‹ Traité complet théorique et practique du chauffage et de la ventilation desChapitre 49 sur 65 · Cheminées ventilatrices · texte numérisé non relu

Cheminées ventilatrices

m. — Cheminées d'appel.

•a. — Appel par eu haut (combustible brûlé dans le haut de la cheminée ou prés de son extrémité).

b. — Appel à niveau.

c. — Appel par en bas (combuslible

brûlé directement dans le bas de la cheminée).

d, — Appel par des appareils intermé-

diaires de transmission de la chaleur recevant leur chauffage d'un foyer placé à distance.

e, — Appel par la vapeur envoyée di-

rectement dans la cheminée.

Deuxième division.

Appel par un appareil mécanique aspirant mis en mouvement par un moteur

a. — Machines aspirantes à piston. c. — Vis pneumatique de Motte.

b. — Machines aspirantes à cloche pion- d. — Ventilateur à ailes planes et à

géante.

ailes courbes.

!. V, p «37, et t. XV; Petlenkofer, ZeUschrift fur Biologie, 1867. Dans cet ouvrage, Pettenkofer annonce qu'il a constaté que Thabitalion de l'homme subissait une ventilation active à travers ses parois de briques et de moellons. Cet auteur ose mâme avancer qu'il a pu faire passer à travers un bloc de maçonnerie en brique un souffle assez intense pour éteindre la flamme d'une bougie. Nous croirons à de pareils faits quand nous les aurons vus; à moins que Pettenkofer n'ait employé l'air comprimé et n'ait perforé la maçonnerie avec un jet trèspuissant.

(1) Nous avons décrit dans ce classement tous les principaux systèmes de ventilation dont quelques-uns sont employés dans les mines, mais qui pourraient être employés tels quels ou avec quelques modiflcalions pour la ventilation des grands édifices.

DES [NSTRUMEtiTS DE LA VENTILATION.

1' l'enlUaleur à ailes iilanes de Leloret.

2° Ventilateur à ailes planes de Ligny.

3° Vcnlilaletir à ailes courbes de Sablou-

•koff.

i° Ventilateur à ailes courbes de Combes.

5° Venlilaleur à ailes courbes de Pasquel.

0° Ventilateur en fer de lance de Dan-

gneau.

7° Ventilalear pneumaligue de Fabry.

8° Venlilaleur aspirateur à contre-poids

du docteur Van Hecke. 0° Ventilateur Golay.

TroMëme division.

Vciililation mécanique jiar rcfoulenieiil en nmploj'anl les vciilftaleurs.

Quatrième diTision.

Ventilation par insufflation (air couiprimé).

Exauça de ce* divcra procM<*. — Dans la première division, nous trouvons comme instruments de la ventilation les cheminées ordinaires et les cheminées ventilatrices ; comme nous en avons déjà parlé, nous renvoyons le lecteur à ce que nous avons dit précédemment, mais, dans cette division, nous nous occuperons des cheminées d'appel.

Ces cheminées ressemblent beaucoup aux cheminées d'usines (voy. fig. SO, SI, 22, page 40, pour leur construction); elles sont plus ou moins larges et élevées, suivant le cube d'air à extraire.

Les cheminées d'appel, de même que les vis pneumatiques, les machines à piston et à cloche ne peuvent être appliquées qu'à un seul système de ventilation, celui qui procède par aspiration. Nous parlerons bientôt de leur construction ainsi que des différents modes de les coitTer, mais auparavant nous exposerons des théories générales sur la ventilation par appel ou aspiration.

