‹ Traité d'agriculture à l'usage des écoles et des praticiens [microforme]Chapitre 31 sur 39 · PER TR · texte numérisé non relu

PER TR

229 TRAITÉ D'AGRIOULTURE

Quels sont les principaux éléments qui entrent dans la composition du grain de blé ?

D'après les expériences de Wolff et Petermann, qui font autorité en cette matière, 1000 livres de grain de blé renferment en moyenne 20.5 livres d'azote, 8.9 d’acide phosphorique, 5.5 de potasse, 0.5 de chaux et 2.2 de

. magnésie. La paille renferme en sus un peu de ces élé-

ments et une grande quantité de silice, Quels sont les engrais minéraux qui fournissent ces éléments ?

Ce sont les silicates et les phosphates alcalins, notamment le superphosphate de chaux, le plus riche en acide phosphorique, et la cendre de bois, qui renferme de la potasse, de la chaux et de la magnésie.

Quels sont les engrais qui fournissent l'azote ?

Ce sont les débris d'animaux, mais surtout le bon fumier de ferme, qui en renferme une grande proportion, quand on ne le laisse pas gâter par l’échauffement, le lavement par la pluie ou la neige ou l’évaporation en le laissant trop longtemps étendu sur le champ avant de l’enterrer par le labour.

Comment peut-on déterminer la nature de l’engrais qu'il faut employer ?

En comparant la composition du sol avec celle du blé. Si le sol, par exemple, manque d’acide phosphorique, on applique le phosphate de chaux, qui renferme cet acide ; s’il manque d’azote, il faut le plus riche fumier d’étable et de même pour les autres engrais.

Applique-t-on tous les engrais directement à la culture du blé ?

Non: on applique les engrais minéraux directement ;

mm ,, ©, Dm, bide bé

TRAITÉ D'AGRIOULTURE 228

mais les engrais organiques et le fumier doivent être introduits dans le sol par la culture qui précède celle du blé, afin de détruire par cette culture les mauvaises herbes que fait surgir une fumure fraîche et qui sont des plus nuisibles au blé. C’est pour cette raison que dans une bonne rotation, on met toujours le blé à la suite d’une culture sarclée.

Préparation du sol

Quelle préparation faut-il donner au sol que l’on veut en. semencer en blé ?

Pour bien réussir, le blé exige une terre propre, c’està-dire libre de toutes mauvaises herbes, meuble et cependant bien rassise, c’est-à-dire tassée par le temps ou par le rouleau.

Pourquoi faut-il une terre propre ?

Parce que le blé, à raison de la lenteur de sa végétation, :t la céréale qui souffre le plus des plantes adventices ou mauvaises herbes, qui prennent facilement le dessus sur lui et l’empêchent de se développer, sans compter qu'elles enlèvent au sol une partie des

substances dont le blé a besoin lui-même pour se nourrir.

Quelles façons faut-il donner au sol pour le nettoyer ?

Cela dépend de l’assolement et de la saison dans laquelle on sème.

Comment cela peut-il dépendre de l’assolement ?

Il est évident que si on met le blé à la suite d’une

Per ee ÆS

FR

SRE TES

am

224 TRAITÉ D'AGR'OULTURE

récolte sarclée, cette récolte a détruit toutes les mauvaises herbes et suffisamment nettoyé la terre. Il en est de même si on fait succéder le blé à une première récolte de trèfle. Mais, si on emblave un friche bâtard, c’est-à-dire un pâturage ou une prairie, il faut prendre le moyen de ïaire mourir toutes les herbes formant le gazon.

Quelles façons faut-il donner pour bien détruire l'herbe d’un friche de pré ou de prairie ?

On donne d’abord un labour aussi superficiel et auss' étroit que possible, juste assez pour couper et détruire la racine de l’herbe ; on passe ensuite le scarificateur, la herse et même le rouleau, si c’est nécessaire, puis, quand l'herbe est bien morte, on fait un labour définitif, de sept à huit pouces d'épaisseur.

Ces façons s’appliquent-elles au blé d'automne ou à celui du printemps ?

Elles s’appliquent principalement au blé d'automne; mais elles sont aussi très utiles au blé de printemps, qui doit toujours être semé sur un labour d’automne. Dans la terre ainsi préparée en automne, l’herbe ne repousse pas le p:intemps et le blé réussit à merveille, d'autant plus que la décomposition des herbes mortes, sous les sillons, forme un engrais qui profite au blé.

Quelles façons faut-il donner au sol pour l’ameublir ?

Il faut d’abord un bon labour de sept ou huit pouces de profondeur, sait à i’automne, ce qui suffit pour les semailles de printemps. Pour celles d'automne, on ajoute une façon au scarificateur, dans le sens transversal des planches, et dans leur sens longitudinal, un hersage sur 'equel on dépose la semence.

auvaibn est mière âtard, endre ant le

l'herbe

ciel et per et

scarissaire, labour

à celui

Dmne ; emps, omne,.

ne re- ‘veille, nortes, lé.

pouces ur les ne, on insveral, un

Pour les semailles d'automne, peut-on semer immédiatement après avoir labouré ?

Non: il faut donner à la terre au moins une quinzine de jours pour se tasser et se raffermir, car le blé pousse mal dans un sol qui n’est pas assez rassis.

Un roulage fort, donné après le labour, ne raffermerait-l pas suffisamment la terre ?

Peut-être, dans les sols légers ou faciles à comprimer ; mais dans les terres fortes, il vaut bien mieux laisser faire le tassement du sol par le temps, qui donne un bien meilleur résultat que n’importe quel roulage.

Ensemencement et quantité de semence

Comment sème-t-on le blé ?

A la volée ou au semoir.

Comment recouvre-t-on la semence ?

