‹ Traité complet sur la maladie scrophuleuseChapitre 72 sur 236 · PREMIERE PARTIE. l6l · texte numérisé non relu

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hriques de savon ^ de chandelles ^ de vernis y de teintures ; dans les laboratoires de chimie ^ de pharmacie ^ àdiXï^ les tanneries ; etc.

Ajoutons à ces causes : i'^. les catarrhes bronchiques fréquens 5 et toutes les influences capables de leur donner naissance, telles que la suppression, de la perspiration cutanée par Faction de Tair froid et humide , etc. ;

2**. Les corps étrangers introduits dans les bronches, soit qu'ils offrent un certain volume , soit qu'ils se trouvent à Fétat pulvérulent , cooime on l'observe souvent chez les perruquiers, les meuniers , les boulangers , etc.

Je dois surtout indiquer, au nombre des causes les plus fréquentes de la phthisie tuberculeuse, l'abus du sublime corrosif dans le traitement de la syphilis. Il ne sera pas inutile de placer ici le résultat des observations que j'ai faites sur ce point à F Hôtel-Dieu , lorsque j'étais chargé du service de chirurgien interne dans les salles Sainte-Marthe et Sainte-Jeanne , sous la direction de M. de Montaigu .

Nous y reçûmes, en 1816 , trente-huit femmes phthisiques ; en 1817, soixante-cinq malades affectées de la même altération ; total cent trois malades ; sur ce nombre, soixante - quatorze étaient évidemment scrophuleuses; ^^/a/r^-f^i/z^^sept avaient au-dessous de vingt-quatre ans , une seulement était arrivée à sa quarante- huitième

année ; quarante^neuf avaient eu des maladies vénériennes, et quarante avaient été traitées et guéries en très-peu de temps par le sublimé en joilules pour les unes , en liqueur pour les autres ( liqueur de Yan-Swiëten ). Diaprés le rapport de ces malades, la toux sèche, les douleurs vives dans la poitrine, et bientôt tous les symptômes de la plilliisie s'étaient manifestés; chez plusieurs, pendant T administration du traitement antivénérien ; chez les autres, quinze jours ^ un ou deux mois après la guérison de la syphilis.

Ces observations recueillies avec exactitude et sous les yeux du praticien respectable que je viens de nommer . me semblent assez nombreuses pour qu'il soit permis d'en conclure, 1°. que la plupart des phthisiessontscropîiuleuses ; 2°. que cette affection se manifeste très-rarement après la vingt-six ou vingt*huitième année; S'', que le sublimé donné à l'intérieur, avec trop peu de ménagement , est une cause puissante de phthisie ; /[**• enfin que les médecins prudens ne doivent jamais , pour guérir la syphilis , employer ce médicament à Pintérieur chez les sujets scro-^ phuleuxdont la poitrine est irritable, et qu'il est indispensable d'apporter beaucoup de circonspection dans son usage , même chez ceux qui parais» sent le mieux disposés à supj3orter impunément ses funestes influences.

Ce dernier précepte doit surtout être bien senti

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par ceux qui sont chargés du service médical dans les hôpitaux exclusivement destinés au traitement des maladies vénériennes. En se hâtant moins dans l'administration des mercuriaux , du sublimé surtout, ils obtiendront des guérisons plus solides, et n'auront point à redouter, pour leurs malades , les suites fâcheuses que nous venons d'indiquer.

Pronostic, — La phthisie tuberculeuse doit être considérée comme l'une des inflammations scrophuleuses les plus graves. Ses dangers sont relatifs au degré que présente la constitution générale , à la période de la phlegmasie locale, au sexe, à l'âge du malade. Plusieurs praticiens ont assuré qu'elle était beaucoup plus funeste dans un âge avancé que dans la jeunesse. Quarin s'exprime ainsi {^Malad. chroniq. page 73. ).: ce Cette mala- » die (la phthisie)attaque rarement les vieillards*^ )) mais elle est mortelle pour eux quand ils en )) sont atteints )). Je ne sais à quoi rapporter l'opposition que je rencontre ici entre cette opinion d'un médecin distingué, et les observations nombreuses que j'ai pu faire à l'hôpital de la Salpêtrière et à l'Hôtel-Dieu; mais je puis affirmer que l'affection qui nous occupe a constamment marché avec une effrayante rapidité chez tous les jeunes sujets admis dans nos salles ; et qu'une fois arrivée à ses dernières périodes , elle est presque toujours devenue mortelle dans l'espace d'un ou

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deux mois; tandis que je Fai vue demeurer pour ainsi dire station naire, pendant plusieurs années, même dans sa troisième période, chez le plus grand nombre des malades qui n'en avaient été affectés que vers l'âge de quarante ou cinquante ans.

Syniptômes. — La marche de la phthisie scrophuleuse est absolument semblable à celle des autres maladies strumeuses locales ; on y rencontre les quatre degrés que nous avons indiqués dans nos généralités sur ces dernières ; c'est ce qui constitue les quatre périodes de la phthisie tuberculeuse. Afin d'éviter tous les détails inutiles, nous n'indiquerons que les symptômes essentiels à cette dernière affection.

Première période. — Irritation et Infiammatlon des vaisseaux blancs. On observe , comme dans toutes les maladies scrophuleuses , i°. les symptômes communs présentés par la constitution strumeuse générale; i^. les symptômes particuliers , offerts par l'affection locale; ces dernier^ doivent maintenant seuls fi^xer notre attention.

La poitrine est ordinairement peu développée, surtout dans le sens transversal ; elle offre souvent des vices de conformation ou de configuration; chez le plus grand nombre des malades, elle est aplatie sur les côtés , très-saillante en avant, ce qui dépend surtout de la proéminence plus ou moins considérable du sternum. Les

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