CHÀP. IV. DE LA ELENN. DES PART. GÉN
compagnées de tous les symptômes du tabes dorsalis : ses poumons commençaient même à se ressentir de cette maladie; j’ai eu la satisfaction de la guérir complètement.
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CHAPITkE Y.
De V affection du cordon spermatique et de l’épididjme , et du gonflement et autres maladi&s des testicules.
Lorsque la blennorrhagie syphilitique a été traitée avec des remèdes qui lui sont contraires , ou lorsque le malade qui en est attaqué fait un exercice trop violent, et surtout s’il expose la partie affectée au froid, il survient fréquemment aux aines une tumeur et une douleur obtuse qui s’étendent jusqu’au scrotum ; le testicule , ou plutôt (comme nous le verrons bientôt) cette partie du testicule qu’on appelle l’ épi— didyme, devient grosse et dure, et le scrotum se gonfle et devient rouge et plus épais. On nomme communément , quoique très-improprement , cette maladie tumeur vénérienne des testicules ou testicule vénérien , ou bien chaude-pisse tombée dans les bourses , et quelquefois aussi hernie humorale.
Il est très-remarquable que cette maladie parait rarement au commencement de la blennorrhagie, ou pendant que les symptômes inflammatoires de cette maladie sont à leur plus haut degré; mais plutôt vers son déclin, et souvent vers la dernière période de cette maladie , quand les symptômes de l’inflammation semblent être fort diminués.
Cette tumeur commence toujours par une tension et une douleur obtuse à Tune ou à l’autre aine , qui
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CHAP. Y. DE LA TÜMEUIt
s’étendent le long du cordon spermatique jusqu’au scrotum , et par un gonflement de ce même cordon et de l’épididyme, qui est évidemment, au toucher, dur et douloureux; le scrotum de ce côté paraît rouge et gonflé. Si on laisse la maladie à elle-même , le testicule commence à être affecté de tous les symptômes d’une inflammation locale : il devient dur et douloureux, et la tumeur acquiert souvent une grosseur énorme. Quelquefois ce gonflement est accompagné d une irritation générale , d’une fièvre violente avec un pouls fréquent et dur dans les constitutions fortes et pléthoriques , ou d’un pouls faible et très-vite dans les constitutions délicates et irritables.
Dans quelques cas, le malade ressent des douleurs dans les lombes, et il a des nausées et des voinissemens. En général , l’écoulement diminue considérablement, et même souvent il cesse totalement avant que ces symptômes se développent ; mais quelquefois cet accident n’arrive, du moins à un degré sensible, qu’un ou deux jours après que l’enflure a commencé à paraître. Je n’ai jamais vu les deux testicules affectés en même temps dans ces circonstances. Quelquefois il arrive qu’après que l’enflure est passée d’un côté , l’autre testicule commence à être attaqué. La même chose arrive quelquefois après qu’une ischurie provenant de l’affection du col de la vessie à la suite de la suppression d'une blennorrhagie, est dissipée.
Cette maladie ou irritation du cordon spermatique et de l’épididyme, etc. est généralement produite, lorsque le malade attaqué d’une blennorrhagie syphi-
DES TESTICULES
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iîtîqne a fait un exercice trop violent , et quelquefois même en apparence modéré, à pied, à cheval ou en voiture ; ou lorsque la verge a été frappée par le froid, soit qu’on l’ait lavée inconsidérément avec de l’eau froide , soit qu’on l’ait exposée à un courant d’air froid, comme, par exemple, en urinant au coin de la rue. Très-souvent elle est produite par des injections irritantes, âcres, astringentes, etc. et surtout par des purgatifs répétés, ou par l’usage interne des médicamens résineux ou balsamiques. Plusieurs praticiens de mes amis croient avoir observé que les pollutions nocturnes , et tout autre acte qui détermine l’éjaculation, tendent plus que tonte autre cause à produire cette maladie.- C’est pourquoi le commerce avec les femmes pendant la blennorrhagie excite souvent cette maladie. Le testicule lui-même, autant que j’ai pu observer, n’est jamais gonflé au commencement, mais il devient affecté par la suite.
Je ne parle pas ici de la tumeur et de l’inflammation des testicules produites par toute autre cause interne et externe, comme, par exemple, par une contusion, une métastase des parotides, etc. capables d’exciter une inflammation locale, ainsi que les auteurs anciens l’ont déjà observé.
On avait cru pendant fort long-tems que cette douleur et cette tuméfaction étaient produites par l’absorption et par la déposition du virus syphilitique du canal de l’urètre dans le testicule même ; mais cette absorption et ce transport du virus de l’urètre sur le testicule sont une supposition qui ne paraît être fon-r