Dans notre pays on se contente généralement d’un hersage énergique, ce qui est bien insuffisant, Le blé d'automne doit être enterré à trois pouces ou trois pouces et demi de profondeur et le blé de printemps à deux pouces et demi ou trois pouces ; or il n’est pas de hersage, si énergique qu’il soit, qui puisse enterrer la semence à cette profondeur.

Quel est le meilleur moyen d’enterrer le blé à la profondeur voulue ?

C'est de couvrir la semence à !ä charrue ou au cultivateur, quand on sème à la volée, ou de se servir d’un semoir enfouisseur, quand on sème au semoir.

Comment enterre-t-on la semence à la charrue ?

Tout simplement par un labour superficiel de quatre pouces d'épaisseur et de neuf de largeur, ce qui est de rigueur pour les semailles d'automne.

Quand on enterre les semences d'automne à la charrue, est-il bon d’abattre ensuite la crête des sillons à la herse ou au cultivateur ?

Non, parce que cela affecterait le tassement de la terre, si nécessaire aux semis d'automne, sans compter que la crête du sillon, outre qu’elle protège les jeunes tiges contre les gros vents et fixe la neige, se délite ou s’'égrène au printemps et 1echausse ainsi les jeunes plantes.

Quelles façons faut-il donner le printemps aux semis d’automne ?

Dès que la terre est assez sèche, il faut herser et plomber, c’est-à-dire passer le rouleau. Plus le rouleau est pesant, plus la récolte réussit et les meilleurs praticiens recommandent même l’usage d’un rouleau de quatre mille livres, traîné par quatre chevaux, surtout pour les sols légers.

Comment enterre-t-on les semis de printemps ?

A la charrue, comme les semences d'automne, ou au le cultivateur.

N'emploie-t-on pas à cette fin un autre instrument ?

Oui: on peut employer très avantageusement le son semoir enfouisseur, qui distribue et enterre la semence, rier pourvu qu’il soit assez fort pour déposer et enterrer le un semis à trois pouces de profondeur.

uatre st de

arTue, ou au

de la npter eunes te où eunes

d’au-

er et uleau pratiau de irtout

ou au

ent le nence, rrer le

Faut-il plomber les semis de printemps ?

Oui, comme ceux d'automne.

Pourquoi faut-il enterrer la semence de blé à trois ou quatre pouces de profondeur ?

La tige du blé a deux séries distinctes de racines : 1° des racines pivotantes, qui s’enfoncent dans le sol au-dessous du grain semé et qu’on appelle racines germinales ; 2° des racines traçantes, qui servent d'appui à la tige et sortent invariablement de celle-ci à un pouce au-dessous de la surface du sol. Quand la semence n’est pas enterrée à une assez grande profondeur, les deux séries de racines se confondent, s’étouffent pour ainsi dire et n’alimentent la tige que d’une manière imparfaite.

Connaissez-vous d’autres raisons qui expliquent pourquoi le semis de blé doit être enterré à une bonne profondeur ?

On enterre la semence du blé à une bonne profondeur pour la protégeï contre la gelée, dans les semis d’automne, et contre la sécheresse et la chaleur, dans les semis de printemps.

Quel avantage il y a-t-il à semer le blé à l'automne plutôt qu'au printemps ?

D'abord, le blé semé à l’automne mûrit plus tôt que le blé semé le printemps, ce qui est un avantage considérable dans les régions où la saison agricole est courte. Ensuite, les semailles faites à l’automne sont autant d'ouvrage exempté pour le printemps, où les travaux sont plus nombreux et plus pressants. Enfin, l’expérience constate qu’en moyenne le blé d'automne produit un tiers de plus que celui de printemps, ce qui est un avantage considérable,

298 TRAITÉ D’AGRIOULTURE

La culture du blé d'automne est-elle possible dans notre province ?

Notre climat, dans la partie ouest de la province, n'offre aucun obstacle à cette culture, quand elle est bien faite et quand on a soin de bien égoutter le 80l.

Queile quantité de semence faut-il à l’arpent ?

Cela dépend de l’état du sol, lors des semailles, et des qualités naturelles de la terre, Les terres fortes ou mal préparées exigent plus de semence que les terres légères et bien ameublies. Enfin, il faut mettre plus de semence dans une terre pauvre que dans un sul riche, vu que le blé talle pour ainsi dire à l'infini äans une terre riche et ne talle presque pas dans un sol pauvre.

Connaïssez-vous d’autres circonstances qui influent sur la quantité de la semence ?

Oui: le semis à la volée demande plus de grain que celui qui se fait au semoir et il est constaté par l’expérience que le blé d'automne doit être semé moins fort que celui de printemps.

Dansune bonne terre à blé, bien préparée, quelle est la quantité de semence que l’on met à l’arpent ?

Le blé d'automne semé à la volée et sous raies exige environ deux minots de semence à l’arpent, et un minot à un minot et demi, quand il est semé au semoir. Quant au blé de printemps, deux minots de semence à l’arpent suffisent quand on sème très à bonne heure ; mais on met généralement deux minots et demi à trois minots, surtout pour les semis à la volée.

À quelle époque doivent se faire les semailles ?

Pour le blé d'automne, vers le 1er septembre ; pour

Hans notre

province, d elle est le sol.

Iles, et des tes ou mal res légères lus de se- ] riche, vu

une terre vre.

uent sur la

> grain que par l’expémoins fort

est la quan-

raies exige t un minot oir. Quant e à l’arpent e ; mais on ois minots,

bre ; pour

le blé de printemps, aussitôt que la terreest assez sèche pour être travaillée avantageusement. Comme le blé végète lentement, il faut toujours le semer le plus tôt possible, afin que les racines puissent prendre un développement qui leur permette de résister aux premières sécheresses et de développer des tiges plus nombreuses, plus fortes et plus fertiles.

