‹ Traité complet sur les symptômes, les effets, la nature et le traitement des maladies syphilitiquesChapitre 25 sur 52 · CH AP. V. DE LA TUMEUR · texte numérisé non relu

CH AP. V. DE LA TUMEUR

pagne , ou par la suppuration , rendurcissement et même la mortification des parties affectées , suites de cette inflammation.

Il faut observer ici qu’après la guérison la plus prompte et la plus heureuse , l’épididyme reste dur pendant des mois, et même des années entières ; mais cet accident n’est jamais suivi, autant que j’ai pu l’observer, d’aucune mauvaise conséquence. Cette dureté se dissipe ordinairement peu à peu de soi-même.

D’après ces faits et ces observations sur le siège , les symptômes et la nature de cette maladie , je fus naturellement conduit à une pratique plus conforme à la nature, et par conséquent plus heureuse et plus solide que celle qu’on avait suivie jusqu’alors. Je vais la développer.

Méthode curative.

Le premier soin du médecin doit être , dans tous les cas, comme je l’ai observé dans le chapitre sur la Blennorrhagie, de tâcher de prévenir les maladies ou leurs suites fâcheuses ; et , si cela devient impossible , de les soulager et de les guérir de la manière la plus prompte et la plus sure.

Si le lecteur considère bien que la maladie dont il est question dans ce chapitre n’attaque jamais que les hommes affectés d’une blennorrhagie , et que tout ce qui cause la suppression de l’écoulement tend à produire ce gonflement, il apercevra aisément que, pour prévenir cette maladie fâcheuse , il faut éviter avec le plus grand soin tout ce qui est capable d’augmenter

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l’irritation et l’inflammation de l’urètre, et d’arrêter l’écoulement de la matière : comme le froid , l’exercice violent , et principalement les injections mal choisies , l’usage des purgatifs ou des balsamiques, etc. Mais le moyen le plus efficace que j’ai trouvé pour prévenir cette maladie , c’est d’éviter toute tension du cordon spermatique : ce qui s’exécute avec le plus grand succès, par l’usage non interrompu d’un suspensoire dès le commencement de toute blennorrhagie. C’est pourquoi je ne manque jamais de le recommander, du moment que je suis consulté pour une blennorrhagie. En observant exactement ces deux règles , on peut si bien se garantir de cet accident , qu’aucun de ceux de mes malades qui les ont ponctuellement suivies n’a jamais été attaqué de cette fâcheuse incommodité. »

Mais nous rencontrons souvent dans la pratique des malades négligeans ou peu obéissans; d’autres fois nous sommes appelés pour des personnes qui , ayant été traitées sans ces précautions, sont déjà attaquées de cette maladie. Dans ce cas , le premier soin du médecin doit être de bien examiner la partie affectée , pour déterminer avec précision si la maladie est encore limitée à répididyme et aux canaux déférens, ou si elle attaque actuellement le testicule même ; et pour lors , quels progrès elle a faits, et quels symptômes elle a produits dans la partie malade , ou dans le système du corps entier.

Dans l’un et l’autre cas , on a à remplir les indications suivantes ;

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i°. De diminuer la tension et la douleur des parties affectées , qui contribueraient beaucoup à entretenir et à favoriser les progrès de la maladie.

2°. D’adoucir ou de dissiper en entier j le plus tôt possible , l’irritation qui a son siège dans l’urètre , ou au veru-montanum .

3°. De prévenir les suites fâcheuses que l’inflammation du testicule ou la fièvre pourrait avoir.

4°. De guérir ces derniers effets , s’ils existent déjà.

Pour remplir la première indication , il faut d’abord ordonner de mettre un suspensoire, ou, au défaut de suspensoire, un mouchoir autour du scrotum , pour tenir les testicules constamment et parfaitement suspendus , ou plutôt doucement couchés dans cette bourse artificielle. Si le malade a le pouls fréquent , plein et fort, il faut lui faire une saignée sur-le-champ. Çette saignée doit être copieuse , surtout si le testicule même est affecté , , en ayant toutefois égard à la constitution du malade et aux autres circonstances. Si la fièvre n’est pas violente , la saignée n’est pas nécessaire ; et c’est ce qui arrive presque toujours quand nous sommes appelés dès le commencement de la maladie : car, comme je l’ai déjà observé, la fièvre n’est jamais dans ce cas une maladie primitive , mais elle est entièrement symptomatique , ou une conséquence de l’irritation de ces parties délicates. L’évacuation du sang devient encore inutile et même nuisible, si le pouls est très-vite et faible. Dans d’autres cas où le gonflement et l’inflammation locale sont très-forts ,

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sans ou avec une fièvre modérée , l’application locale des sangsues remplit mieux le but que la saignée.

