‹ Traité complet sur la maladie scrophuleuseChapitre 85 sur 236 · PREMIERE PARTIE. ig · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE. ig

du fémur et rallongement du membre; allongement qui peut être d'un ou deux pouces.

Troisième période . — La tête fémorale se trouvant, de plus en plus, chassée hors de la cavité cotyloide, en sort entièrement après un temps plus ou moins long, et repose un instant sur le bord supérieur de cette cavité. Mais bientôt le déplacement complet s'effectue , d'après M. Boyei", par Faction des muscles fessiers • d'après M. Dupuytren, par celle des adducteurs de la cuisse; mais assurément par la contraction des uns et des autres , et spécialement de ces derniers. La tête du fémur se trouve portée en haut et en arrière, entre la partie externe de l'os iliaque et les muscles fessiers; le raccourcissement du membre se manifeste presque subitement, et peut-être de deux ou trois pouces; de manière que, dans l'espace d'un ou deux jours, sa longueur peut varier de cinq ou six pouces, et quelquefois davantage. Le genou et la pointe du pied se trouvent toujours alors déviés en dedans; la station et la progression deviennent très-douloureuses, et le plus souvent impossibles. C'est d'après le déplacement qui survient dans cette période, que l'on a désigné la maladie sous le nom de luxation spontanée ^ dénomination j i^. fausse, en ce qu'elle fait regarder ici le symptôme comme rafifection principale; 2^. dangereuse, en ce qu'elle rapproche

ig4 TRAITÉ SUR liES SCROPHULES.

celle-ci des luxations proprement dites, dont la nature et le traitement sont essentiellement difFérens.

Quatrième période. — Dans le plus grand nombre des cas, les os sont frappés de carie, la suppuration fait des progrès rapides, des fusées purulentes s'étendent au loin , des fistules intarissables s'établissent, et le malade périt; dans quelques circonslances , le fond de la cavité cotyloïde est affecté de carie , avec perte de substance , avant la dégénération des autres parties; la tête du fémur s'y engage et s'y fixe, le pus s'épanclie dans le bassin, et la mort survient, sans aucun déplacement du membre. M. Dupuylrcn nous a dit avoir observé trois fois cet enclavement du col fémoral, sur des sujets morts de cette maladie, sans aucun raccourcissement du membre inférieur. J'ai recueilli deux faits semblables àl'Hôtel-Dieu. Enfin, quelques sujets sont assez heureux pour guérir avec une fausse articulation. Un assez grand nombre d'auteurs, en indiquant cette terminaison, ont avancé que la tête du fémur se creusait une cavité dans l'os iliaque lui-même. Je ne sais si cette opinion est basée sur des faits bien constatés; mais je dois dire qu'ayant eu occasion de faire, à la Salpêtrière et à l'Hôtel-Dieu , l'auto))Sîe de plusieurs individus morts avec cette fausse articulation, je n'ai point rencontré de cavité osseuse

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