Quels avantages résultent-ils des semailles à bonne heure ?

Le blé de printemps semé à bonne heure s’enracine mieux, est plus avancé à l’arrivée des chaleurs et craint moins la sécheresse ; il donne un grain plus nourri et une paiile plus substantielle.

Soins d’entretien

Quelles sont les principales cultures d'entretien qu'exige le blé durant sa végétation ?

La plupart des agriculteurs les négligent; mais les cultivateurs soignex donnent au blé, durant sa végétatiôn, les cultures suivantes : rigolage, hersage, roulage, sarclage, épamprage et nettoyage.

En quoi consiste le rigolage ?

Le blé aime une terre assez humide, mais périt vite dans un sol noyé; c’est pourquoi il est indispensable, après les semaïlles, de bien nettoyer toutes les rigoles, afin que le surcroît d'humidité puisse s’écouler facilement et promptement. Même pour les blés d'automne, il faut retoucher les rigoles au printemps.

En quoi consiste le hersage ?

Il arrive souvent que par suite de pluies ou de cha-

pes ES ; sx PA AT RER RE PR EAAE MEN

DR RS re ge

leurs excessives, la terre semée en blé d'automne 8e masse à la surface et forme une croûte qui arrête la circulation de l'air, de la chaleur et de l'humidité, qui ne peuvent pas atteindre la racine de la plante, pour en activer la végétation. Alors la plante souffre, jaunit et ne produit qu’une mauvaise récolte. Pour prévenir ce mauvais effet, on donne, aussitôt que la terre est assez sèche pour se pulvériser, un hersage qui émiette la croûte, rend la surface du sol perméable et rechausse le collet des jeunes plantes, qui prennent vigueur et tallent à merveille.

Faut-il que ce hersage soit énergique ?

Oui: plus il est énergique, plus la terreest ameublie, plus le résultat est efficace et plus le rendement est considérable.

Ce hersage ne détruit-il pas une partie des plantes ?.

Oui, ce hersage détruit quelques plantes de blé ; maïs il ne faut pas s’alarmer de cela, ni craindre, car le regain de vigueur que cette opération donne aux plantes qui restent les fait taller beaucoup plus et doublé la récolte.

Quel est le but du roulage ou plombage des blés d'automne ?

Il arrive souvent que dans les terres légères mises en blé d'automne, la gelée soulève la terre et la boursoufle, ce qui déchausse la racine du grain et l'empêche de s’alimenter ou l’expose à la sécheresse; pour obvier à tout cela, on donne un fort roulage qui refoule le sol, enfonce les plantes et enterre leur collet.

Quel est le but du sarclage ?

Le blé est de toutes les céréales celle qui est le plus

omne ge te la cir- , qui ne pour en jaunit et venir ce est assez iette la ausse le et tallent

meublie, ent est

lé ; maïs le regain ntes qui oublé la

automne ?

mises en ursoufle, êche de obvier à le le sol,

le plus

endommagée par les mauvaises herbes; pour les détruire, il faut herser et, ce qui est encore bien mieux, sarcler à la houe à cheval, quand le semis a été fait à la machine et en lignes.

Le hersage et le sarclage enlèvent-ils toutes les mauvaises herbes ?

Non: les plus fortes et les plus vivaces, telles que la sanve ou moutarde sauvage et les chardons résistent souvent à ces opérations et le seul moyen d’en débarrasser le grain, c’est de les arracher, car si on se contente de les couper, la racine aui reste dans la terre pousse de nouvelles tiges, qui sont plus nombreuses que les pre mières et plus nuisibles à la récolte.

Qu'est-ce que la verse ?

Il arrive que par leur propre poids ou sous la poussée de la pluie et des gros vents, les tiges du blé s’affaissenet s’abattent sur le 801: c’est ce qu’on appelle la verset qui arrête en grande partie la végétation et fait manquer la récolte, en empêchant l'air et la lumière d’atteindre les plantes.

Quels moyens faut-il prendre pour empêcher la verse ?

Il suffit de connaître les causes de cet accident pour le prévenir.

Quelles sont les causes les plus ordinaires de la verse ? Les causes les plus ordinaires de la verse sont:

1° Des semailles trop drues—Quand le blé est semé trop fort, il talle mal, les tiges sont trop rapprochées et restent faibles ou chétives, parce que l'air, la chaleur et la lumière ne peuvent pas assez les atteindre pour leur donner la vigueur et la rigidité nécessaires.

RE PA SM RÉ NE TT Pen rl

2° Des fumures excessives ou trop récentes —Si le blé aime une terre riche, il n’en craint pas moins les fumures excessives ou trop récentes, qui développent les feuilles outre mesure et alourdissent la tige sans lui donner de force pour se soutenir.

3° Le retour du blé sur la même terre—La paille du blé renferme beaucoup de phosphate de chaux et de silice, qu’elle arrache à la terre pour se former. Il suffit généralement d’une récolte pour épuiser ces deux substances et ei l’on en fait deux de suite, il est évident que la seconde ne trouvera pas dans le sol la quantité de silice et de phosphate nécessaire pour donner à la tige la rigidité qu’elle doit avoir pour résister à la pluie et au vent.

4° Un labour trop superficiel —Le blé est une plante extrêmement épuisante, qui exige une terre prôfondément ameublie pour puiser en quautité suffisante les substances nécessaires à sa formation. Quand le labour n’est pas assez profond, les racines ne puisent dans le sol qu’une alimentation imparfaite et laissent la tige sans force et sans vigueur.

