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TRAITÉ D'AGRICULTURE 251 & 5—Du sarrasin
Connaît-on plusieurs variétés de sarrasin ?
Il n’y en a que deux variétés: le sarrasin noir, ou sarrasin ordinaire, et le sarrasin de Tartarie, vulgairement appelé petit sarrasin, sarrasin jaune ou sarrasin sauvage.
Quels sont les traits caractéristiques du sarrasin jaune ?
Ses graines sont rugueuses, munies de dents sur leurs angles, moins lisses, plus dures et plus petites que celles du sarrasin noir. Au lieu d’être blanches, comme celles de l’autre espèce, les fleurs du sarrasin jaune sont verdâtres, les tiges sont moins rouges et plus ramifiées. Ses graines, quand elles sont mûres, se détachent encore plus facilement que celles du sarrasin noir.
Quels sont, comparativement à l'espèce noire, les qualités et les défauts du sarrasin jaune ?
Le sarrasin jaune est plus rustique, plus vigoureux, plus précoce et plus productif que le noir ; il réussit dans des conditions où le sarrasin noir serait arrêté ou tué par le froid; mais il s’'égrène plus que l’autre, donne un produit moins estimé, un grain plus dur, plus difficile à moudre, une farine plus brune, plus amère et qui fermente moins bien.
Faut-il apporter quelques précautions particulières dans le choix et la préparation de la semence du sarrasin ?
Aucune. Le sarrasin n'étant exposé à aucune maladie provenant de sa graine, il suffit de choisir pour la semence du grain bien mûr et bien formé.
Quel est le climat qui convient au sarrasin ?
Le sarrasin est très sensible aux influences atmosphé.-
riques ; la sécheresse, la chaleur excessive, les vents froids, les gelées blanches lui sont nuisibles et même fatales ; mais la rapidité de sa végétation lui fait surmonter presque tout cela et permet de le cultiver partout où les autres céréales réussissent, même dans les endroits dont elles sont exclues par les basses températures du printemps et de l’automne.
Quel est le sol qui cor riert au sarrasin ?
Pourvu qu'ils soient meubles, bien égouttés et pas trop riches en engrais, le sarrasin s’accommode de tous les sols, même des sables légers et granitiques, ainsi que des terrains calcaires. Ce sont les terres srgileuses et humides qui lui conviennent le moins.
Quelle place faut-il assigner au sarrasin dans la rotation ?
Le sarrasin n’a pas de place particulière dans la rotation ; dans la bonne culture, il est surtout employé comme plante intercalaire, nettoyante ou améliorante. Quand on s’aperçoit qu’une autre céréale va manquer, on laboure ce terrain et on l’ensemence en sarrasin qui, grâce à 81 rapidité de végétation, a encore chance de mûrir. On sème aussi le sarrasin, qui est une plante étouffante, pour débarrasser des mauvaises herbes un terrain qui en est infesté. Enfin, on sème souvent le sarrasin pour l’enfouir en vert comme engrais.
Quels sont les engrais qui conviennent au sarrasin ?
Le grain et la paille du sarrasin contiennent une bonne proportion de chaux, de magnésie, de potasse et d'acide phosphorique ; quand la terre dans laquelle on le cultive ne renferme pas de ces substances en assez grande quantité, il faut, pour obtenir le plus fort rendement, y remédier au moyen des engrais.
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Quel effet produit l'excès d'engrais ?
Dans le terrain ensemencé en sarrasin, l'excès de fumier rend la plante feuillée, vigoureuse, retarde la maturité et compromet ainsi la récolte.
Quelle préparation exige le sol destiné au sarrasin ?
Un ameublissement parfait, ce qui est la condition essentielle du plein succès de cette culture.
Comment sème-t-un le sarrasin ?
On le sème généralement à la volée et l’on recouvre la semence d’un coup de herse.
Quelle quantité de semence faut-il mettre à l’arpent ? q ?
Quand on cultive le sarrasin pour la récolte dugrain, on sème un demi-minot à l’arvent. Comme cette plante se ramifie beaucoup et qu'il lui faut beaucoup d'air pour mûrir, on comoromet la récolte en semant trop dru. Quand on cultive pour le fourrage ou l’enfouissage en vert, il faut semer plus fort.
À quelle époque faut-il semer le sarrasin ?
Au printemps, dès que là terre est bien sèche. On peut attendre jusqu’à la fin de juin et même plus tard quand on n’a pas à craindre les gelées hâtives.
Quels soins d'entretien faut-il donner au sarrasin ?
Aucun : la rapidité de sa croissance le protège contre les mauvaises herbes. qu’il étouffe, ce qui fait qu’on le cultive souvent pour nettoyer un terrain infesté de plantes adventices.
À quelle. époque faut-il récolter le sarrasin ?
