‹ Traité complet sur la maladie scrophuleuseChapitre 70 sur 236 · PREMIÈRE PARTIE. l · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. l

composé le plus grand nombre de volumes ; et cependant, les ténèbres les plus épaisses enveloppent encore , dans plusieurs ouvrages modernes très-estimés , tout ce qui est relatif au véritable caractère de cette affection. Il est facile de s'en convaincre en parcourant la plupart de ces traités.

Que penser, en effet, des distinctions de la phlhisie , en pileuse ^ variqueuse^ ulcéreuse ^ granuleuse y tuberculeuse ^ càlculeuse, cancéreuse^ af^^cwe'7a^zo56'j etc. ?Ne prouvent-elles pas que les auteurs qui les ont faites, ignoraient le véritable caractère de cette maladie, puisqu'ils ont pris pour base de leurs divisions , tantôt le symptôme local prédominant, tantôt la cause même de l'altération? j'aimerais, dès lors, autant reconnaître des phthisies muriatiques ^ sulfureuses ^ acétiques y etc. , puisque la respiration habituelle d'un air constamment chargé de ces vapeurs acides , peut donner naissance à l'affection qui nous occupe.

Que dire également du caractère contagieux -accordé à la phthisie , considérée comme une altération spéciale des poumons, et sur laquelle on fait, non-seulement dans le monde, mais encore dans plusieurs livres de Vart , tant de raisonnemens faux et puériles? Que penser d'un grand nombre de faits merveilleux apportés en preuve de la contagion ; tels que celui dont parle M. Baumes , et qui nous présente plusieurs religieuses affectées de phlhisie , pour avoir suc-

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cessivement occupé la même cellule ,( habitée antérieurement par une de leurs sœurs entachée de la même altération) quoiqu'on eût renouvelé les meubles et reblanchi les murailles, mais parce que l'on avait oublié de changer le cordon de la sonnette ; tels que le fait rapporté par Van-Swiéten , et qui nous apprend « qu'un homme ayant )) embrassé àa femme qui se mourait de la phthii) sie pulmonaire, éprouva une dépilation com- » plète dans la partie du menton sur laquelle la y) malade avait appliqué ses lèvres , quoique la )) barbe continuât de croître en abondance autour )> de Tendroit dépilé. » Je pourrais en ajouter beaucoup d'autres qui sembleraient constater que des individus très-robustes ont péri de cette maladie pour avoir impr^iidemment respiré l'air em^ /)02\so7Z7z^'qui s'échappait des poumons d'un phthisique, etc.

Mais en examinant ces faits avec attention , ou découvre bientôt que les uns ontdonné naissance à des inductions erronées, et que les autres ne sont point revêtus d'un caractère assez authentique, pour servir de fondement à une opinion aussi paradoxale, en contradiction aussi manifeste avec l'observation journalière, et la connaissance exacte de l'altération qui nous occupe.

IN'est-il pas évident qu'en suivant cette marche pour l'étude de la phthisie, qu'en adoptant ces idées et ces distinctions imaginaires , on prend le moyen le plus infaillible de se plonger dans les

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