5° L’enterrement trop superficiel de la semence— Quand la semence du blé n’est pas enterrée à une profondeur suffsante, 8es racines sont trop ramassées, ne tiennent pres. que pas dans le sol et ne donnent pas à la tige l’appui nécessaire.

Quels sont les moyens de prévenir la verse ?

Ils s’indiquent d'eux-mêmes par l’exposé des causes de cet accident ; il faut semer pas trop fort, fumer à l’avance et pas d’une façon excessive, ne pas faire deux récoltes alternatives de blé dans la même terre, labourer

aime ures uilles er de

du blé silice, suffit subtque ité de la tige uie et

plante fond éite les labour ans le a tige

and la sufüi- ; pres.

appui

auses mer à > deux Dourer

et enterrer la semence assez profondément, enfin donner à la terre par le roulage le tassement qu’exige blé.

Quand ces mesures préventives ont été négligées, est-il encore ur moyen d'atténuer les mauvais effets de la verse ?

Oui, en saupoudrant la récolte, qui pousse avec trop de vigueur et menace de verser, avec de la chaux, de la suie ou des cendres, qui durcissent la paille, lui donnent plus de vigueur, de consistance et de rigidité.

Quand faut-il couper ou abattre le blé ?

Le blé destiné à la semence ne doit être coupé que lorsqu'il est bien mûr, vu qu’il germe et lève mieux ; mais celui qui doit être transformé en farine doit être coupé avant sa maturité. Le blé coupé avant la fin de sa végétation donne un grain beau, fin, lourd, à écorce mince, riche e:: farine, faisant du bon pain et offrant une teinte blonde recherchée par le commerce.

Le blé s'alimente-t-il encore par ses racines, quand il est mûr ?

Il est constaté que dès que les racines sont mortes et, que la paille est en partie jaunie, le grain ne tire plus rien de la terre, mais se complète aux dépens de sa propre substance et de la matière que lui fournissent ses enveloppes flarales, ce qui se fait bien mieux en gerbes que sur pieu.

Quand faut-il procéder à la récolte du blé ?

Il faut procéder à la récolte du blé dès que le haut et le bas de la paille jaunissent, que les nœuds deviennent

LR SP

Ex

blanchâtres et transparents, quand même une partie de la tige, les feuilles et les épis sont encore verdâtres. Enfin, il faut procéder à la récolte dès que la substance du grain est solide et avant qu’elle ait assez de consistance pour résister à la pression de l’ongle. Dès qu’une partie de la paille a jauni, les grains ne reçoivent plus de nourriture de la racine et la maturité se complète bien mieux en gerbe.

> a ru og pee) PR ee D ge ms un em RARE ee

I A ef a AE

Quand faut-il absolument couper le blé avant sa parfaite muturilé ?

Quand la récolte est affectée de la rouille. Si l’on coupe les blés rouillés pendant que la paille est verte et que le grain s'écrase sous les doigts, la rouille rie fait aucun dommage : la récolte est abondante et belle,

Comment coupe-t-on le blé ?

A la faucille ou à la moïissonneuse, de manière à ie mettre en javelles, ce qui est indispensable dans une bonne culture.

Faut-il laisser le blé javeler longtemps ?

Cela dépend du degré de maturité du grain quand on

. le coupe. Le grain bien mûr sèche très vite ; il peut être engerbé et engrangé une couple de jours après la coupe, quand il ne renferme pas trop de mauvaises herbes, encore vertes, qui pourraient faire chauffer le grain en tasserie. Quand le blé est coupé un peu verdâtre et qu'il renferme beaucoup d’herbes adventices encore vertes, il faut laisser ja eler jusqu’à ce que ces herbes soient bien desséchées, en ayant soin de retourner les javelles au moins tous les deux jours. Quand le grain a bien achevé sa maturation, on l’engerbe pour le mettre

artie de rdâtres.

bstance

consis-

qu’une nt plus om plète

parfaite

Si l’on verte et e rie fait lle.

ière à le ans une

uand on Jeut être a coupe, herbes, grain en dâtre et y encore s herbes rner les le grain e mettre

en grange, cinq ou six jours après l'avoir coupé, quand le temps est beau.

Quels sont les inconvénients du javelage sur le sol ?

L’épi, en contact avec le sol humide et chaud, est exposé à germer quand il pleut et la germination est d'autant plus prompte que le grain est plus mûr. Ce blé germé perd de son poids, ne donne qu’une farine de mauvaise qualité, faisant un pain lourd et qui n’adhère pas à la croûte.

Quel est le moyen de remédier aux inconvénients du javelage gur le sol ?

C’est de mettre le blé en moyettes ou en quintaux immédiatement après la coupe, quand il n’est pas mouillé par la rosée ou la pluie. On évite le contact toujours dangereux des épis avec le sol et on n’a pas à retourner les javelles après la pluie.

Engrangement et battage du blé

Comment procède-t-on à l’engrangement d:: blé ?

Quand le blé a fini de javeler, lorsqu'il est bien sec et par un “eau temps, on l’engerbe, si on l’a laissé javeler sur champet l’on charroïe ces gerbes ou celles des moyettes à la grange, en ayant soin de corder les gerbes sur la charette le pied en dehors et l’épi au centre. On corde les gerbes dans la grange par rangées, que l’on monte alternativement à une hauteur de trois ou quatre pieds, tant qu’on n’a pas couvert toute l'étendue de la tasserie. On superpose ainsi les couches de gerbes jusqu’au haut. On commence la première couche à l'endroit où les gerhes doivent être jetées par celui qui

les donne de la charette, afin de recueillir dans ces gerbes le blé qui s’égrène toujours dans ces manipulations. Le long des parois de la tasserie, on place les gerbes l’épi en dedans, afin de le protéger contre le contact de l’air et les incursions de la vermine,

Comment bat-on le blé ?

