PREMIERE PARTIE
commun des tissus qui présentent un assez grand nombre de différences sous le rapport de leur organisation particulière, de leurs propriétés, et des fonctions départies à chacun d'eux. Tels sont, celui du corps thyroïde y les systèmes, i". glanduleux ^ 1^. synovial y S"*, séreux ^ 4°* muqueux ^ 5^. cellulaire ,Ç>^ .cutané ^^nxim ces tissus, les uns n'ont pour ainsi dire à remplir que la sécrétion nutritive, tandis que les autres sont chargés d'un travail sécrétoire particulier, dont Tinterruption ou les dérangemens, produits parla maladie que nous décrivons, donnent à cette dernière un aspect différent dans chacun de ces tissus ; ce qui ne permet aucunes considérations générales, et nous engage à présenter immédiatement l'histoire succincte de ces différentes variétés de Tinflammalion strumeuse.
I. Inflammation scrophuleuse des vaisseaux blancs dans le corps thyroïde.
La maladie décrite par le plus grand nombre des auteurs sous les noms de goitre ^ botium , hernie gutturale y bronchocèle , trachéocèle y etc. , n'est le plus ordinairement que V inflammation et la dégénération scrophuleuse des vaisseaux blancs qui font partie constituante du corps thyroïde. C'est l'opinion de D. Sennert et de plusieurs praticiens distingués : Si struma sit in gutture peculiari nomine bronchocelen , botium
et herniam guUuraleni nominant ( D. Senn. Med. pract. ). Cette opinion me paraît d'autant mieux fondée, que les mêmes causes efficientes et prédisposantes donnent également naissance au goitre et aux scrophules; que la plus grande partie des individus affectés du broncliocèle, le sont en même temps de la constitution strumeuse à un degré plus ou moins marqué ; c'est ce que Fon observe spécialement dans le cré tlnisme ,c[u\ n'est autre chose que la maladie scropliuleuse arrivée à son dernier terme.
Causes déterminantes, — L'affection que nous étudions se développe chez la plupart ào,^ individus sous l'influence exclusive de la diathèse écrouelleuse ; dans quelques circonstances beaucoup plus rares, elle est déterminée par l'action d'une cause extérieure, telle qu'une contusion, une pression trop forte, des frottemens souvent répétés sur le corps thyroïde, par un vêtement trop étroit, un collier trop serré, etc. On avait ajouté particulièrement l'usage des eaux stagnantes, et surtout de celles qui résultent de la neige ou de la glace fondues ; mais ces eaux ne peuvent déterminer le broncJiocèle qu'en donnant naissance à la constitution scrophuleuse, et jamais, comme on Passait pensé, en agissant sur le corps thyroïde par une propriété spéciale.
Symptômes. — Première période . — Gonflement uniforme ou irrégulier du col dans la région