PREMIÈRE PARTIE
présente seulement une diminution d'énergie dans ses propriétés vitales. Ce dernier état est une prédisposition au premier, mais il en diffère essentiellement, comme il me semble dès lors facile de le concevoir.
CAUSES PRÉDISPOSANTES DES SCROPMULES.
Elles sont surtout relatives au tempérament , à Fàge et au sexe.
I. Tempérament. Celui qu'on nomme lymphatique, est, d'après l'observation des meilleurs praticiens, le plus exposé à la maladie qui nous occupe. Ce qui dépend bien évidemment de la prédominance des tissus blancs, qui constitue le principal caractère de ce tempérament ; viennent ensuite le sanguin , le nerveux , enfin le bilieux est celui sur lequel s'établit le plus difficilement la constitution scrophuleuse.
II. j4ge. Si l'on consulte les ouvrages du père de la médecine et ceux des bons observateurs , on verra que la jeunesse présente à cette affection une prédisposition marquée : Strumapost annum, quadro^gesimurnsecundum. us que adsexagesimum tertium non fiunt. ( Hipp. Prœnoti^ sect. 3. ) Si l'on interroge l'observation journalière, on saura de plus que les écrouelles se manifestent ordinairement dans les cinq ou six premières années de la vie • mais il ne faut pas en conclure 5 avec
quelques écrivains , qu'elles sont exclusivement affeclées à renfance.
En effet, j'ai vu à la Salpétrière plusieurs femmes devenues scrophuleuses, les unes à quarante, d'autres à cinquante, quelques-unes même après soixante ans. On a plusieurs fois fait la même remarque sur des vieillards retenus dans les prisons de Bicêtre. Lalouette cite l'histoire d'une famille affectée de cette maladie à des époques différentes. Trois jeunes filles en éprouvèrent les premiers symptômes , l'une à quatorze ans, une autre à seize, une troisième à vingtsix, et le père à soixante-six.
Si l'on cherche les raisons qui prédisposent l'enfant aux scrophules, on les trouve naturellement : J®. dans la prédominance marquée que présente alors la nutrition , prédominance qui doit rendre beaucoup plus fâcheux les effets que peuvent avoir sur cette fonction toutes les circonstances capables de l'altérer.
2**. Dans la faiblesse d'organisation , et en même temps l'extrême sénsibililé du premier âge, qui placent le nouvel individu dans l'impossibilité d'opposer une résistance convenable aux influences désiructives, dont les effets sont d'autant plus marqués sur sa frêle machine, qu'il n'est point encore habitué à leur action. ■ 3'». Enfin dans le tempérament de l'enfant qui tôujoilrs est lymphatique, comme le prouvent là