PREMIÈRE PARTIE
compactes et très -glu tineux, tombent à la partie inférieure du liquide.
On peut également traiter ces matières par difFérens réactifs , tels que les acides, les alkalis, Teau bouillante, etc. ; mais les résultats ne sont pas beaucoup plus certains, de manière qu'il est toujours préférable de s'accoutumer à juger, dans ce cas, par la simple inspection; et cette habitude est susceptible d'être acquise en trèspeu de temps.
Lorsque la phthisie tuberculeuse est pai'venue à cette quatrième période, les malades sont dévoués à une mort presque certaine; on cite pourtant quelques faits , très-peu nombreux il est vrai, qui semblent constater que des individus ont été assez heureux pour guérir après avoir expectoré une grande quantité de pus. Morgagni rapporte l'histoire de plusieurs phthisiques revenus à la santé, après l'expectoration de concrétions calcaires. Mais les concrétions et le pus étaient-ils , dans ces différens cas , fournis par des tubercules pulmonaires en suppuration? Il est bien permis d'élever des doutes sur cette question , puisque de Haen a démontré , par des observations assez nombreuses , que l'on trouve quelquefois , à l'autopsie , les poumons parfaitement sains , chez des sujets qui avaient évidemment craché du pus pendant les derniers temps de leur existence.
170 TRAITE SUR LES SCROPHtJLES.
DEUXIÈME SECTION
Inflammation scrophuîeuse des vaisseaux blancs dans les tissus qu'ils forment en presque tO' talité ^ et dont la structure est dense et serrée.
Dans cette classe doit naturellement se placer l'inflammation scrophuîeuse des ligamens , du -périoste , des tendons ^ des os et des cartilages ,. Ces différens tissus sont, après les ganglions et les vaisseaux lymphatiques libres , ceux que cette altération affecte le plus souvent. Elle est, dans tous, essentiellement la même, et n'offre de disparité que pour la forme, et relativement a la partie qui en devient le siège.
Ainsi, les maladies décrites par les auteurs, soiïs les noms de luxation spontanée ^ de tumeur blanche ^ de pédarthrocace y de vertebralitis ou mal de Pott^ de spina ventosa ^ etc., ne sont autre chose que ^inflammation scrophuîeuse de ces tissusy présentant quelques variétés d'aspect, suivant qu'elle affecte l'articulation coxo-fémoraie yfémoro-tibiale y tibio-tarsienne , les articulations vertébrales, ou celles des phalanges et ces os eux-mêmes; mais toujours absolument la même par sa nature, la marche qu'elle suit, et le traitement général qu'elle exige.
Si ces variétés d'une même altération manifestent quelques symptômes particuliers, tels