Pour calmer l’irritation qui a son siège dans le canal de l’urètre , l’usage interne et externe des sédatifs est le remède le plus efficace , et il contribue en même temps à déterminer l’écoulement supprimé à se réta-= blir. Je commence donc , s’il n’y a pas de fièvre , ou du moment que cette fièvre est modérée , par donner une dose d’opium , par exemple , un grain de ce médicament; ou , suivant les circonstances, un lavement composé avec deux ou trois onces d’huile de lin et de décoction d’orge , et cinquante ou soixante gouttes de la teinture d’opium, appelée communément laudanum liquide de Sydenham. Je le fais réitérer toutes les dix à douze heures , ayant soin , dans le cas où le malade n’aurait pas eu une selle ordinaire , de donner avant le lavement sédatif un lavement simple , pour vider les matières fécales , qui , par leur irritation dans le rectum , pourraient contrarier l’effet de ce remède. Dans quelques cas, principalement lorsqu’il faut insister sur l’usage des sédatifs, j’ai trouvé que l’extrait de F hyosciamus niger est préférable à l’opium , seul ou mêlé avec l’extrait de la ciguë. J’ai obtenu de cette méthode d’administrer les sédatifs des effets si heureux et si prompts , que je n’hésite pas à la recommander comme préférable à toute autre. J’ai vu beaucoup de cas dans lesquels la tumeur et la douleur ont été dissipées , et l’écoulement a été rétabli par cette méthode dans l’espace de vingt-quatre à quarante-huit heures ; et dans le cas où cet effet ne fut pas

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aussi prompt, elle soulageait constamment beaucoup le malade, et prévenait la fièvre. Il est superflu d’ajouter que le malade doit se tenir tranquille au lit , et ne pas quitter un seul moment le suspensoire; qu’il doit observer une diète légère, et ne boire que de la décoction d’orge avec quelques figues, bu de l’émulsion d’amandes , ou de la décoction de semences de chenevis.

Mais ayant toujours observé , dans les cas lés plus rebelles, que les symptômes d’irritation et l’endure ne se dissipaient jamais que l’écoulement n’eût reparu au moins en partie , et qu’au moment où la blennorrhagie recommençait , la douleur et la tumeur s’évanouissaient par degrés , j’ai apporté toute mon attention à parvenir à Ce but. Je n’ai pas trouvé de moyen plus sûr pour y réussir , que d’exposer les parties génitales à la vapeur de l’eau chaude , melée avec un peu de vinaigre. Je place , pour cet effet , le malade sur une chaise percée , à la vapeur de l’eau , pendant un quart d’heure ou une demi-heure , trois fois par jour; ayant toujours soin de lui faire soutenir les testicules au moyen d’un suspensoire. Il doit passer de là tout de suite dans son lit, et y quitter son suspensoire humide pour en prendre un autre qui soit sec , afin que les canaux déférons ne soient jamais dans un état de tension capable d’exciter l'irritation , ou du moins d’y contribuer. Pour réussir pins sûrement , dans l’intervalle de ces bains locaux, j’ordonne au malade d’envelopper la verge d’un cataplasme émollient, fait de pain et de lait avec un peu d’huile , pour le tenir toujours mou

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et plus long- temps chaud. Mais j’ai trouvé que ces cataplasmes , appliqués sur les testicules même , comme plusieurs auteurs Font recommandé , étaient de si peu d’utilité , que je n’en fais plus aucun usage.

Si, après l application de ces moyens, l’écoulement ne reparaît pas , ou même avant de les employer, lorsque le danger et les souffrances du malade sont trèsgrands, j’ai trouvé depuis que l’application d’une bougie ordinaire douce et emplastique pendant une demi-heure ou une heure , et répétée selon les circonstances , contribue le plus efficacement au rétablissement de F écoulement et à la dissipation de la tumeur du testicule.

Si le malade ne va pas naturellement à la selle , pour que les matières fécales ne. s’accumulent pas, je lui ordonne tous les jours , ou tous les deux jours , un lavement ordinaire , et je n’oublie pas la répétition de l’o~ pium ou d’autre sédatif, surtout le soir. En procédant de cette manière , on aura presque toujours la satisfaction de guérir en peu de jours une maladie qui $ lorsqu’on suit la méthode ancienne , exige souvent plusieurs semaines , et qui même après tout ce temps , se termine quelquefois par la suppuration ou l’induration du testicule.

On traite l’écoulement rétabli comme une blennorrhagie syphilitique ordinaire, en prenant le plus grand soin de ne pas donner lieu à une nouvelle suppression s qui produirait fort aisément un nouveau gonflement du testicule.

