‹ Traité complet sur les symptômes, les effets, la nature et le traitement des maladies syphilitiquesChapitre 26 sur 52 · b cîiap. y. de la tumeur · texte numérisé non relu

b cîiap. y. de la tumeur

quelques observations qui font voir que la décoction de la racine à'ononis spinosa , donnée intérieurement , a réussi dans plusieurs cas où les autres remèdes avaient manqué. Il fait bouillir une demi-once de cette racine dans une livre et demie d’eau , qu’il fait réduire à une livre ; il adoucit cette décoction avec un sirop , et en donne au malade une cuillerée toutes les trois heures.

D’autres praticiens après lui ont également obtenu 4e bons effets de la décoction d’ononis, faite avec une once de cette racine bouillie dans une livre d’eau , et qu’on fait prendre au malade tous les jours; d’autres enfin ont donné une drachme de cette racine en poudre deux fois par jour.

Le professeur Plenck recommande la racine de Yatropa mandragora pulvérisée , dont on fait un cataplasme qu’on applique chaud. On a prescrit aussi , pour de pareils cas, l’usage interne et externe de la ciguë ( conium macalatum ).

Je recommanderai , dans des cas opiniâtres , les fumigations mercurielles appliquées à la partie malade , un quart ou une demi-heure tous les matins pendant douze ou quinze jours.

On a encore trouvé utile, comme je l’ai remarqué plus haut , l’application du liniment ammoniacal , composé d’huile mêlée avec un peu d’ammoniaque , et dans plusieurs circonstances des fomentations avec le muriate ammoniacal et du vinaigre mêlé d’eau.

M. Bïrch, de Londres, m’a assuré qu’il avait

DES TESTICULES

appliqué l’électricité , dans ces cas , plusieurs fois avec succès.

Je tiens de van Swieten qu’il a employé, pour une induration chronique indolente des testicules, une once de carbonate de chaux dans une livre de vin d’Autriche acidulé , ou de vin du Rhin , dont le malade prenait , matin et soir , trois ou quatre cuillerées à bouche. J’ai eu occasion de voir le malade, qui m’a dit qu’il avait toujours été parfaitement bien depuis , mais que son mal n’était pas dû à un principe vénérien. Dans le cas où l’on n’a pas ce vin , on pourrait se servir de l’acétate de chaux, ou peut-être mieux encore du muriate de chaux , ou enfin du muriate de barite.

Il faut cependant observer qu’il arrive quelquefois que tous ces remèdes échouent , principalement quand l’endurcissement a duré opiniâtrement plusieurs mois ou plusieurs années, et qu’il doit son origine à une blennorrhagie syphilitique mal traitée , ou négligée , ou supprimée.

Dans plusieurs tumeurs ou endurcissemens de ce genre, ainsi que dans quelques affections de la vessie et de l’urètre, et surtout dans certaines espèces d’ophthalmies , qui viennent quelquefois après les blennorrhagies mal traitées ou mal guéries , j’ai observé , après avoir épuisé sans aucun effet tous les remèdes recommandés , que les malades guérissaient après avoir gagné une nouvelle blennorrhagie syphilitique. Des observations assez multipliées me déterminèrent à la fin d’essayer , dans des cas sembla-

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