‹ Traité complet sur la maladie scrophuleuseChapitre 220 sur 236 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

et de manière à favoriser le retour des fluides circulatoires. Il est aisé , d'après ces données générales , de déterminer les modifications que doivent éprouver les moyens dont nous venons de parler, relativement à l'état et au lieu des ulcérations. Dans l'intervalle des accès, on pansera ces dernières avec des plumaceaux de charpie imprégnés d'une légère infusion de sureau, de méiilot et de safran , ou d'une décoction d'orge miellée. Ces détails ne paraîtront point minutieux aux praticiens qui savent par expérience , que les accidens dont nous venons de parler sont le principal obstacle à la guérison des ulcères scrophuleux.

2°. Donner à la peau phlogosée F énergie ^ F activité suffisantes aux frais de la phlegmasie locale. — On a proposé un grand nombre de médicamens pour remplir cette indication , tels que, 1°. les bains et les douches hjdro- sulfureuses^ qui presque toujours ont le dangereux effet d'accroître les ulcérations et de rompre les cicatrices ; i"". Vhuile de troène y dont on fait un grand usage en Allemagne; 3°. le suc des bourgeons de digitale cuit dans le beurre, — Ce topique, de même que toutes les autres pommades, ne réussit point dans le plus grand nombre des cas , et produit souvent l'extension des ulcères ; 4''' Ict ■petite oseille\ oxalis acetosella ) , cuite et mise en usage sous forme de cataplasme, - — Ce médica-

ment, très-ein ployé en Angleterre, ne m'a jamais offert âe résultats heureux; il ramollit les bords , et ie fond des ulcérations, en entretient la suppuration, et les convertit en véritables exutoircs. 5°. Les lesswes avec la cendre du sarment. — Elles déterminent les mêmes accidens que les baiils el les douches hydro-sulfureuses. ^° .Enfin y les emplâtres de diapalme^ de diachylon, etc. etc. — Ces to^^iqucs ne sont presque Jamais avantageux ; ils ont en outre le notable inconvénient de s'opposer à récoulemcnt du pus dont ils favorisent la stagnation sur les parties ulcérées.

Nous regardons comme bien préférables, les moyens suivans, dont nous avons constaté l 'efficacité chez quelques malades particuliers , et spécialement chez les nombreux sujets offerts à notre observation dans THôtel-Dieu de Paris : i". le gros vin rouge, dans lequel on a fait infu- Sferdés roses de Provins et du miel de Narbonne ; 2". la décoction camphrée de quinquina, d'absinthe, etc. ; 3^ l'infusion des baies de genièvre, de la noix muscade, et du camphre dans Feau et Talkool à parties égales. Ces préparations employées convenablement, et mitigées suivant lo degré d'excitation qu'il est important de produire, ont presque toujours des résultats satisfaisans. Les pansemens doivent être renouvelés, le matin et le soir , avec beaucoup de soin ; quelle que soit l'infusion dont on fait usage, il faut en laver

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