Après la guérison de cette maladie , il reste toujours.

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comme j’ai dit plus haut, une dureté de l’épididyme f qui ne disparaît que lentement, et qu’on aperçoit même quelquefois plusieurs années après. Je ne puis décider, faute d’un assez grand nombre de faits, si cette dureté empêche l’excrétion de la semence de ce testicule, et si elle affecte conséquemment la puis-^ sauce d’engendrer. Plusieurs malades que j’avais engagés à être attentifs à cet égard, m’ont assuré qu’il leur avait paru que le testicule affecté restait , longtemps après la maladie , totalement sans action dans le coït , mais qu’il recouvrait à la fin ses fonctions naturelles.

Pour remplir la troisième indication , c’est-à-dire , pour prévenir les suites fâcheuses de l’inflammation du testicule , il faut se souvenir que j’ai établi en principe que cette maladie , excitée par le virus syphilitique logé dans l’urètre, n’est jamais originairement une inflammation du testicule; mais qu’elle devient telle seulement par le mauvais traitement , ou par la négligence du malade ; et qu’il est presque toujours dans le pouvoir du médecin , s’il n’est pas appelé trop tard , de prévenir cette inflammation et ses suites par la méthode que nous venons d’indiquer.

Si l’inflammation du testicule (Orchioricus phlcgmonodes seu inflammcilorius ) a malheureusement eu lieu avant que nous ayons été appelés , ou qu’elle soit produite par d’autres causes internes ou externes , il ne faut rien négliger pour la dissiper le plus tôt possible , et pour prévenir ses suites , qui sont la suppuration , la mortification ou

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rimluration chronique ou squirreuse du testicule. Les fomentations et les cataplasmes chauds et émoiliens , si utiles dans les inflammations locales de cette maladie , et recommandés par plusieurs auteurs, sont non-seulement inutiles, mais deviennent même nuisibles, parce qu’ils favorisent évidemment la suppuration , que nous avons tant de raison de craindre et d’éviter. Si cette tumeur du testicule est accompagnée d’une fièvre inflammatoire, il faut saigner le malade comme je l’ai dit plus haut; et si le pouls , après la saignée , n’est pas devenu plus mou et moins fréquent, il convient de répéter la saignée huit ou dix heures après. Dans quelques cas, principalement dans ceux où les symptômes d’inflammation sont plutôt locaux que généraux , l’application de huit ou dix sangsues au périnée et au scrotum est préférable. Lorsqu’on aura tiré du sang par l’un ou l’autre de ces procédés, on fera bien d’appliquer au scrotum et au périnée des fomentations ou cataplasmes froids , renouvelés dès qu’ils s’échaufferont. On trempe à cet effet des compresses pliées en quatre dans l’eau froide , simple ou mêlée avec un peu d’acétate de plomb liquide ; ou , selon les circonstances , dans une solution d’acétate ou de muriate d’ammoniaque dans l’eau froide , en ne négligeant jamais l’usage du'suspensoire et des autres moyens recommandés dans la deuxième indication. Je ne dois pas oublier de dire ici qu’on a employé depuis peu à Londres, avec succès , pour dissiper un gonflement récent du testicule , la neige , ou la glace , ou de l’eau glacée , en renou-

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vêlant cette application toutes les demi-heures ou toutes les heures , et que plusieurs malades ont été ainsi guéris en trois ou quatre jours de temps. En tout cas il faut que le malade se tienne constamment dans une position horizontale pendant le cours de cette maladie.

La quatrième indication est de guérir les suites de l’affection du testicule. Si l’inflammation a été suivie de la suppuration ou de la mortification , l’organe est détruit , et dès lors sa fonction est perdue pour la vie : ici l’art ne peut rien. Heureusement ce malheur n’est pas fréquent. Il arrive bien plus souvent que les symptômes laissent, en se dissipant, un endurcissement chronique de cette partie , qui exige un traitement particulier , dont nous allons parler.

De rendurcissement et autres maladies des testicules.

Cet endurcissement, qu’on nomme communément squirre des testicules, arrive lorsque la tumeur de l’épididyme a été négligée, ou qu’elle a été mal traitée. Le même accident arrive aussi quelquefois après une inflammation du testicule , provenant d’une autre cause quelconque , soit interne , soit externe , et pour lors les deux testicules sont quelquefois également affectés.

J’ai trouvé, dans de pareils cas, que l’épididyme était toujours très-dur et enflé , et que le testicule endurci l’était aussi quelquefois, mais plus souvent diminué de grosseur , et pour ainsi dire resserré dans sa substance. Cette affection est quelquefois accompagnée

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d’une sensation tensive et douloureuse; d’autres fois, il n’y a aucune douleur. lie testicule ainsi affecté est , selon les observations des malades , évidemment sans action dans le coït; et le malade serait incapable d’engendrer , si les deux testicules étaient attaqués de cette maladie.

