‹ Traité complet sur la maladie scrophuleuseChapitre 76 sur 236 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

que le déplacement du membre dans la luxation spontanée ^ rincurvation du tronc et les différens effets dépendans d'une compression de la moelle épinière dans le pertehralitis , ils sont entièrement relatifs à la disposition et aux usages des parties affectées, et ne changent ni le caractère essentiel, ni le traitement curatif de la maladie principale. Il est donc indispensable de les comprendre dans un même tableau, si l'on veut simplifier leur étude, et faciliter l'application des moyens convenables. Pour atteindre ce but, nous étudierons collectivement ces différentes variétés de la même affection, sous le titre de considérations générales ^ nous examinerons ensuite les particularités que clia-^ eu ne d'elles peut offrir.

$. I. Considérations générales.

Dans quelque partie que nous envisagions l'inflammation scrophuleuse des tissus blancs indiqués , nous trouvons essentiellement les mêmes causes, les mêmes altérations, la même marche et les mêmes terminaisons; de manière qu'il est possible de comprendre dans cette histoire générale, tout ce qu'il est important de savoir sur chacune des variétés prise en particulier.

Causes déterminantes. "-'Dans quelques circonstances, assez rares cependant, la cause dé-^

terminante dépend exclusivement de la constitution strumeuse, comme nous l'avons expliqué, et la maladie se développe s-pontanément y comme le disent les auteurs, ou sans cause connue. C'est le cas le plus fâcheux , parce que la diatlièse scrophuleuse est alors profondément établie.

Le plus ordinairement, cette cause déterminante est physique ou chimique, et entièrement indépendante de la mtdadie générale ; elle agit toujours en produisant une irritation plus ou moins forte sur le tissu consécutivement affecté, comme le fontles chutes, les contusions , les plaies avec ou sans corps étrangers , les extensions forcées des ligamens, leur déchirement, les fatigues d'une articulation, etc. Lorsque les maladies que nous décrivons sont déterminées par ime cause de cette nature, elles offrent, toutes choses égales , moins de gravité , parce que la constitution strumeuse concomitante peut être beaucoup moins prononcée, et noffrir que le premier degré de Fétiolement.

Symptômes. — Ces maladies présentent, comme toutes celles de la même famille, les quatre périodes indiquées, et les symptômes généraux de la diathèse scrophuleuse.

Première période. — Inflammation des vais-' seaux blancs. Gonflement des parties affectées, sans changement de couleur à la peau , sana

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