‹ Traité complet sur la maladie scrophuleuseChapitre 63 sur 236 · PREMIÈRE PARTIE. l · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. l

cune altération semblable dans ceux des cavités splanchniques , et vice versa,

M. Portai a fait des observations absolument semblables sur plusieurs écrouelleux.

J'ai vu faire ou fait moi-même un assez grand nombre d'autopsies sur des individus morts à la suite de Faffection strumeuse. Sur les uns, j'ai rencontré des engorgemens nombreux aux ganglions du col, des aines, etc., sans altération semblable dans ceux de l'intérieur; sur les autres, j'ai trouvé le poumon , le mésentère, etc. , farcis de tubercules, sans aucun engorgement extérieur; en'ùn^ sur d'autres, j'ai constaté la coexistence de ces affections.

Je ne crains point d'en inférer que les engorgemens extérieurs sont entièrement indépendans de ceux qui peuvent se manifester à l'intérieur , et vice versa ; enfin , qu'ils peuvent exister simultanément sous l'influence delà diathèse scropbuleuse.

De tous les ganglions superficiels, ceux du col sont le plus fréquemment affectés de l'engorge- Tnent strumeux ; aussi les examinerons -nous d'une manière plus spéciale.

I. Irritation ou inflammation scrophuleuse des ganglions lymphatiques du coL

Causes. — Celles qui déterminent le plus ordinairement l'irritation ou l'inflammation des gan-

giions cervicaux 5 dépendent bien rarement d'une excitation physique ou chimique extérieure ; mais le plus souvent de celle qui nait directement de la constitution strumeuse, d'arrès l'explication que nous en avons donnée. Aussi les engorgemens de cette partie offrent-ils un des symptômes locaux les plus certains de rétablissement complet d'une dialhèse écrouelieuse générale.

On voit cependant quelquefois une irritation, indépendante de la constitution scrophuleuse, donner naissance à ces ensor^emens cervicaux dont elle n'est alors, comme nous lavons démontré, que la cause déterminante. Cest ainsi qu'agissent la constriction ou les frottemens du col par des vétemens trop serrés ; mais surtout la répercussion des dartres que présentent souvent les enfans, aux tégumens du cràue. et qui sont décrites sous le nom de croûtes laiteuses y les aphtes qui se manifestent dans la muqueuse buccale • et avant tout l'éruption difficile des premières dents. C'est sans doute d'après cette observation que plusieurs praticiens distingués , J. L. Petit surtout, regardaient les accidens de la première dentition comme une cause très-puissante de scrophules : mais il est bien facile maintenant de reconnaître Terreur dune semblable opinion , puisque \es engorgemens cervicaux ne constituent pas la maladie strumeuse . et qu'ils n'en sont que le symptôme ou la conséquence.

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Symptômes. — Ordinairement placés sous le maxillaire inférieur, les engorgemens cervicaux

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