PREMIÈRE PARTIE. Sq
celle dernière à la présence de V humeur mélancolique yèXre chimérique dont Je temps a lait justice.
6^. Maladies antérieures et leur traitement. Toutes les maladies qui par leur nature ou le traitement qu'elles exigent déterminent une allération notable et soutenue dans Ja digeslion et la nutrition surtout, peuvent devenir causes de la constitution strumeuse. Telles sont les fièvres intennittentes, les affections c/^Yê-^ organiques y surtout celles qui siègent dans Festoniac ou les principaux viscères, la première dentition diffi.^ ciie, les irrégularités ou l'établissement pénible de la menstruation, les dévoiemens prolonges* d'après M. Hébréard, la suppression des flueurs blanches ; mais bien plutôt encore leur trop grande abondance- les fréquentes hémorrhagies utérines surtout; d'après Haller, la répercussion des dartres , des croûtes laiteuses ; la syphilis , mais spécialement son traitement niercuriel, etc.
Diverses circonstances doivent encore être considérées comme causes des écrouelles : tels sont l'abus du coït, mais surtout la masturbation ; Fusage immodéré des narcotiques , des bains tièdes, des vomitifs, des purgatifs, des saignées, etc. ; Petit ajoute la grossesse; Warthon , le célibat : Hufeland , la section des cheveux trop souvent répétée chez les enfans ; mais ces dernières causes me paraissent peu redoutables.
4o TRAITÉ SUR T.ES SCROPHULES.
II. Causes qui produisent les scrophules y en présentant aux organes de mauvais élémens nutritifs.
Nous puisons dans deux sources principales tous les élémens nécessaires à l'entretien de nos organes: i**. L'air atmosphérique ; i^. Les alimens. Dans ]e premier , nous trouvons l'oxigène, principe qui seul peut revivifier le sang , et lui rendre les propriétés qu'il a perdues par l'acte même de la nutrition. Les seconds nous fournissent le chyle, seul fluide capable de réparer les pertes moléculaires que fait le sang en donnant aux organes les matériaux indispensables à lenr conservation. Si donc l'une ou l'autre de ces sources présente des qualités défavorables à la nutrition des tissus, ceux-ci contracteront plus ou moins promptement la maladie que nous étudions. Voyons quelles sont sous ce point de vue les altérations qu'elles peuvent offrir.
1°. ^ir atmosphérique impur. Nous regardons comme tel, dans cette circonstance, l'air peu lûche enoxigène, surchargé d'acide carbonique, et corrompu parla présence des émanations putrides, et des gaz délétères qui peuvent s'y mêler. Tel est celui que l'on respire dans les hôpitaux, les prisons , à bord des vaisseaux , sur les rivages maritimes, dans les lieux bas et marécageux; mais spécialement dans la plupart de nos grandes