‹ Traité complet sur la maladie scrophuleuseChapitre 73 sur 236 · PREMIERE PARTIE. l · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE. l

pommettes sont colorées d'un rouge vermeil ou violacé, formant des espèces de taches dont la nuance est subitement interrompue. La respiration est quelquefois pénible, douloureuse ; la toux ordinairement sèche , et déterminée surtout par la percussion de la poitrine, une inspiration forte et long-temps soutenue, un exercice violent, l'impression d'un air frais et humide sur la peau , son introduction dans les poumons , l'usage des boissons fraîches , etc. ; le pouls est ordinairement dur, petit et fréquent.

Deuxième période. — Ëpaississement des vaisseaux blancs. La coloration des pommettes devient plus terne, moins vermeille ; la respiration plus pénible ; k^ voix faible et peu sonore ; la toux plus fréquente, avec expectoration glaireuse et difficile, quelquefois très-abondante ; la poitrine percutée rend un son moins profond , surtout vers la partie supérieure , l'épaississement commençant dans le plus grand nombre des cas par le sommet des poumons. Il survient le soir un peu d'agitation, souvent même de la fièvre; le pouls est petit , fréquent, irrégulier, une chaleur assez vive se fait sentir à la paume des mains^ à la plante des pieds , surtout après les repas.

Troisième période . — • Dégénération des vaisseaux blancs , formation des tubercules. Face pâle, avec des taches sombres ou des stries vasculaires sur les pommettes ; toux fréquente ^ expec-

l66 TRAITÉ SUR LES SCROPHULES.

toration de matières jaunes , verdâtres j ou d'un gris cendré, épaisses, opaques, rassemblées en flocons arrondis très-distincts les uns des autres , et flottans dans la partie séreuse des crachats. La respiration devient de plus en plus difficile et pénible, la voix est éteinte, la parole semble expirer sur les lèvres, la percussion du thorax, dans plusieurs points ou dans toute l'étendue de cette cavité, ne rend qu'un son mate, comme celui qu'on obtiendrait en frappant la cuisse, par exemple , tanquà/n percussi femoris ^ amaigrissement plus ou moins rapide, fièvre, surtout vers le soir, après la préhension des alimens.

Quatrième période. — Ramollissement et suppuration des tubercules. Ceux-ci, d'abord miliaires , se ramollissent du centre à la circonférence , forment autant de petits foyers distincts, qui se réunissent, et constituent des foyers plus considérables , connus sous le nom devomiques. Tous les symptômes indiqués dans les périodes précédentes se manifestent au plus haut degré dans celle-ci ; la face est pâle, cadavéreuse, décharnée, couverte d'une peau sèche , m^ince , terreuse , sous laquelle sont fortement exprimées les saillies et les enfoncemens des os ; les yeux largement ouverts, sont enfoncés dans leurs orbites, les ailes du nez , et les oreilles semblent avoir éprouvé une sorte de rétraction : les cheveux, lors même qu'ils sont naturellement frisés ^ s'allongent ^ et

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