation , I**. l'exercice sera toujours subordonné aux forces du malade, à l'irritation générale et pulmonaire. On a beaucoup vanté, dans ce cas, les voyages sur mer, recommandés par Pline ; l'exercice du bateau, les promenades à cheval, en voiture, etc. , conseillées par Sydenham. Tous ces moyens , employés avec prudence et circonspection , sont très-avantageux ; mais il faut craindre leurs abus, qui peuvent devenir funestes, comme l'ont observé Morgagni, Haller, Quarin, et beaucoup d'autres praticiens distingués. 2*^. Le régime très-modéré , quelquefois

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