Tliéoric de la TcaiiiaUoa. — Dans ce quî précède, nous avons vu que pour renouveler l'air d'une enceinte il fallait trois choses, une force, une prise d'air et un oritîce d'extraction ou d'évacuation ; mais cela ne suffit pas encore, comme on peut s'en convaincre par l'expérience suivante : si l'on place une bougie allumée sous une cloche en verre n'ayant qu'une ouverture à la partie supérieure, au bout de quelques minutes l'air, dépouillé de son oxygène par la combustion, ne peut fournir nn Fig. îoi. — 'niéorie<kit aliment à la flamme et la bougie s'éteint. Mais si dans le ïcniiiaiion.

goulot de cette mfmecloche (fig. "iOA) on introduit deux

lubes d'égale longueur, mais fixés à des bauteurs différenles, la bougie brûlera fort Lien, parce qu'il s'établira une circulation qui renouvellera l'air intérieur de la cloche. L'air brûlé, usé sortira par le tube de gnuclie, tandis que l'air neuf pénétrera dans le récipient par le tube de droite. Telle est daiîs toute sa BOSC. 13

1B8 TRAITE CONPLiT Dt CRAl'FFACE ET DE LA VENTIUTION.

simplicité la démonstration de la tliéorie de ta veotilalion, théorie sur laquelle sont basés la plupart des venlilaleurs simples comme nous le verrons plus loin. lMtr«dBetl0B de l'air da«B le l*eal * ventiler. — Si nous éludions maintenant l'entrée de l'air dans un local à ventiler, nous trouvons qd'il peut y pénétrer do diirérentes manières : 1° comme le représenle noire figure 20Ô ; ici l'air arrive par les orifices d'une grille posée dans le sol, et les pleins de la grille en égalent les vides. Au delà et un peu au-dessus des pleins, il se forme un remous et des tourbillonnements analogues à ceux que cliacun a pu observer aux Fit. ws.- Arrivée deiiiriHir pHSsages des oaux reserréos sous les arches

iKoniion. ji'yjj pontj au moment où un lleuve charrie des

glaçons; mais dans' le cas qui nous occupe, l'air débouchant dans un espace non limité, son courant s'épanouit dans tous les sens, et toute sa force vive est éteinte.

II en est à peu près de même quand l'air est insufllé, à moins que ce ne soit par une force très-puissante, par l'air comprimé par exemple; le fluide, dans l'insufllation ordinaire, se comporte comme le montre notre figure â06.

t^if' Ï<H' — Arri>i« ds l'iir par insuMition. Fi(. Ï07. — Atpinlioii de l'iir.

Au contraire si l'air est aspiré, appelé, comme l'indique notre figure 207, on comprend que ses molécules convei^ent vers l'ouverture du tube d'aspiration, et que plus ces tubes seront nombreux, moins la violence du courant sera sensible. II se produit dans ce cas très-peu de tourbillonnement, par conséquent il y a moins de force vive pour faire arriver l'air dans ce local.

C'est ce mode d'action qui fait que certains praticiens trouvent plus d'avantages à l'appel qu'à l'insuffiation.

Théorie de la T«a«UMioM |Mir Vmlm

Pi|. «8. — Th-forie de ii tcniitaiion pur eoBiprlMé. — Nous devons Cependant faire

lurcampri . ^^^ exception pour l'insufllation par l'air

comprimé, imaginée par M. Piarron de Hont-

désir.etquia reçu une première application à l'exposition universelle de 1867.

DES INSTRUMENTS DE U VENTIUTEON. t83

L'air comprimé arrive par un ajutage ei entraîne avec lui l'air ambiant dans le sens qu'indiquent les Hèches de notre ligure 208. Nous aurons l'occasion de montrer plus loin une application de l'installation de ce système.

ChcmiHéea d'«ppei. — On peut employer divers procédés pour déterminer un appel énergique dans les cheminées d'appel ; mais le plus employé c'est la chaleur. C'est dans ce but que l'on adosse souvent soit à l'intérieur, soit à l'extérieur de ces cheminées, les tuyaux de fumée des calorifères ou des fourneaux de cuisine ; mais quand on ne peut utiliser ces derniers, on construit au bas de la cheminée d'appel un foyer spécial. Notre figure 209 montre un premier mode de construclion dans lequel on voit le Toyerà même dans la cheminée; mais

Fie. iOD. — Chemindg d'tppel (!•' t]rpo). Vig. 310. — Cbemioée if appel <j> Ijpe).