Au fléau ou à la batteuse. Le fléau ne s'emploie que dans les établissements nouveaux et les petites exploitations, où il est impossible de se procurer des batteuses qui font l’ouvrage mieux et bien plus promptement, quand elles sont bien construites et actionnées par une force motrice suffisante.

$ 2—Du seigle

Quels sont les traits caractéristiques du seigle ?

Il est doué d’une grande rusticité et d’une puissance extraordinaire de végétation, ce qui lui permet de réussir dans les sols arides ou pauvres, de résister au froid comme à la sécheresse: Son grain donne une farine qui vient en premier lieu après celle du blé pour la panification et fournit une.aes meilleures matières à la distillerie; coupé vert, avant la floraison, il donne un des fourrages les plus riches et les plus recherchés par le bétail.

Distingue-t-on plusieurs variétés de seigle ?

Dans notre pays, on n’en connaît généralement qu’une varieté—le seigle ordinaire ou seigle d’hiver ; mais en

s ger-

ions.

; l’'épi b l’air

2 que x ploieuses ment, r une

sance éussir | come qui Janifila disin des par le

u’une ais en

Europe on en cultive plusieurs autres variétés, notamment le seigle multicaule ou de la Saint-Jean, le seigle de Russie, le seigle de Vierland et le seigle de mars, qui sont toutes adaptées aux conditions climatériques de notre province.

Quelles sont les qualités respectives de ces différentes variétés ?

Le seigle multicauie donne pour ainsi dire une double récolte. Sa végétation est si énergique que semé à la fin de juin, il est assez avancé à l’automne pour donner une bonne récolte d’excellent fourrage, des mieux appropriés à l’ensilage. Cette coupe ne l’empêche pas de repousser au printemps suivant et de donner une bonne récolte de grain à l’époque ordinaire de la moisson.

Le seigle de Russie est vigoureux, forme de larges feuilles, une paille forte et de gros grains. Celui de Vierland a l’épi gros, le grair jaunâtre et renflé, et le seigle de mars, à la paille fine, «au grain grêle, ne produit que peu lorsqu'il est semé au printemps et ne peut s’'employer avantageusement que comme fourrage vert.

Climat et sol

Quel est le climat le plus propice à la culture du seigle? .

Le seigle réussit dans les climats les plus rigoureux, pourvu qu'il soit cultivé dans un sol bien égoutté et qui ne se soulève pas à la gelée. Protégé par la neige, il résiste aux plus grands froids et recommence à végéter eu printemps dès que la température s'élève à 45° puis fleurit quand elle atteint 58°. Cette activité de végéta. tion lui permet de mûrir avant les grandes chaleurs et

de réussir dans les terrains sableux, auxquels il arrache sa substance avant qu’ils ne soient stérilisés par la sécheresse.

Quels sont les sols qui conviennent le mieux au sgle ?

Ce sont les terres à blé, dans lesquelles il donne le meilleur rendement, excepté les argiles compactes, qui renferment trop d'humidité.

Réussit-il dans d’autres terrains ?

Oui : il s’accoramode des terres siliceuses et graveleuses, qu’on appelle terres à seigle, parce que celui-ci y réussit au lieu que les autres grains y périraient. Il réussit dans les 5ols crayeux, calcaires, argilo-calcaires, ou trop légers pour faire croître le blé; mais son produit est naturellement en proportion de la richesse du sol qu’on lui donne et de l’engrais dont on l’enrichit.

Quelle place doit-il occuper dans la rotation ?

La même place que le blé. Quand il est cultivé avec soin, il réussit très bien après une récolte sarclée ou sur un brisement de jachère.

Peut-on récolter successivement dans le même terrain plusieurs récoltes de seigle ?

Oui: contrairement aux autres céréales, le seigle a la faculté de se succéder plusieurs fois à lui-même dans le même terrain sans que son rendement diminue et l’on connaît même bien des cas où il a augmenté

Le seigle demande-t-il beaucoup d'engrais ?

Quand on ne vise qu’à de petites récoltes, le seigle peut se passer d'engrais et trouver tout ce qu’il lui faut dans le sol, même le plus pauvre ; mais pour en obtenir des

lu

ache produits abondants, il faut ii donner des fertilisants ir la comme au blé, surtout des fumures contenant beau-

coup de phosphates et de silicates de potasse, qui lui ; conviennent tout particulièrement.

ne le Quelle préparation faut-il donner au sol destiné au seigle ?

y qui La même préparation que pour la culture du blé. Il lui faut un sol meuble, mais bien rassis.

Comment sème-t-on le seigle ?

raveor Comme ie blé, à la volée ou en lignes; mais il faut le fl recouvrir légèrement, d’une couple de pouces de terre aires, au plus, dans les sols légers, et d’un pouce seulement, pro- dans les terres fortes. La quantité de semence varie e du d’un minot et quart, quand le semis se fait de bonne it. heure, à un minot et trois quarts, quand il a lieu à une époque plus avancée.

ae Sème-t-on le seigle à l'automne ou au printemps ? u sur Le seigle destiné à la production du grain se sème ordinairement dans la première quinzaine de septembre. Dans les cultures d'automne comme dans celles de prinplu- temps, il est toujours mieux de semer de bonne heure: Plus l’ensemencement est précoce, plus le produit est e a la abondant.

ne Quand faut-il semer le seigle destiné à servir de fourrageen vert ?

Assez tard, à l'automne ou au printemps, pour qu’il n'ait pas le temps de mûrir avant le quinze juillet, > peut époque à laquelle on commence ä l’employer pour , dans remédier à l'insuffisance des pâturages qui se dessè-

ir des chent,

| ÿ 15 PRE le

Den

4 Pme.

LT Line re T5

| Tu paper: ee 2 LS DA AAISE LE PO

Y a-t-il une espèce de seigle qui peut donner d'une seule semence du fourrage vert'et du grain ?

