‹ Traité complet sur la maladie scrophuleuseChapitre 198 sur 236 · DEUXIÈME PARTIE. 43 i · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. 43 i

chez les phthisiques pour remplir différentes indications , et toujours in frxictu eu sèment , souvent même avec de graves accidens, comme l'a surtout observé Quarin pour Facide carbonique; 3"*. les vapeurs que l'on obtient en sublimant le vinaigre et la gomme ammoniaque ; la térébenthine, le benjoin, Fencens, les baumes du Pérou, de Tolu, de Copahu, de la Mecque , la plupart des gommes résines, le camphre, etc. Ces moyens, employés avec beaucoup de prudence et de ménagement, sont quelquefois utiles; mais dans combien de circonstances ne peuvent -ils pas avoir des effets pernicieux , en augmentant l'irritation pulmonaire au-delà du degré convenable? 4*^. enfin, les vapeurs aqueuses que l'on obtient en plaçant au milieu de l'appartement du malade, des vases remplis d'une infusion aromatique en ébullition, telle que celle du romarin, de la lavande, du fenouil, de la camomille, du genièvre, de la menthe, de la sauge, etc. etc. Ces fumigations, faites avec précaution, et graduées suivant Fétat de la maladie, me paraissent préférables aux mo^^ens précédens, parce qu'elles n'offrent pas des inconvéniens aussi nombreux^ le principe actif se trouvant alors étendu dans une certaine quantité d'eau qui favorise ses effets, et les rend en même temps moins dangereux.

Moyens indirects. — Les médicamens conseillés à l'intérieur pour agir médiatement sur les pou-

mons 5 et remplir l'indication que nous offre le second degré de la phtliisie scropliuleuse , sont en grand nombre; nous indiquerons les principaux j I ° . le sublimé corrosif ( deuto-clilorure de mercure). — Ce sel est alors prescrit en pilules à la dose d'un quart ou d'un tiers de grain , deux fois chaque jour. Mais quelles que soient les précautions observées dans son administration, nous le considérons comme très-dangereux cliez tous les malades. Il nous suffit pour le prouver, de renvoyer le lecteur à ce que nous avons dit relativement aux causes de la plitliisie (p.iGi)' 2^ Feau de chaux, — conseillée par Burtet, employée sans succès par un grand nombre de praticiens, produisant souvent, d'après les observations de Quarin, l'amaigrissement et l'anorexie, même en la mitigeant par l'addition du lait; 3°. les eaux hydro-sulfareuses. — Bordeu leur accorde beaucoup d'efficacité lorsqu'elles sont employées conjointement avec le mercure. Il faut croire qu'elles ont eu des succès dans les engorgemens strumeux, puisqu'un praticien aussi digne de foi nous en rapporte quelques observations; mais nous devons ajouter que ces faits, peu nombreux, ne sont point suffisans pour rassurer contre les dangers du mercure dans le traitement de la phthisie scropliuleuse; 4^. les sucs dépurés du cerfeuil , du fenouil^ de la chicorée et de -plusieurs autres

Page 1