‹ Traité complet sur la maladie scrophuleuseChapitre 221 sur 236 · DEUXIÈME PARTIE. 4'JÏ · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. 4'JÏ

Irès-légèrement la partie malade, en imprégner des plumaceaux de charpie dont on recouvre l'ulcère, après avoir convenablement protégé ses bords au moyen des bandelettes enduites de cérat • s'il survient un peu trop d'irritation , on suspend momentanément ces excitans, pour employer, de la même manière, les infusions de sureau , de guimauve et de mélilot, et l'on revient ensuite aux stimulans , lorsque les accidens inflammatoires sont apaisés. On peut seconder l'action de ces moyens , en ranimant la partie par l'in* fluence des rayons solaires, ou par celle du cautère objectif.

3'^. Détruire les fort go site s ^ et ne jamais cica* triser la peau sur une base mollasse ou calleuse, — Ce précepte est de la plus grande importance; en effet, toutes les fois qu'on a respecté un fond grisâtre baveux et de mauvaise nature , la guérison n'a jamais été qu'apparente , et la peau s'est ulcérée de nouveau sous la première influence capable de produire cet effet, et souvent même sans cause appréciable. Il faut donc attaquer avec pei-sévérance les tissus désorganisés ou fongueux, et ne jamais tenter la cicatrisation parfaite avant d'avoir atteint des parties saines et capables de fournir les ëlémens d'une bonne cicatrice. Plusieurs moyens se présentent pour détruire ces fongosités : i°. le cautère actuel, -— Son application a souvent des résultats

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très-fâcheux , en exaspérant les ulcères qui de-? viennent le siège d'une excitation habituelle et quelquefois très-difhcile à calmer. Ajoutons à ces inconvéniens celui d'alarmer le malade, et de fatiguer son courage et sa patience, qu'il est si nécessaire de ménager; — 2°. la poudre arsenicale de Rousselot y dont l'usage n'est pas sans danger; -— 3°. la dissolution du muriate de harite en poudre / — 4° • Voxide rouge de mercure , — b^ , le sulfate de zinc ; — ^'^. lesulfate de cuivre ;

— 7*'. les différens acides^ etc. etc. Ces moyens, dont les bons effets ne sont pas constans, déterminent souvent des accidens graves ; nous préférons le nitrate d'argent fondu et l'alun calciné ( sulflite d'alumine privé de son eau de cristallisation ); ils peuvent suffire dans tous les cas : le premier , lorsqu'il s'agit de cautériser des fongosités très-superficielles, et d'exciter en même temps les tissus sous-jacens; le second, lorsqu'il faut détruire des parties plus épaisses, en produisant une irritation moins marquée. On est quelquefois obligé de faire un assez grand nombre d'applications, mais il faut toujours attendre la chute des escharres, et s'arrêter lorsque les bourgeons charnus paraissent vermeils et de bonne qualité.

4°. Favoriser le recollement des bords amincis ^ exciser ceux dont la cicatrisation est impossible,

— On parvient quelquefois à remplir la pre-

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