PREMIÈRE PARTIE
blancheur, la semi-transparence de la peau, la mollesse des formes , Fabondance du tissu cellu^ laire, l'espèce de boursoufflure générale , caractères naturels à cette période de la vie ; de telle sorte qu'il est permis de regarder le tempérament lymphatique comme primitif, et déconsidérer les autres comme le résultat des modifications ou du changement total que celui-ci peut éprouver sous les influences nombreuses qui environnent l'individu pendant toute la durée de son existence.
m. Sexe. Afin de m'assurer si cette cause pouvait être mise au nombre de celles qui prédisposent aux écrouelles , j'ai fait , dans plusieurs hôpitaux de Paris 5 des tableaux comparatifs, qui tous m'ont à peu près donné les résultats suivans : Les scrophuleux du sexe féminin sont à ceux du sexe masculin :: 5 : 3. «►
Il est bien facile d'en trouver la raison en effet : î**. le tempérament lymphatique est bien plus fréquent chez la femme que chez l'homme; d'autres tableaux comparatifs faits sur ce point, en même temps que les précédens , m'ont donné la proportion de 6 : [\. Cette observation est également consignée dans tous les bons ouvrages :
Muliebre corpus humidius est quàm virile
mulieres super alhidœ humidiores et jluidiores. ( Hipp. de Nat, mulieris. ) Mulieres rariore et moUiore carne esse quàm virum censeo» ( Hipp. de Morb. mul. )
56 TRAITÉ SUR liES SCROPHULES.
2*^. La femme retenue dans son intérieur par la nature de ses occupations , et son goût dominant pour la vie sédentaire, fait peu d'exercice, éprouve rarement Finfluence solaire, double circonstance qui favorise, comme nous l'avons démontré, le développement de la constitution strumeuse.