nous devons ajouter que ce dispositif a l'inconvénient de rétrécir la cheminée ; aussi pour l'éviter on place le foyer en dehors, comme l'indique notre figure 210. On remarquera que dans ces deux foyers la grille n'occupe qu'une minime partie de la section de la cheminée, c'est afin d'économiser le combustible; il n'est pas nécei^saire en effet de produire beaucoup de chaleur, puisque l'air d'appel chauffé à 30' ou 35° produit un tirage très-énergique ; mais que l'on adopte l'une ou l'autre de ces dispositions, il faut donner à la cheminée, si elle est entièrement ouverte A son extrémité supérieure, une grande hauteur, car il pourrait arriver que le courant d'air chaud s'élevant contre une des parois, il s'établit dans une cheminée large et basse un double courant qui anéantirait le tirage. On peut obvier à cet inconvénient de plusieurs manières : 1° En pla< çani la grille au cenire de la chemiuée, et, dans cette hypothèse, on jette l'air vicié sur la grille où il est brAlé. Par ce procédé, qui n'a jamais été signalé, on n'infecte pas l'air atmosphérique ; mais nous devons dire qu'on fait une consommation plus grande de combustible. S* On couronne le foyer latéral d'un tuyau de la fumée qui serpente jusqu'à une certaine hauteur sur les parois intérieures ou extérieures de la cheminée; dans ce dernier cas, on perce la cheminée pour faire arriver le Inyau de la fumée dans la cheminée d'appel. 3" On fait dégager l'air brûlé du foyer latéral par un tuyau de fonte annulaire. Ge tuyau est percé

de nombreux orifices qui servent â répartir uniformément la clialeur dans toute la cheminée. 4* Enfin on coiiïe la cheminée d'un chnpeau, en ne laissant que de petites barbacanes comme le montre notre figure 211. Celle disposition, qui est employée assez fréquemmenl, ne donne jamais de retour d'air.

Souvent aussi, quand les clieminces suut engagées au centre d'un bâlimenl, on les couronne d'un chapeau en tAle pareil à celui que représente noire croquis (fig. ai).

Fij. îll. — Coonmocnwnt d'un» cb«aîiiéc Fig. îlî. — CosnmiKiiKnl d'une ilieiniuce

d'irpd (l" nwdf), d'appel (i" nindO-

Ces chapeaux servent à concentrer la chaleur dans les cliemînées-, ils einpé' chent aussi les pluies et les vents violents de pénétrer dans leur intérieur. Nos confrères négligent trop souvent leur emploi dans les constructions qu'ils élèvent, et cependant ces chapeiux sont souvent indispensables

Bonpape des cheailDées dappcl do Jsctenr AwmoU — I Cet appareil (I) consiste en un cliâssis rectangulaire allongé (fig 213) en melil inséré dans le conduit de la chi.niincedc la itiamhre à ventiler, près p™**'1 du phfond Son but est de profiter du courant as-

\ ^^Jj cend<tnt qui se produit dans la cheminée pour en-

^B /V, traîner, pir 1 ouverture de ce ch^s'<i> les couches

supérieures de I -iir de la chambre U, dans le conduit A lindis que pour empêche les courants descen- F^ 313 — Snptps diacic ddHts de fumee de rentrnr dans h chambre, unesou- Arnoii' '^^ " ""' pape formée d une étoffe legtre de soie rcposani, en dedans du passige sur une plique de métal percée de trous, est placée dans I ouverture du cliàssis. Celte soupape, comme toute autre, n'agit que dans certaines conditions. Si la hotte de la cheminée est très-large, la quantité d'air et de fumée qui arrive d'en bas, dans le conduit, sera plus grande que celle qui peut élre débitée par la cheminée dans sa partie la plus étroite,

(1; La dcsciiplion dp cot appareil est cxlraile do l'ouirage anglait de H. Heiil, lllualralioni of tlie IhMnj and practi(x of venlilaliott, IraUuJt par le général Horin. L'i>inragc de lltid n élÉ publié à Londres en 18W, c'est-à-dire il y a Irentc ol un ans; malgn; cela, it peut tire consulté avec Truit, car, à pari quelques eiccnlrl cités, il renferme in données scicntiriqiifs qui onl encire de la valeur.