Ce mal reste rarement long-temps sans dégénérer, ïl produit alors une dilatation ou tumeur des vaisseaux spermatiques du cordon et du testicule (Orchio riens spermaticus ) , appelée communément , quoique très-improprement , varicocèle ou cirsocele ( du grec Kipcrcç varix et aiiA» tumor ) : nom qu’on devrait réserver pour un véritable gonflement variqueux des vaisseaux sanguins de ces parties ; mais cette maladie même est mieux caractérisée parle nom iY Orchioncus varice s us. D’ autres fois il se produit une tumeur inégale et dure du testicule ou de Fépididyme ou du cordon spermatique, qu’on appelle communément sarcoceie ( du grec (rapKoç caro et oAw tumor), et qu’on appellerait avec beaucoup plus de précision orchioncus sclerodes ou squirrhosus. Si cette tumeur devient douloureuse, elle menace de se terminer , et se termine souvent en un véritable cancer ( Orchioncus carcinomaiosus ) , qui oblige de faire promptement la castration ou Yorchiotomie. A ces maux il se joint le plus souvent une dilatation vicieuse des vaisseaux lymphatiques du cordon spermatique , dans toute leur longueur jusqu’aux reins , et ces organes deviennent à la fin pareillement affectés. Il ne faut donc rien négliger pour exciter promptement la nature à dis-

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cuter et à résoudre cet endurcissement le plus tôt possible.

Je vais entrer dans le détail des remèdes que 3 ai employés avec succès dans les diverses tumeurs du testicule , ainsi que de ceux qui ont été recommandés par différens auteurs.

Si le malade n’a pas mis un suspensoire, notre premier soin doit être de le lui faire porter. Il doit rester tranquille, ou s’abstenir, autant qu’il le peut, d’exercice, et observer un régime très-sobre.

Si la vapeur de l’eau chaude avec le vinaigre , dirigée sur la partie affectée, deux ou trois fois par jour , avec les précautions et par le procédé que nous avons recommandés , ne rappelle pas l’écoulement , et ne produit pas la résolution en huit ou dix jours , il faut surtout essayer l’application des bougies , qui m’ont réussi dans un grand nombre d’essais. Les auteurs ont recommandé , dans ce cas , de donner au malade un émétique , l’ipécacuanha ou le sulfate de zinc. 11 est indifférent d’employer l’un ou l’autre de ces remèdes , pourvu que le vomissement ait lieu avec beaucoup de nausées , et sans trop agir sur les intestins. C’est pourquoi il est bon d’enjoindre au malade de boire peu, ou même de ne prendre aucune boisson pour aider le vomissement dans les intervalles. On applique avec avantage au testicule une fomentation froide , faite avec une solution aqueuse d’acétate d’ammoniaque , à laquelle on ajoute une petite quantité d’alcool, ou, selon lés circonstances , un cataplasme fait avec de la mie de pain T de

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Feau et une cuillerée d’acétate de plomb. Le malade répète souvent ecs fomentations froides , et il les continue pendant plusieurs jours. On peut alors , si la tumeur n’est pas changée , répéter encore une fois le vomitif. Quelquefois des purgatifs répétés ont été utiles. Les frictions avec le Uniment ammoniacal ou avec l’onguent mercuriel , seul ou uni avec du camphre , sur le périnée et sur le scrotum , deux fois par jour t produisent souvent un très-bon effet. Les fumigations mercurielles appliquées aux parties génitales, pour stimuler les vaisseaux , et leur rendre ainsi leur action, méritent d’être essayées. Dans quelques cas, l’usage interne du mercure est nécessaire : il serait aussi à propos de faire l’expérience du remède recommandé par Celse, dans l’endurcissement invétéré des testicules , produit par une cause quelconque. C’est uii cataplasme fait avec la racine de Momordica claierium , bouillie dans le vin de miel ( mulsum ) , et écrasée après.

On a fort vanté dernièrement la décoction de l’écorce de la racine de daphne metereum à I inférieur „ et l’application d’un cataplasme fait avec la poudre de cette racine ; mais l’usage de l’une et de l’autre exige de la prudence , à cause de Fâcreté de cette substance. Plusieurs malades auxquels j’ai donné cette décoction en étaient si fort incommodés , qu’ils ne voulaient pas la continuer. Il est très-probable , si elle produit l’effet désiré , qu’elle le produit en excitant des nausées et des vomissemens. Acrel , célèbre chirurgien de Stockholm , a communiqué an. public

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