‹ Traité complet sur la maladie scrophuleuseChapitre 69 sur 236 · PREMIÈRE PARTIE. l5l · texte numérisé non relu

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des écroueîles, et les nomme strumœ sohoîes. Mais il ne faut pas croire qu'ils aient toujours ce caractère. En effet, on les observe souvent, sans la constitution scrophuleuse , pendant ou après les inflammations chroniques de la muqueuse intestinale, des principaux viscères de l'abdomen , du péritoine, etc. Dans cette circonstance, leur guérison est beaucoup plus fa- ;Xile, et s'effectue, pour ainsi dire, spontanément, lorsque l'irritation inflammatoire qui les entretenait se trouve dissipée. L'absence des symptômes qui caractérisent la diathèse écrouelleuse, rend également très-facile la distinction qu'il est alors important d'établir.

Il faut surtout bien éviter de prendre les engorgemens mésentériques strumeux, pour diverses maladies qui présentent avec eux quelques analogies de symptôme , mais dont la nature et le traitement sont essentiellement différens ; telles que les affections vermineuses; les difficultés de la première dentition ; la rétention des matières fécales durcies dans les intestins 3 les hydropisies enkistées de l'abdomen; les tumeurs lipomateuses, carcinomateuses, etc., qui peuvent se développer dans cette cavité; les engorgemens des principaux viscères qu'elle renferme. M. Baumes confesse, avec une sincérité qui lui fait honneur, avoir pris un engorgement du foie, chez un jeune sujet, pour

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la maladie que nous décrivons. Fabrice de Hiîden rapporte qu'un enfant ayant avalé des pierres, du fil, etc., ces corps étrangers s'arrêtèrent dans les intestins, s'opposèrent au libre cours des matières, produisirent le gonflement de l'abdomen et des nodosités, qui furent considérées comme des engorgemens mésentériques. Il suffit, pour éviter de semblables méprises, de remonter aux circonstances antérieures , au mode d'invasion de la maladie , et d'examiner avec soin l'état général du malade et les symptômes locaux de l'affection présente.

II. Irritation ou inflammation scrophuleuse des ganglions et des vaisseaux blancs du poumon.

L'inflammation scrophuleuse des vaisseaux blancs du poumon, et toutes les altérations qui peuvent en être la suite, constituent, par leur ensemble, la maladie que la plupart des auteurs décrivent sous le titre de phthisie scrophuleuse y phthisie tuberculeuse , pulmonaria tabès ^ etc. Avant de passera l'histoire particulière de cette affection , arrêtons un instant nos regards sur celle que les médecins désignent par le terme générique de phthisie pulmonaire»

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