DES INSTRUMENTS DE LA VENTfLATlON. 191

OÙ l'appareil de ventilation est placé, et la Tumée pénétrera dans la chambre par la valve, l'ar conséquent, toutes les fois que Ton veut se servir de l'appareil du docteur Arnott, il faut rétrécir la liotte de la cheminée de manière à permettre aux courants de s'alimenter en partie par de l'air passant par la soupape.

> Hais, comme le volume d'air que cet appareil peut Taire arriver dans la cheminée est Irès-restrcint, c«tle forme de ventilateur ne convient ni pour une chambre de caserne ni pour aucun local où un certain nombre d'individus seraient réunis. C'est cependant un ventilateur très-économique et très-simple pour les chambres des sous-ofllciers, pour lesquelles nous avons uniformément recommandé son adoption. >

Pour terminer ce que nous avons à dire sur les chemîuées d'appel, nous ajouterons quelques renseignements complémentaires: ainsi, dans la nomenclature générale des instruments de la ventilalion que nous avons- donnée, nous annonçons l'appel par en haut de la cheminée; celui-ci est obtenu, soit à l'aide de becs de gaz placés au sommet de la cheminée, à 1 mètre environ en contrebas du chapiteau, soit par un appareil de chauffage de l'air appelé, placé dans les combles au-dessus des étages à ventiler. L'appel par en bas consiste en ce que le foyer desliné à produire l'appel est placé dans les caves et sa chaleur est dirigée directement ou indirectement dans la cheminée d'appel. Ce système a l'avantage d'augmenter la hauteur de la cheminée d'appel, c'est-à-dire l'aclivité de sou tirage.

Notre figure 214 montre le principe du système. L'air vicié est extrait des. salles â venliler par les orifices d'extraction a; il arrive dans une gaine de ventilation communiquant avec la cheminée d'appel c, dans laquelle on établit un tirage au moyen d'un foyer quelconque ou en faisant arriver de l'air chauffé.

On peut extraire aussi l'air vicié par un appel à niveau : dans ce cas les orifices d'évacuation , au ... , .

Vig. îlt. — Tlnionc ilo l'i^i»

lieu de déboucher dans la gatne, aboutissent directe* pu- «i bu.

ment, de chaque étage, à la cheminée d'appel.

En résumé, il est démontré par des expériences certaines que de ces trois systèmes, et toutes choses égales d'ailleurs, le plus énergique est l'appel & niveau pour les rez-de-chaussée; ensuite l'appel par en bas pour les étages situés audessus du rez-de-chaussée ; qu'enfm l'appel par en haut est le moins énei^ique : il est de 2,30 pour le rez-de-chaussée, 2,15 pour le premier étage et 1,95 pour le deuxième étage.

App«i par la vapeur. — On peut obtenir aussi l'appel par la vapeur ; un des appareils les plus connus est celui de Méhu. Cet appareil consiste en une série de tubes ouverts des deux bouts et fixés dans une première chambre mise en communication avec une deuxième recevant l'extraction de l'air vicié .

Dans l'intérieur de chacun de ces tubes on fait arriver un jet de vapeur manœuvré par un robinet ajusté sur une prise de vapeur. Ce procédé employé pour la ventilation des mines pourrait rendre des services dans bien des circonstances pour la ventilation des édifices, par exemple pour produire le tirage dans une cheminée d'appel placée sur les combles d'un bâtiment, où il serait imprudent d'établir un foyer. Ce mode serait surtout utile si l'édifice était chauffé piir la vapeur; de même dans une usine, où l'on aurait de la vapeur perdue d'un gêné* rateur, on pourrait l'utiliser de cette façon.

