PREMIÈRE PARTIE
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vitium»
III. Causes qui produisent les scrophules en s' opposant à la liberté des excrétions.
C'est parles excrétions, et spécialement celles des urines, des sueurs et des mucosités, que les organes se débarrassent des molécules qui ne doivent plus en faire partie. On conçoit dès lors que toutes les causes qui peuvent en suspendre, ou même en ralentir l'activité, doivent, par là même, s'opposer à l'accomplissement libre et facile des phénomènes nutritifs, et concourir à la production des scrophules. On conçoit également que les circonstances capables d'augmenter ces différentes excrétions d'une manière excessive, produisent bientôt un épuisement général dont les conséquences sont encore souvent les mêmes. Parmi ces causes , nous devons surtout noter l'air froid et humide, lamalpropreté, les vêtemens trop légers pour la saison , les linges de corps sales, huileux, les chaussures qui donnent accès au froid et à l'humidité, l'habitation dans un appartement situé au nord, mal percé, dont le parquet n'excède pas le niveau du sol, dont les murs sont salpêtres, etc. Voilà autant d'obstacles à la liberté de la perspiration cutanée. Rapprochons de ces causes celles qui peuvent déterminer des diarrhées rebelles, une sécrétion surabondante de l'urine
comme dans le diabète sucré, etc., et nous aurons Fensemble des circonstances renfermées dans cette troisième classe.
Telles sont les causes principales de la constitution strumeuse. Toutes, comme nous venons de le démontrer, agissent en dernier résultat sur la sécrétion nutritive qu'elles altèrent ; c'est donc bien évidemment dans la perversion de cette dernière, et dans l'étiolement organique qui la suit inévitablement, qu'il faut cliercher la véritable nature des écrouelles. Ces vérités deviendront encore plus palpables par les considérations suivantes.