Oui, le seigle multicaule ou de la Saint-Jean. Semé à la fin de juin, on le fauche à l’automne et il donne un excellent fourrage pour l’ensilage ; il repousse le printemps suivant et donne une bonne récolte de grain, à l’époque ordinaire de la moisson.

Quelles cultures d'entretien faut-il donner au seigle ?

Les mêmes qu’au blé. :

Ne faut-il pas quelquefois lui donner des soins particuliers au printemps ?

Quand le seigle est cultivé dans une terre riche «t bien fumée, il arrive souvent qu’au printemps la végétation se développe avec trop de vigueur; pour la ralentir, on fait passer un troupeau de moutons sur le cnamp de seigle, en ayant bien soin de choisir pour cela un temps sec.

Comment moisonne-t-on le seigle ?

De la même manière que le blé, excepté qu'il ne faut pas abattre le seigle avant qu’il soit bien mûr. Outre qu’il ne s’égrène pas sur le champ, le seigle abattu avant sa parfaite maturité ne donne que des grains ridés et pauvres en farine.

Comment se font l’engrangement et le baitage du seigle ?

Absolument comme ceux du blé.

me seule

Semé onne un le pringrain, à

le ?

rticuliers

riche °t la végéla ralenle cnamp

cela un

1 ne faut

Outre e abattu ins ridés

seigle ?

& 3--De l’orge

Distingue-t-on plusieurs espèces d'orge ?

Oui, selon la manière dont les grains sont disposés sur l’épi, il y a l'orge à deux rangs, l’orge à quatre rangs et l'orge à six rangs ; selon l’emploi, il y a l’orge pour le maltage et l’orge pour la mouture. Il y a aussi l'orge d'automne et l'orge de printemps, selon la saison à laquelle on la sème; enfin l’orge ordinaire et l’orge nue.

Quelles sont les espèces que l’on cultive dans notre province ?

Ce sont principalement les orges de printemps, à quatre rangs et à six rangs.

Comment choisit-on et préparet-on l'orge destinée à la semence ?

De la même manière que le blé.

Quel est le climat qui convient le mieux à l'orge ?

Grâce à la rapidité de sa végétation, l'orge s’accommode de tous les climats habitables par l’homme. Dans les climats chauds, elle passe par les différentes phases de sa végétation assez promptement pour devancer la sécheresse, qui pourrait lui nuire; dans les climats froids, où sa végétation est encore plus rapide, elle mûrit avant que la gelée puisse lui faire tort.

Quels sont les sols qui conviennent le mieux à l’orge ?

L’orge s’accommode de presque tous les sols, excepté des terres humides ; mais c’est dans les terrains de consistance moyenne qu’elle donne le meilleur rendement.

Pourquoi les terrains légers et les terres compactes sont-ils moins favorables à l'orge ?

Dans les terrains sablonneux, l'orge ne trouve pas en quantité suffisante les substances dont elle a besoin pour s’alimenter ; dans les terres compactes et tenaces, ses racines ne peuvent pas prendre assez de développement pour fournir à la tige toute l’alimentation dont elle a besoin.

Quelle place doit occuper l'orge dans la rotation ?

La même place que le blé. Comme les mauvaises herbes ou les plantes adventices lui sont plus nuisibles qu’à toutes les autres céréales, c'est après une récolte sarclée qu’elle réussit le mieux.

Quels sont les engrais qui conviennent le mieux à l'orge ?

L’orge absorbe plus de substances minérales,—telles que la potasse, la chaux, la magnésie, l’acide phosphorique, —que le blé ou le seigie, et pour en obtenir le plus fort rendement, il faut enrichir la terre avec des engrais contenant ces substances, c’est-à-dire les arnendements calcaires et alcalins, les engrais riches et les fumiers bien consommés. Dans plusieurs pays européens, on erploie les engrais liquides avec beaucoup de succès.

Quelle préparation faut-il donner au sol destiné à la culture de l'orge ?

Plus que les autres céréales, l’orge exige une terre riche, profonde et très ameublie pour développer ses racines fines et étendues, qui atteignent jusqu’à neuf pouces de longueur. Pour satisfaire ces exigences, il faut labourer à l’automne puis donner au printemps

ES be

sont-ils

ve pas besoin enaces, loppen dont

uvaises aisibles récolte

orge ?

telles hosphole plus engrais lements ers bien on erm-

ès.

à la cul-

e terre per ses \'à neuf ences, il ntemps

plusieurs hersages, de manière à ce que le sol, au moment où la semence lui est confiée, soit aussi meuble qu’un terreau de jardin.

Comment dépose-t-on et recouvre-t-on la semence de l'orge ?

De la même manière que celle du blé et à la même profondeur, c’est-à-dire à deux pouces et demi et même trois pouces.

Quelle quantité de semence faut-il m:ttre à l’arpent ?

Cela dépend de la qualité du sol et de la façon dont le semis est fait. Dans une bonne terre bien préparée, on sème 2} minots d'orge à deux rangs et 2 minots d'orge ordiraire, quand on opère le semis avec le semoir en lign=:. Quand on sème à la volée, pour enterrer avec la herse, le cultivateur ou la charrue, il faut mettre 2} minots d’orge à deux rangs et 2; minots d’orge ordinaire. Quand la terre est mal préparée et la saison avancée, il faut mettre un demi-minot de plus.

Quels soins d'entretien faut-il donner à l'orge ?

Les mêmes qu’au blé. L’orge souffre plus que les autres céréales de la présence de plantes adventices et il faut l’en débarrasser à tout prix pour avoir une bonne récolte.