Appel par un appareil aiéeaBlqae aspirant. — Ce genre d'appel est très-

puissant; il est très-employé dans les mines, et depuis quelques années seulement on commence à s'en servir pour la ventilation de certains édifices publics, mais surtout. pour les hôpitaux et les prisons. Ces appareils exigent un moteur pour leur fonctionnement : c'est une force hydraulique ou la vapeur qu'on utilise à cet effet. Nous ne décrirons point tous les systèmes, car il nous faudrait sortir du cadre de notre ouvrage ; du reste les appareils mécaniques d'aspiration sont si nombreux que leur description ferait à elle seule un volume, aussi nous contenterons-nous de glaner çà et là les meilleurs ventilateurs, que nous allons soumettre à l'appréciation de nos lecteurs.

¥eiitiiateam. — Les ventilateurs sont en général composés d'un axe tournant sur des supports et recevant par une poulie le mouvement d'un moteur quelconque ; pour les petits ventilateurs, un mécanisme particulier peut les faire fonctionner comme une horloge; tel est le ventilateur Ligny dont nous donnerons bientôt la description.

L'axe des ventilateurs est muni d'un certain nombre de palettes droites ou de palettes à ailes planes. Cet axe ou cet arbre tourne dans un tambour percé à son centre d'une et plus souvent de deux ouvertures. Ce tambour a sur un point de sa circonférence un tuyau de départ établi suivant une tangente à ce tambour. Il est facile de se rendre compte de sa manière d'opérer. En effet, pour aspirer l'air contenu dans une enceinte close, il suffit d'ajuster un tuyau à l'orifice central du tambour, ce qui met celui-ci en communication avec la capacité à vider; ensuite on met en mouvement les palettes du ventilateur. Ce mouvement de rotation inrprime à l'air contenu dans le tambour une force centrifuge qui le chasse de l'appareil par l'ouverture pratiquée sur la circonférence du tambour. Le vide se produisant dans l'appareil, l'air s'y précipite avec force parle tuyau d'extraction qui doit être d'un diamètre au moins égal, si ce n'est supérieur, à celui de l'ouverture du tambour. Les ventilateurs doivent fonctionner avec une très-

grande vitesse. Quelques-uns, employés pour la ventilation des mines, débitent jusqu'à 8 mètres cubes d'air par seconde, et exécutent 700 révolutions par minute.

Contrairement aux cheminées d'appel qui ne peuvent ventiler que par aspiration, les ventilateurs peuvent être employés tantôt comme instruments d'aspira^ tion, lantAt comme instruments de refoulement ou d'insuniation.

Le choix entre les deux systèmes de ventilation ne peut être déterminé que par les dispositions locales, puisque la dépense de force motrice est à peu près la même dans les deux cas ; seulement avec tes ventilateurs propulseurs, l'air ventilé peut avoir une plus grande vitesse, ce qui permet d'employer des tuyaux de distribution d'un diamètre moindre, ce qui, dans bien des cas, est un avantage considérable.

VeMiiNtoar LetorM. — Ce ventilateur se compose de quatre ailes rectangulaires en tôle forte, boulonnées contre deux montants en fer. Ces ailes sont réunies aux extrémités de quatre bras fixés à angle droit sur un arbre. Des demi-cercles lixés aux bras et traversant les ailes servent à régler leur inclinaison. Le ventilateur Leioret est enfermé dans une chambre eu maçonnerie dont les faces longitudinales sont percées d'un orifice circulaire, par lequel pénètre l'air à expulser.

VeaiUatcOT Ugay. — M. Ligny, ancien sous-ingénieur des mines, très-connu des architectes de Paris pour son système de séchage des plâtres dans les con-

Fig.^îiS. — Venlilaleor Ligny

siructions, a aussi un appareil de ventilation qui, dans certains cas difficiles, accélère et complète ses travaux de séchage; mais le principal avantage de son ventilateur consiste dans le renouvellement de l'air vicié et son remplacement par un air neuf. Cet appareil ne produit pas ces courants d'air désagréables et quelquefois si pernicieux dans les salles de malades; il se compose (fig. 215) d'un mouvement d'horlogerie qui fait tourner les ailettes du ventilateur. Sa petite dimension permet de le placer n'importe où, soit sur une terrasse, soit sur les combles d'un bâtiment.

