DEUXIÈME PARTIE
même une diète sévère, sont indispensables dans certains cas d'exacerbation qu'il est toujours facile d'apprécier ; on doit renoncer à Fasage des alimens trop excitans , aux crucifères , aux viandes noires , faisandées , etc. C'est alors qu'il est préférable d'employer les gelées bien faites , les chairs blanches , surtout celles du veau , du poulet, etc. Il est même quelquefois indispensable de recourir momentanément à la diète lactée, aux crèmes légèrement aromatisées, de riz , d'orge, de gruau torréfiés. Les boissons alkooliques , les liqueurs fermcntées, les infusions excitantes, telles que celles du café, du thé, etc., seront également proscrites. 3**. On ne doit plus, dans cette circonstance , songer à l'emploi des excitans internes tels que le sirop et le vin anti-scorbutiques, le vin amer de gentiane , etc. Si l'état du malade permettait cependant l'usage de ce dernier, on devrait alors en retrancher le raifort sauvage, et l'affaiblir par une quantité suffisante d'eau sucrée, ou de quelque décoction mucilagineuse. l^. C'est alors surtout qu'il est de la plus haute importance de placer le malade dans un air pur, chaud et sec^ d'éviter tous les inconvéniens du froid et de l'humidité , de faire porter habituellement des vêtemens moelleux bien entretenus, et spécialement des gilets de flanelle immédiatement appliqués sur la peau; ils réunissent, en effet, dans ce cas 3 à tous les avantages que nous avons indiqués
4^2 TRAITÉ SUR LES SCROrHUJLES.
ailleurs, celui de diminuer rirritaiioii pulmonaire par une irritation superficielle , sollicitée sans interruption, et jamais dangereuse. 5°. Il ftiut^en un mot, suivre la route que nous avons tracée dans les considérations générales , et marcher constamment avec prudence et discernement entre les indications de la diatlièse écrouelleuse , et celles de la phlegmasie locale qui doit surtout fixer l'attention du médecin par Fimportance de Forgane affecté.
2°. Traitement local. — La réflexion que nous avons faite, relativement aux engorgeraens scropliuleux du mésentère , se présente encore naturellement ici. Ce n'est pas en employant des médicamens prétendus incisifs , fondan s ^ clésobstruans , préconisés sous le nom àe spécifiques ^ donnés indistinctement à tous les malades , et dans toutes les circonstances de la maladie, qu'il est permis d'espérer la guérison de la plilliisio strumeuse; mais en modifiant l'activité du traitement convenable, en changeant même quelquefois entièrement sa nature suivant les degrés de celte affection et Fétat général du sujet. Tous les moyens qui, par leur ensemble, constituent ce traitement local , peuvent être partagés en trois classes, d'après le lieu qu'ils affectent : i**. ceux qui sont appliqués à l'extérieur du thorax ; 1 2°. ceux qui ont une action directe sur la mu- J queuse bronchique ; 3^. enfin ceux qui n'in-*