Comment se fait la moisson de l’orge ?

De la même manière que celle du blé, avec cette différence qu’il faut laisser müûrir complétement l’orge destinée à la brasserie. Celle que l’on récolte pour la consommation ordinaire doit être coupée dès que l’épi commence à faire le crochet et avant que la paille blan.chisse,

Quelles précautions faut-il observer dans le battage de l'orge destinée à la brasserie ?

Il faut avoir soin de baisser un peu plus le contrebatteur, pour ne pas casser le corps et surtout la pointe du grain, ce qui l’endommage pour le maltage et en diminue la valeur.

$ 4—De l’avoine

Distingue-t-on plusieurs espèces d'avoine ?

Oui: il y a l’avoine blanche et l’avoine noire, qui se subdivisent en plusieurs variétés.

Quelles sont les principales variétés d'avoine blanche ? Les principales variétés d'avoine blanche sont :

1. L’avoine patate, une des plus belles variétés hâtives tant pour la qualité que pour la quantité de son produit. Elle donne un grain blanc, court et renflé, quand elle est bien cultivée. Sa paille est jaune pâle et peu volumineusé. Elle talle beaucoup quand elle n’est pas semée trop fort et ses tiges rapprochées portent de gros épis touffus. Son grain pèse de 36 à 48 livres le minot et donne plus de farine que n’importe quelle autre espèce d'avoine. Comme elle s’égrène beaucoup quand elle est mûre, il faut la couper de bonne heure ;

2, L’avoine Hopetown, qui, dans une bonne terre bien cultivée réussit mieux que l’avoine patate, forme une paille plus forte et verse moins;

ttage de

contreà pointe t en di-

ire, qui

che ?

nt :

3 hâtives son pro- , quand e et peu n’est pas de gros le minot le autre p quand

erre bien rme une

3. L’avoine de Sandy, au grain glacé, compact et si dur qu’il faut l’écraser pour le donner aux chevaux, Elle réussit bien dans les sols mous et spongieux, ne verse pas ;

4, L’avoine Sheriff, écossaisse. la plus hâtive de toutes les avoines blanches, et par conséquent, la mieux appropriée aux régions où la saison agricole est courte ;

5. L’avoine blanche de Tartarie, courte, talle bien, ne verse pas, produit beaucoup, maïs mûrit une dizaine de jours plus tard que l’avoine noire de Tartarie ;

6. L’avoine de Géorgie ou de Sibérie, vigoureuse, à grains jaunâtres, gros, pesants et durs, que les vieux chevaux mangent difficilement, une des variétés les plus précoces ;

7. L’avoine de Hongrie ou à grappes, tardive, mais rustique, robuste, très productive en paille et en grain, qui est maigre, léger et de qualité médiocre ;

8. L’avoine American Banner, variété nouvelle, extrémement productive, rendant jusqu’à cent minots à l’acre, très précoce, pesant de 36 à 45 livres le minot. Le grain de cette avoine est blanc, gros et compacte ; la paille est raide, peu exposée à la verse et porte un long épi symétrique ;

9. L’avoine Wide awake, autre variété nouvelle, remarquable par la qualité et la quantité de son produit, qui varie de 65 à 125 minots à l’acre dans les bonnes terres ; rustique et vigoureuse, atteignant une hauteur de quatre à cinq pieds, donnant un grain renflé et bien rempli;

10. L’avoine anglaise blanche hâtive ou Canadian triumph, à la paille longue et forte, portant des épis

compactes, rempli de grains renflés, durs et courts, pesant de 48 à 50 livres le minot. Cette variété est très hâtive, mûrissant de dix à quinze jours avant les variétés ordinaires, ce qui la rend particulièrement propre aux localités où les gelées précoces sont à craindre.

Iles sont les principales variétés d'avoine noire ? Que princip

Ce sont l’avoine noire de Hongrie et surtout celle de Tartarie, qui est bien supérieure à l’autre.

Sème-t-on beaucoup d’avoine noire dans notre province ?

C’est à peu d’exceptions près la seule variété qui se cultive dans les comtés de Bonaventure et Gaspé. Le sénateur Cochrane l’a aussi introduite dans Compton ; mais ailleurs, on la cultive peu ou point, sous le prétexte que les chevaux refusent de la manger.

Ce préjugé est-il bien fondé ?

Non, puisque les chevaux de la Gaspésie n’en mangent pas d’autre et que ceux de M. Cochrane, un des plus grands éleveure de l'Amérique, Pont aussi mangée avec avidité.

L'avoine noire constitue-t-elle un bon aliment pour les chevaux ?

Elle est supérieure, sous ce rapport, à l’avoine blanche ; elle est pour le moins aussi nutritive et plus excitante, ce qui la fait particulièrement rechercher en Angleterre par les meilleurs entraîneurs de chevaux de course. Dans la Gaspésie, où elle est pourtant cultivée avec peu de soin, elle pèse, en moyenne, plus de 40 livres le minot. ÿ

courts, té est ant les rement crain-

elle de

ovince ?

qui se pé. Le npton ; rétexte

n manun des mangée

r les che-

he blanus excir en Anaux de cultivée s de 40

Pourquoi la cultive-t-on de préférence à l’avoine blanche dans la Gaspésie ?

Parce qu’on la trouve plus rustique, plus précoce et plus productive que l’avoine blanche commune.

Comment prépare-t-on l’avoine pour la semence ? Comme le blé, quand on veut avoir une bonne récolte. Quel est le climat qui convient le mieux à l'avoine ?