De là au moyen d'un tuyau plongeant dans une salle ou dans un local k ven-

iH TRAITÉ CUMPLtT DU CHAUFFAGE F.T DE LA VENTILATION.

tilcr, par une ouverture quelconque ou mémo par le tuyau d'une cheminée, il

est facile d'extraire l'air vicié de ces locaux.

v«iMll«ieBr Paa^oM. — M. Pasquel, ingénieur civil à Cliarteroi, a imaginé un ventilateur composé de deux cènes en tAle, dont les bases sont opposées. Ils sont montés sur un axe unique avec lequel ils forment trots ou six ailes coniques qui enveloppent utt c4nc central ainsi que les rampes hélicoïdales qui sont lixées sur ce cAne central. Ces rampes forment trois canaux ou colimaçons qui vont déboucher à l'intérieur de l'appareil.

VeMiuiMiF Vmttrj. — Ce ventilateur, appelé aussi roue pneumatique, se compose de deux roues à trois lobes en fer de lances engrenant l'une dans l'autre; elles sont mues par deux engrenages de même diamètre. Ces deux roues se meuvent dans deux coursiers circulaires en fonte qui communiquent avec la chambre d'extraclioA de l'air vicié par leur partie inférieure, et leur sommet est en communication avec l'almosplière. Comme les deux lobes . ou dents qui engrènent sont toujours en contact par une arête et que les exlrémités des deux autres lobes sont également tangentes avec la surface du coursier, l'air vicié est rejeté dans l'atmosphère.

Cet appareil, inventé par M. Fa- Lry, sous-ingénieur des mines en Dc!giquc, est manœuvré à l'aide d'une machine à vapeur. Avec une largeur de coursier de l^.SO, chacune des roues ayant O^.l"), leur vitesse est de trente-cinq fie. 910. - vtn.Li..™r à !,«,«■, ,1c CI,. Goi.v. ,^|,j^ ^^^ minute elle volume d'au:

extrait est de 6 mètres cubes.

vcniiiBior Va«-Hcckc. — Un docleur belge, M. Van-Ifecke, a inventé un ventilateur doni la forme est celle d'une hélice discontinue à deux filets dont les éléments, par suite de leur mobilité, peuvent prendre sur l'axe de rotation diverses inclinaisons. Nous devons dire qu'à une certaine époque on a exagéré lasupériorilé de ce genre de ventilateur qui n'a pas la puissance des ventilateurs à ailettes, car chacun sait que ces derniers sont bien supérieurs aux ventilateurs à hélices.

DES INSTRUMENTS DK U VOTIUTION. 195

VeatibttMwa «•Ujr. — Un constnicleur de Paris a imaginé des venlîlaleurs très-simples. Ils sont de deux sortes, les uas à ailettes planes simples, et les autresà ailettes à brossett légèrement courbes. Ces derniers donnent une grande Tentilation avec une minime dépense de force, car les brosses rendent le frottement très-doux. Ils sont montés sur un bâtis en fonte comme le montre notre figure 21G, et marchent avec une manivelle. Un homme peut faire fonctionner ces ventilateurs toute une journée sans trop de fatigue, mais ce ne sont que les numéros 0, 1 et 2 qui peuvent marcher sans foi-ce motrice; celui repré senlé par notre figure 216 est le n° 2, il débite 5 à 600 mètres cubes d'air à l'heure, son diamètre extérieur mesure 0'°,46.

Les ventilateurs à ailettes sont plus puissants, ils mesurent 0*,55, 0*,65,

O'°,80,0'°,00,l",07 et l",20de diamèlre extérieur; ces dimensions répondent aux n°* 3, 4, 5, 6, 7 et 8. Ces ventilateurs à ailettes doivent élre mus par une force mécanique. Noire figure 217 représente un type de ce genre.

Les principaux ventilateurs mécaniques dont nous avons donné la description peuvent ventiler aussi par refoulement.

