‹ Traité complet sur la maladie scrophuleuseChapitre 200 sur 236 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

tenant chacune un demi -grain seulement Je cette substance. On ^n fait prendre deux ou trois dans la matinée. Ce médicament favorise l'expectoration et peutavoirdesrésultatsheureux; mais il faut encore beaucoup de ménagemens dans son emploi^ qui n'est pas sans quelques dangers ; II**, les préparations scillitiques . — On a surtout vanté l'oximel scillitique, les pilules faites avec l'extrait de ce végétal. Ce moyen, quelquefois utile, demande également les plus grandes précautions dans son emploi; 12°. îe kermès minéral (oxide d'antimoine liydro-sulfuré). — Il est recommandé par un grand nombre d'auleurs , depuis un tiers jusqu'à trois quarts de grain, chaque jour. Ses efiets sont îe plus souvent très-nuisibles; il augmente, outre mesure, l'irritation pulmonaire ; favorise le développement de la fièvre et des accidens généraux; on doit, par conséquent, en abandonner l'usage, ou du moins l'employer seulement chez les sujets d'un tempérament très-froid , et lorsqu'il n'existe aucune irritation notable vers la poitrine ; encore fautil le donner à très-petite dose, dans une décoction mucilagineuse, unlooch, uneémulsion ; i3°. //chen d'Islande. — La décoction de cette plante ^ administrée, tantôt seule, tantôt avec moitié lait, suivant les indications, peut avoir de très-grands avantages ; elle n'expose point, du moins lorsqu'on en fait usage avec prudence, aux accidens

que nous avons reprocliés à la plupart des moyens précédens; i4°- enfin y les eaux ferrugineuses y soit artificielles y soit naturelles , et spécialement celles de Spa y de Fcj^ges y de Vichy ^ etc. — Elles peuvent quelquefois devenir hès-efficaces , administrées avec toutes les précautions nécessaires; il ne faut jamais les donner pures, mais les étendre convenablement dans une décoction de riz, d'orge perlée, de houblon, suivant les circonstances.

Tels sont les moyens dont l'ensemble constitue le traitement local de la phlliisie scropliuleuse dans sa seconde période. Mais je le redis encore, il faut apporter une prudence, une circonspection scrupuleuses dans l'emploi des médicamens excitans, et les remplacer à l'instant même par l'usage des caïmans y des anti-phlogistiques appropriés, s'il survient de la fièvre, une excitation trop forte dans toute l'économie , ou seulement dans la partie plilogosée. Lorsque l'expectoration est suspendue, ce qui, le plus souvent, indique une irritation forte vers le poumon, au lieu d'employer les prétendus ^jtpectorans y tels que la scille, l'ipécacuanba , le kermès, etc. , qui, dans cette circonstance, pourraient devenir mortels , il faut avoir recours aux fumigations émollientes, légèrement narcotiques et anti-spasmodiques, faites avec la décoction des racines de guimauve , des fleurs de sureau ,

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