Grâce à la rapidité de sa végétation, l’avoine peut être cultivée dans presque tous les climats, bien qu’elle soit sensible au froid ; mais elle souffre de la sécheresse et préfère un climat un peu humide, ce qui explique pourquoi elle réussit si bien en Angleterre et pourquoi l’on dit que sa réussite dépend plus du temps que de la terre.

Quels sont les sols qui conviennent le mieux à l’avoine ?

Ce sont les terrains d’alluvion qui forment les vallées des rivières. Toutes les alluvions formées de matières où la glaise n’est pas en trop grande quantité produisent invariablement d’excellentes récoltes d'avoine de toutes les variétés.

Dans quelles conditions l’avoine réussit-elle le mieux dans les terrains glaiseux ?

Quand on la sème sur un relevé de trèfle ou d’autres herbes fourragères. En ouvrant la terre et la rendant plus friable, les racines du trèfle et des autres herbes l’empêchent de se durcir, ce qui favorise le dévoloppement des tendres radicelles de l’avoine.

L'avoine réussit-elle dans les sables légers ou les sols trop calcaires ?

Non: ce sont les terres qui lui conviennent le moins.

DE

L’avoine cultivée dans un sable sec a la balle dure et sèche, ne donne qu’un grain peu farineux ; dans un terrain calcaire et pauvre, son grain est pus farineux, mais plus petit.

L'avoine pousse-t-elle dans les sols ssurbeux ?

. Oui, pourvu que le sous-sol ne soit pas formé par ce composé de glaise, de sable et d’oxide de fer que les Anglais appellent hard-pan et que l’on désigne en français sous le nom de tuf,

Quelle place faut-il donner à l’avoine dans la rotation ?

L’avoine peut succéder à toutes les récoltes, venir au commencement ou à la fin d’une rotation ; mais c’est ordinairement sur un défrichement de pâturage ou de prairie qu’elle donne le meilleur produit. Quand elle vient à la fin de la rotation, elle ne prospère qu’en proportion de l’engrais laissé dans la terre par les récoltes précédentes. Quand elle vient après le blé ou l’orge, qui ont favorisé la multiplication des plantes adventices, elle ne donne souvent que de faibles récoltes.

Quels sont les engrais qui conviennent le mieux à l’avoine ?

Ceux qui contiennent beaucoup de silice, de chaux, de potasse et de phosphore, ce qui explique pourquoi elle réussit si bien dans les terres neuves ou récemment déboisées.

uelle préparation faut-il donner au sol destiné à l’avoine ? Quelle prép

Pour avoir une bonne récolte d’avoine, il faut préparer la terre avec autant de soin que pour la culture du blé, l’assainir, l’ameublir aussi profondément que possible et détruire toutes les mauvaises herbes,

ure et n ter- , mais

par ce les Anançais

ion ?

nir au is c’est

ou de nd elle en prorécoltes | l'orge, dventi-

avoine ?

chaux, Jurquoi mment

avoine ?

prépature du e possi-

Prend:on généralement toutes ces précautions pour cultiver l'avoine ?

Non, ce qui explique pourquoi on n'obtient que de chétives récoltes, de vingt à trente minots à l’arpent, quund avec un peu plus de soin il serait facile de doubler et même de tripler ces chiffres.

Comment sème-t-on l’avoine ?

Comme les autres céréales —à la volée, ou en lignes avec le semoir, ce qui est infiniment préférable, attendu que le grain vient bien plus beau et mûrit bien plus également.

Est-il bien important d’enterrer profondément les semis d'avoine ?

Cela est de la plus grande importance pour protéger l’avoine contre la sécheresse, qui lui est particulièrement nuisible. Quand on n’emploie pas le semoir en lignes, déposant la semence à la profondeur voulue, la meilleure méthode est de bien ameublir la terre par le hersage, de semer sur ce hersage et d’enterrer la semence avec le cultivateur. Quand le sol est bien meuble, comme dans les terres sablonneuses ou de savane, on peut semer sous raie, c’est-à-dire enterrer la semence avec la charrue. Dans tous les cas, on finit l’opération par un roulage.

À quelle époque faut-il semer l’avoine ?

Invariablement aussitôt que possible et jamais après la mi-juin, pour avoir une bonne récolte.

Quelle quantité de semence faut-il mettre à l’arpent ?

Deux minots et demi ou trois minots, quand on sème de bonne heure, et quatre minots ou plus quand on

sème tard, vu que dans ce cas, la sécheresse empêche l’avoine de taller autant. En Ecosse, où la culture de l’avoine réussit à perfection, on sème jusqu’à six et sept minots à l’acre.

Quels soins d'entretien faut-il donner d l’avoine ?

Dans la bonne culture, on lui donne les mêmes soins qu’au blé.

Comment se fait la moisson de l’avoine ?

On opère généralement d’une façon bien différente ; mais pour bien faire, il faut moissonner l’avcine de la même manière que le blé, pour ne pas perdre une partie de la récolte, qui autrement s’égrène sur le champ.

Quelle précaution faut-il prendre pour ramasser l’avoine quand on la coupe à la faux ou à la faucheuse ?

Il faut éviter l’usage du râteau à cheval. qui l’égrènerait beaucoup, et la ramasser à la fourche, en ayant la précaution de la secouer le moins possible. Il est bon d'observer les mêmes précautions pour la mettre dans la charrette, lors de l’engrangement.

Faut-il attendre que l’avoine soit bien mûr pour la couper ?

Au contraire, il faut la couper quand elle est encore verdâtre, sans quoi il s’en égrènerait une bonne partie dans les manipulations de la moisson. On ne laisse mûrir complètement que l’avoine destinée à fair grain de semence.

nt Ent 14 er ou Re CT TS

mpêche ture de et sept

28 Soins

érente ; e de la ne parchamp.

l’avoine

égrèneyant la st bon re dans

la cou-

encore

Page 1