‹ Traité complet sur la maladie scrophuleuseChapitre 96 sur 236 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

d'être sanieuses, grisâtres, douloureuses, à bords épais, ridés, durs et renversés, elles sont mollasses, fongueuses, abords minces, bleuâtres, et versent un pus séreux et floconneux. Cette inflammation des glandes mammaires se manifeste surtout vers le temps de la première menstruation ou de la cessation des règles; elle est souvent déterminée par des imprudences pendant l'allaitement. *

Je termine ici ces considérations sur l'engorgement scrophuleux des testicules et des m.amelles, n'ayant voulu que recommander ces deux maladies à l'attention des médecins observateurs.

III. Irritation ou inflammation scrqphuleuse des vaisseaux blancs clans les membranes sjna* viales.

Causes. — On peut regarder comme telles , les contusions, les extensions forcées, la fatigue et l'exercice trop long-temps conlinué, d'une articulation chez un sujet scrophuleux.

Sjmptômes. — Première -période, — Lorsqu'il n'existe encore, dans la membrane synoviale, qu'une simple irritation, les symptômes se manifestent surtout par un dérangement dans la perspiratibn dont xeite membrane est le -siège; l'équilibre qui doit naturellement exister entre les exhalans et les absorbans , se trouve rompu ;

2t6 traite sur "LES SCROPHULES. /

d'où résulte nécessairement, dans les articulations , des épancliemens de synovie plus ou moins considérables, décrits sous le nom d'Aydropisies articulaires , A^hydartliroses ^ e!c. Ces épanchemens peuvent se manifester simultanément dans plusieurs articulations • mais on les observe spécialement dans celles du coude et du genou. Les symptômes étant à peu près les mêmes pbur toutes, nous les examinerons seulement dans l'articulation fémoro-tibiale.

Sentiment de pesanteur et d'engourdissement dans la jointure; tuméjBiction insensible, sans douleur très-nolable ; soulèvement de la rotule, qui fait en avant une saillie remarquable. Si l'on déprime cette dernière , on sent une véritable fluctuation , le liquide se porte sur les côtés de cet os, et produit deux tumeurs latérales, allongées, dont le volume peut égaler celui d'une grosse noix. Lorsqu'on cesse de comprimer, la rotule revient à son premier état . et les tumeurs latérales s'alTaissent , ou même disparaissent complètement; l'articulation se relâche progressivement, et quelquefois au point qu'il est possible de placer la rotule sur l'un de ses bords latéraux ; comme j'ai pu le faire plusieurs fois sur deux malades reçus à l'Hôtel-Dieu dans l'année 1816. La collection synoviale peut être assez considérable pour doubler le volume du genou, en formant une tumeur oblongue qui

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