PREMIÈRE PARTIE
Y'dine , de la même manière, et consécutivement à la carie scrophuleuse des articulations phalangiennes du pied.
VT. Injlamination scrophuleuse du périoste , et consécutivement du tissu osseux dans le voisinage des grandes articulations.
L'inflammation strumeusepeut, en ménageant les articulations, affecter le périoste , et par suite le tissu osseux dans le voisinage de ces dernières. Les auteurs la décrivent alors sous le nom de tumeur lymphatique. Il est bien important de distinguer cette maladie de celles que nous venons d'examiner, ce qui devient assez facile, i®. en remontant aux causes déterminantes , qui, pour les phlegmasies des grandes articulations , sont presque toujours extérieures, et différentes de la diathèse écrouelleuse , tandis que dans la circonstance qui nous occupe, elles naissent exclusivement de cette constitution générale : 2°. en explorant avec soin le siège de l'altération ; 3°. en considérant que la douleur n'augmente pas d'une manière aussi marquée pendant es mouvemens imprimés à Farliculation , lorsque celle-ci n'est pas le siège de la maladie , etc. Il est également indispensable de ne pas prendre pour une véritable fluctuation, la rénitence élastique des tissus dégénérés ; et de ne pas confondre avec uii abcès sous-aponévrotique la tumeur plus ou moins
2o6 TBAITÉ SUR LES SCROPHULES.
volumineuse qu'ils peuvent offrir. Celte distinction est quelquefois tellement difficile, qu'elle a pu devenir impossible pour des praticiens trèsexercés. Il faut toutefois remonter aux causes de la maladie, à son développement, aux circonstances qui l'ont accompagnée , et ne jamais prononcer qu'après un examen très-attentif de l'état général du malade, et de la disposition des parties affectées. L'observation suivante , préférable à toutes les descriptions que nous pourrions donner, fera connaître en même temps le soin qu'il est nécessaire d'apporter au diagnostic de cette maladie, et les dangers qui l'accompagnent dans le plus grand nombre des cas.
Observation. — Bonen, âgée de seize ans, d'un tempérament lymphatique, d'une constitution évidemment scrophuleuse , sentit, vers le commencement de janvier 1816, des douleurs assez vives dans la hanche du côté droit, avec tuméfaction légère de la cuisse à sa partie supérieure. Cette malade , alarmée sur son état, vint chercher des secours à l'Hôtel-Dieu , dans \gs premiers jours de juillet, même année, et fut reçue au n** 73 de la salle Saint- Jean , dans l'état suivant. — Volume de la cuisse presque doublé, surtout à la partie supérieure , sans changement de couleur à la peau; sentiment obscur de fluctuation , qui fait croire à l'existence d'un abcès sous l'aponévrose fémorale. Dans l'intention de