VcBtiiatUa par iB>aUbui«B) air compriaié. — Le Système de ventilation par l'air comprimé repose sur le principe démontré par notre figure 208, p. 188. C'est le système de M. Piarron de Hontdésir. Il consiste à faire arriver dans une ou plusieurs gatiies communiquant avec l'air extérieur m (fig. 218) un jet d'air comprimé l qui met en mouvement et entraîne avec lui l'air ambiant; cet air passe par les carnaux des calorifères et se répand ensuite dans les locaux a

194 TRAITE WMPLET DU CHAUFFAGE ET DE U VE^illUTtO».

cbauTer par des bouches de chaleur i, ». En été, l'air traverse également les mêmes carnaux, et les bouches de chaleur deviennent de simples bouches de venlilalion.

HS. ~ ImUlltliiM d'uiM vealUaliim pir l'iir eomprjiné: d. gi'niialcur k vipour; i

ipriirù; g. d«pirt de l'air eamprlfflë; h, olorifïro à (Ir rhwd; i, condnit d'iir di! t nJHlcuri cfne nvH itroulemcnl d'niij in,prlMd'Dirriti^ri«ir;ii, lujau du lrDp*pkeln du r

ciwiour el de rcDlilitian ; I, conduite d'eiu alimcolanl rinjeelciir; f, riswvoir d'eau | tluIclDcnl par lp lu\iu v.

Pourrafralcbirrair el l'humidifier, ce qui est nécessaire en toute saison, mais surtout en été, l'inventeur fait arriver dans l'ajutage d'air Toreé ( un filet d'eau t qui s'évapore en partie dans la gaine d'injection qui aboutit au calorifère h.

Suivant la température de l'eau, on peut obtenir en été un abaissement de température de 8° k 10°, et même en tassant de la glace sur de la paille dans le conduit j, on obtiendrait un abaissement bien plus considérable; enfin en toute saison rhumidification de l'air donne une température des plus saines.

Comme on le voit par notre figure, àgauche se, trouve le générateur de la vapeur a ; la machine horizontale b avec paher de transmission e; le double ventilateur de PerrigauU d qui comprime l'air à 0",^) d'eau de pression; le récipient d'air comprimé f. Dans le cas que nous mettons sous les veux de nos lecteurs, le ventila-

Fig. ilD. — Oalno d1nj«-

ligo de rair coirprimi. tciif prend l'air directement de la cave. La légende de

notre figure nous dispensera de donner de plus amples

explications. La figure 219 montre à plus grande échelle la gaine d'ii\jection ;

m est la prise d'air extérieur; (, l'arrivée de l'air comprimé; [, le filet d'eau;

0, le réservoir d'eau ; et ;, l'amorce du conduit de ventilation.

Arrive à ce point de notre étude sur la ventilation il sera utile, croyons-nous, de résumer ce que nous avons dit sur les méthodes de ventilation.

On peut dire d'une manière générale que la ventilation par les cheminées d'appel présente plus de sécurité et de régularité, que c'est un système simple et naturel ; nous n'insisteronspas sur les trois systèmes d'appel, par en haut, à niveau et par en bas, puisque nous avons dit ce que nous en pensions et les résultats qu'ils donnent, résultats confirmés par l'expérience. La ventilation mécanique présente sur celle par appel des économies et de plus grandes facilités d'installation ; enfin la ventilation par injection ou insufilation permet de commander à la quantité et pour ainsi dire à la qualité d'air à introduire. On a moins de risques à craindre pour l'incendie, et l'on économise les frais parfois très-considérables de construction des cheminées d'appel.

Avec l'insufflation, les appareils et les canalisations coûtent cependant plus cher comme frais de premier établissement que la ventilation par appel mécanique.

Avant de terminer les généralités sur la ventilation, nous décrirons quelques ventilateurs simples, c'est-à-dire ceux qui fonctionnent sans mécanisme et sans emploi de force, nous indiquerons ensuite les instruments et les moyens de contrôler un service de ventilation; ces matières termineront le chapitre viii.

Page 1