‹ Traité complet théorique et practique du chauffage et de la ventilation desChapitre 43 sur 65 · a-X- M nenl un calorifère trop fort el d'autres · texte numérisé non relu

a-X- M nenl un calorifère trop fort el d'autres

I fuis insuflîsanl.

Fif . 185. — PlM d'iiiw i(tliM pour mwurcr Fig. 180. — Coupt d'ans ëgliH pour maninr

u cipMJid. u opjcili.

Or, voici comment il faut s'y prendre pour cuber la capcité d'une église.

On mesure la longueur de la nef {lîg. 1S5) sur la ligne A, D, C, puis sa largeur F; on mulliplie ces deux résultats, et le produit est à son tour multiplié par la hauteur de la nef (fig. 18C) : on obtient ainsi le cube de la nef; on fait de même pour un des bas-c6tés et la partie du transept jusqu'en D. Ce dernier pro-

duit obtenu est doublé puisqu'il y a deux transepts et deux bas-o6tés; le résultat obtenu est ajouté au cube précédent; enfin on fait la surface de l'abside C, D. Si elle est basse on suppose que c'est une demi-sphère, et celle-ci a pour mesure la circonférence d'un grand cercle par son diamètre; si elle est élevée, on la considère comme un demi-cylindre et une demi-calotte sphérique. Or le cylindre a pour mesure la circonférence du cercle de la base par la hauteur, et la calotte sphérique a pour mesure sa hauteur multipliée par la circonférence d'un grand cercle.

Nous dirons même que souvent on ne tient pas compte de l'abside : elle sert pour le cube des piliers et la différence de ce qu*on compte en plus des voûtes ogivales, qu'on cube comme si elles étaient plates.

Du reste, à quelques mètres cubes près, l'erreur ne signifie rien et ne peut influer sur les bons résultats du chauffage.

Vï. — MAGASINS.

Nous nous sommes occupé précédemment du chauffage des boutiques, erk parlant de l'habitation. Nous avons vu que ces locaux étaient chauffés par des appareils différents suivant leur situation.

Pour les grands magasins, sortes de bazars où les portes sont constamment ouvertes, le chauffage est autrement compliqué et doit satisfaire à ces conditions : obtenir une température égale, un service facile, enfin une économie de combustible.

C'est ici le cas d'avoir un seul calorifère, car moins on aura de foyers plus on diminuera les risques d'incendie.

Pour les magasins qui n'ont pas de grandes proportions, on pourra employer un calorifère à air chaud à peu près de la même manière qu'on les installe dans les églises, mais pour les. établissements plus vastes, ce mode de chauffage serait insuffisant; du reste il ferait appel de l'air extérieur par les portes qu'on ouvre si fréquemment, et il serait très-diflicile d'obtenir une égalité constante de température. Il faut donc établir un mode de chauffage à la ^'apeur chauffant de l'air dans une chambre de chaleur; celui-ci une fois chauffé sera dirigé par des bouches à Taide d'un propulseur qui exercera une légère pression du dedans au dehors ; ce propulseur servira en été pour envoyer de l'air frais rafraîchi au moyen de jets d'eau pulvérisée. Nous parlerons assez longuement de ce procédé

dans la deuxième partie de ce livre. Ce dernier mode de chauffage est préférable à tout autre par calorifère à air chaud, parce qu'il est plus puissant, plus

efficace, parce qu'il peut être réglé, enfin parce que l'air chaud qu'il procure

irest pas aussi brûlant, et par suite ne dessèche pas les marchandises comme Fair provenant des calorifères ordinaires.

Avant de clore ce paragraphe, nous devons dire que dans les grands magasins il se trouve de vastes surfaces vitrées, des cours, par exemple, qui causent un refroidissement considérable ; on combat cette influence en employant des doubles toitures en verre : la première extérieure est en pente, la seconde intérieure, en ¥erre dépoli, peut être disposée à plat comme un plafond. En été on établit une galerie d'eau au-dessus de la couverture extérieure, ce qui intercepte le rayonnement du soleil et entretient la fraîcheur au-dessous. En hiver entre les deux plafonds, par les temps très-froids, on allume une galerie de gaz qui donne de la chaleur entre les deux surfaces vitrées, ce qui au besoin fond la neige qui pour^ rait s'être amassée sur la couverture et tient toujours une couche d'air chaud.

Du reste toutes ces questions seront étudiées ultérieurement.

Nous ne parlerons pas ici du chauffage des casernes, des prisons et autres établissements, parce que dans ces édifices la question de chaufTage est intimement liée àla ventilation et inséparable de celle-ci; nous aurons donc occasion d'en parler en temps et lieu. Nous nous occuperons immédiatement du chaufEage des wagons.

Page 1