DEUXIÈME PARTIE
plantes arriéres et aromatiques. — Outre les dangers qui peuvent accompagner l'usage de ces jus dHierhes si généralement préconisés dans le monde, on peut redouter encore le dégoût, Fanorexie, l'irritation et la fatigue de l'estomac, etc.; 5^*. Fhuile d'asphalte (bitume de Judée). — Ori l'a recommandée à la dose de douze gouttes, avec une quantité suffisante de sucre. L'usage de ce médicament , dont l'efficacité n'est pas d'ailleurs démontrée, peut avoir des suites fâcheuses. Nous dirons absolument la même chose des différens baumes, des gommes résines, de l'eau de goudron , etc. Tous ces moyens ont peut-être, dans quelques circonstances très-rares, présenté des résultats heureux ; mais ils ont été si souvent fu« nestes, qu'il faut les abandonner, ou du moins apporter les plusgrandsménagemens dans leur administra tion; 6°. la digitale. — On a prodigué des éloges à cemédicament donné, intérieurement, en extrait ou en poudre. Il est surtout recommandé par Beddoes , Mossmann , qui le considèrent comme spécifique ; par Magennis, qui rapporte des guérisons nombreuses en faveur de son efficacité. Nous sommes bien éloigné de vouloir contester ces heureux résultats, mais nous devons faire observer que l'emploi de ce moyen peut devenir très-dangereux chez un grand nombre d'individus; cette opinion est parfaitement d'accord avec les observations de Quai^in, qui constatent
que la digitale, administrée, soit comme topique, soit à l'intérieur, ne guérit les écrouelles qu'en produisant Une fièvre plus ou moins intense; 7°, la décoction de quinquina. — Quarin la préfère à tout autre moyen, associée au salep, au sirop de grande consoude; elle peut avoir des effets avantageux, convenablement mitigée; mais il faut toujours Fem ployer avec par cimojiie ^ 8^. les graines de phellandrium . — Le caractère excitant dont elles jouissent, les a fait reconsmander en électuaires, en pilules très-préconisées chez les Allemands. On a tenté dans quelques endroits, et récemment à rifôlel-Dieu de Paris , plusieurs essais pour constater l'efficacité de ce médicament. Il a paru, chez quelques malades, améliorer les symptômes de la phthisie ; mais son usage, continué pendant quelque temps, a bientôt démenti les espérances qu'il avait d'abord ïaïi naître; cf. les extraits de douce- amère^ de ciguë j, de saponaire y etc. , unis au savon médicinal et donnés en pilules. — Ces moyens doivent être employés avec discernement, et sont bien loin de présenter tous les avantages qu'on leur accorde sous les noms à^ incisifs , à'atténuans ^ de fondans y etc.; 10°. Vi-pécacuanha. — Reid et plusieurs autres praticiens le conseillent à petites doses pendant quelque temps. Le mode d'cidministration le plus facile et le plus avantageux consiste à le donner sous forme de pastilles con-