DEUXIÈME PARTIE. ^6j
f activité suffisantes aie x frais de la phlegmasie ; 3^*. détruire lesfongositésj et ne jamais cicatriser la peau sur une base mollasse ou calleuse ; [\^ , favoriser le recollement des bords amincis ; exciser ceux qui ne sont plus susceptibles de ce recolle^ menti ^"^ .faciliter la cicatrisation des fistules et des clapiers y 6^. enfin, ^prévenir la récidive des ulcères^ lorsqu'on est parvenu à les guérir d^une manière solide. Nous examinerons séparément chacune de ces indications , afin de pouvoir développer, avec tout le soin possible, ce point important de
notre ouvrage :
1°. Calmer l'excès d'inflammation qui peut se manifester dans la partie affectée, — Nous avons dit antérieurement que les ulcères scrophuleux deviennent parfois le siège d^irritations violentes et passagères dont les accès se manifestent le plus souvent à des heures marquées, et spécialement vers le soir; il est absolument indispensable à la guérison de trouver un moyen qui puisse modérer la force de ces accès , et changer cette fâcheuse direction du mouv ement inflammatoire , Un état de constipation opiniâtre, ou d^excitation intérieure, I en est quelquefois la cause ; on fait alors disparaître les accidens, en suspendant, quelques jours, remploi du vin amer, des viandes noires, etc. \ en prescrivant , pendant ce temps , l'usage de la bière, d'une décoction de houblon, de chicorée sauvage; en ajoutaût, tous les deux jours, à la
première tasse, deux ou trois gros de sulfate, et six grains de nitrate de potasse ; on devra toujours proportionner la dose de ces sels à l'âge et au tempérament du malade.
Lorsqu'on ne peut soupçonner la cause qu© nous venons d'indiquer , il faut chercher à détourner ces funestes chaleurs au moment de leur invasion par des moyens dérivatifs ; ainsi , les ulcérations siégent-elles à l'un des pieds , par exemple , on doit alors placer les mains dans un vase rempli d'eau chaude salée ou synapisée, suivant Teffet qu'il est important de produire, on peut également approcher ces parties du feu , de manière à les exciter fortement ; tandis qu'en même temps on enveloppe le pied malade avec des compresses trempées dans une liqueur narcotique et réfrigérante ; un assez grand nomhre de médicamens se présentent pour remplir cette indication j/tels sont les décoctions de safran , de têtes de pavot, de morelle, de jusquiame • le laudanum , l'extrait aqueux d'opium, etc. , unis , dans les proportions convenables , à l'eau végétominérale de Goulard (acétate de plomb étendu d'eau ), à l'eau seconde de chaux , à la dissolution légère de sulfate d'alumine, aux infusions de sureau, de mélilot, etc. etc. On doit pendant ces applications fréquemment renouvelées , et quelquefois plus avantageuses employées tièdes que froides, placer la partie malade horizontalement