CHAPITRE XI Y
Excroissances et des Rhagades syphilitiques primitives ou locales .
Les excroissances verruqueuses ou condylomateuses qui se montrent aux parties génitales des deux sexes , ou à l’anus, étaient très-connues des anciens. Nous les trouvons décrites dans les auteurs grecs , latins et arabes , sous les noms de sycosis , thymus , porrus , condylornci , etc.
Quoique aujourd’hui on attribue toutes ces affections au virus syphilitique , je ne puis pas me ranger de cet avis , étant persuadé que les mêmes causes qui ont produit ces maladies dans les siècles reculés, agissent et les produisent sans doute encore très-souvent de nos jours. Un goût déréglé et contraire aux vues de la nature, est une des causes les plus fréquentes de ces maladies , lorsqu’elles ont leur siège à l’anus.
Les raisons qui semblent avoir déterminé les praticiens modernes à prononcer que toutes ces excroissances sont syphilitiques , ne me paraissent être fondées que sur le même principe général qui leur a fait regarder comme syphilitiques toutes ou presque toutes les maladies des parties génitales,* principe dont je crois avoir démontré la fausseté , et dont on se désabusera sans doute à proportion qu’on apportera plus d’attention et plus de lumières dans le traitement de toutes ces maladies. Us appuient encore leur opinion