‹ Traité complet sur les symptômes, les effets, la nature et le traitement des maladies syphilitiquesChapitre 5 sur 52 · PRÉFACE, SIX · texte numérisé non relu

PRÉFACE, SIX

bablement gré de ce que j’ai saisi cette occasion d’examiner plus particulièrement, dans le ehap.XII, vol. II, de quelle utilité peuvent être les remèdes oxigénés, et de faire voir le peu de confiance qu’ils paraissent mériter pour obtenir par leur moyen, au moins dans nos climats humides et froids, une guérison radicale des maladies syphilitiques. Le lecteur trouvera à la suite de cette discussion, dans le meme chapitre, un détail exact et fidèle de tous les remèdes nommercuriels, que les gens de l’art ou les charlatans les plus fameux ont offerts à ce sujet

Enfin, dans le chapitre XIII, j’ai traité des maladies produites par le mercure , ou maladies mercurielles proprement dites. Il n’est pas question ici des maux que les exhalaisons mercurielles produisent sur le corps des hommes qui sont employés dans l’exploitation des mines ou la purification de ce minéral , ni des effets délétères auxquels sont sujets les doreurs, et autres ouvriers de cette espèce: effets qui, après avoir cruellement affectés l’organisation physique, finissent par anéantir l’organisation intellectuelle; mais il

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s’agit principalement ici des effets pernicieux, et meme souvent mortels, résultant de l’administration imprudente , externe ou interne du mercure, pour la guérison de la maladie syphilitique. Ce sujet était absolument neuf lorsque j’ai publié la première édition de ce Traité, en 2 vol. in-8°, 1798, car je n’ai pu tirer aucune lumière des écrivains qui m’ont précédé. J’ai offert dans le temps le résultat de mes observations sur ces maladies qui étaient encore inconnues ou mal jugées; les auteurs qui ont entrepris, depuis cette époque (1798), d’écrire sur ce sujet, ont copié ce qu’ils ont trouvé à leur convenance, mais n’ont rien ajouté aux connaissances que j’ai recueillies touchant cette maladie, ni aux traitemens que j’avais indiqués.

Le chapitre XV contient l’histoire de la maladie syphilitique qui s’est manifestée, vers la fin du dernier siècle, dans le Canada, et jette de nouvelles lumières sur l’histoire de la maladie syphilitique et sur l’action de ce virus. Le compte rendu sur ce mal au gouvernement anglais par un médecin éclairé , n’a jamais été publié; mais j’en ai obtenu dans le

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temps la communication, et j’en ai donné l’extrait fidèle dans ce chapitre.

Les chapitres XVI, XVII et XVIII, contribuent, à ce qui me parait, à éclaircir le même sujet.

Dans les chapitres XIX, XX et XXI, sur les préparations mercurielles en particulier, le lecteur trouvera tout ce que les connaissances de la chimie moderne offrent sur la

préparation plus facile, plus exacte et plus avantageuse de ces reçaècles.

On trouvera , dans plusieurs chapitres de cet ouvrage, des répétitions : on les a laissées à dessein, pour fixer mieux l’attention sur des points neufs ou importans, et pour exciter les jeunes gens à réfléchir. L’indolence, la légèreté et l’ignorance, ont besoin quelquefois de secousses multipliées.

Je me suis servi dans tout le cours de cet ouvrage , en parlant des médicamens chimiques, de la nomenclature nouvelle des chimistes français , appuyée sur la raison et sur les découvertes modernes. Il ne peut plus être permis au jeune médecin d’être ignorant en chimie ; mais , pour mettre les lecteurs qui ne

PREFACE

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connaissent pas les nouveaux noms en état de reconnaître les préparations chimiques dont je parle, j’ai ajouté une table comparative des noms anciens et des noms modernes.

Les mots latins des maladies qui se trou» vent dans différens endroits de ce Traité, sont pris d’un ouvrage que j’ai publié, il y a quelques années, sous le titre: TSovum Nosologiæ methodicœ systema, ou Description de toutes les différentes maladies auxquelles le corps humain est sujet $■ avec leurs causes respectives, en 2 vol. in-8°; 1812.

Au reste , j’ai rendu ce Traité, dans cette septième édition, aussi complet que mon âge avancé et l’état de nos connaissances actuelles me Font permis, et j’ai tout lieu de croire qu’il est maintenant arrivé au point de perfectionnement auquel il me soit permis d’atteindre.

Paris, ce Ier juin 1817.

SWEDIAUR,

Rue Jacob, n° n, faubourg Saint Germain.

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