Comme il est très sujet à s’égrener, le sarrasin doit
| être récolté avant la maturité complète, dès que les ‘4 graines inférieures sont mûres, sans quoi il se produit ll "4 indéfiniment sur la mê:ne tige de nouvelles fleurs et de 1 nouvelles graines, lorsque le temps est favorable. Les H
grains de la tête, qui sont encore verts, finissent de mûrir après la moisson.
Comment coupe-t-on le sarrasin ? :
: A la faucille, à la faux ou à la moissonneuse. d Quelle est la meilleure de ces trois méthodes ? t ) C’est la coupe à la faucille ; mais comme cette opéra- | tion est longue et fatiguante, on peut, sans inconvénient, l la remplacer par la coupe à la moissonneuse. p | La coupe à la faux présente-t-elle quelques inconvénients ? d Oui: la secousse que l4 faux imprime à la tige fait : tomber une partie des graines et il s’en perd encore ; : \: n plus dans les manipulations qu’il faut opérer pour ramasser la récolte ainsi coupée.
| Quel temps faut-il choisir pour abattre le sarrasin ? | Le matin, à la rosée, ou après un orage, lorsque les ‘
capsules qui renferment le grain sont fermées par l’humidité, ce qui empêche l’égrenage,
Laisse-t-on le sarrasin en javelles sur le champ ?
(5 | Non, car cela l’exposerait à chauffer plutôt qu’à | sécher, Dès qu’il est abattu, on le met en petites ger- | bes que l’on dispose en faisceaux, la graine en haut, en
les réunissant par douze ou quinze et les écartant du P | pied, pour faciliter la circulation de l’air. On laisse | ainsi ces gerbes str le champ une quinzaine de jours
pour que le grain achève de mûrir, li
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La pluie ne peut-elle pas endommager le sarrasin ainsi laissé sur le champ ?
Au contraire, elle ne peut que lui faire du bien, en hâtant la maturation du grain.
Quelles précautions prennent les cultivateurs soigneux pour charroyer le sarrasin ?
Ils couvrent le fond de la voiture de toile ou de vieux draps, pour empêcher de se perdre les graines qui se détachent des tiges.
Est-il prudent de laisser le sarrasin en tasserie ?
Non: il est à peu près impossible de dessécher complètement les tiges de sarrasin, qui conservent toujours de l'humidité, capable de causer dans la masse du fourrage une fermentation susceptible de tout gâter. Pour prévenir ce danger, on bat le sarrasin au moment même de l’engrangement ou peu de temps après.
Comment bat-on le sarrasin ?
Au fléau ou à la batteuse, qu’il faut avoir soin de desserrer, pour ne pas casser ou écraser les graines entre les dents.
Le sarrasin est-il un grain bien utile ?
Il sert à la nourriture de l’homme et plusieurs agronomes le recommandent pour les chevaux, en mélange avec l’avoine. Ilest bon pour engraisser certains animaux, surtout les porcs, et excellent pour nourrir les poules, qu’il fait pondre de bonne heure,
Quel est le meilleur emploi de la paille de sarrasin ?
En litière, vu qu’elle est très absorbante et très fertilisante.
Est-il prudent de faire consommer le sarrasin en vert ?
Non, car il a le grave inconvénient de produire souvent un gonflement de la tête chez les animaux qui s’en nourrissent. La peau se gonfle, les oreilles, les paupières, les joues deviennent œdémateuses ou remplies de tumeurs molles et blanchâtres ; les yeux sont presque fermés et les oreilles pendantes. Ces accidents,
rarement graves, disparaissent dès qu’on change la e nourriture des animaux. 6 a “HE t & 6—Des pois
Distingue-t-on plusieurs espèces de pois ?
On en distingue deux espèces : le pois cultivé ou pois c
des jardins et le pois gris, ou pois des champs, qui est l’objet de la culture en grand. Dans cette dernière espèce, il y a des variétés hâtives et d’autres tardives.
Le choix des pois de semence exige-t-il quelque soin particulier ?
Il y a beaucoup de pois qui sont percés d’un petit trou, causé par la larve d’un insecte, ce qui leur fait perdre la faculté de germer ; il faut naturellement les mettre de côté. Quant, au reste, les pois conservent leur faculté germinative durant plusieurs années, et l’on peut sans inconvénient choisir pour la semence des pois récoltés dept' une couple d’années.
Quel climat demandent les pois ?
Ils aiment un climat tempéré, plutôt sec qu’humide et ils réussissent dans toutes les parties de notre pays, quand ils sont bien cultivés.
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SRAITÉ D'AGRICULTURE 257
Quels sont les sols qui conviennent aux pois ?
Les terres à blé et surtout les sols de consistance moyenne et un peu argileux, de préférence aux terres légères.
Quelle place doivent occuper les pois dans la rotation ?
Ils peuvent succéder à toutes les autres plantes, excepté à eux-mêmes ; le même terrain ne doit être ensemencé en pois qu’à de longs intervalles, huit ou dix ans. Quand on les sème en lignes, comme en Angleterre, ils peuvent prendre la place d’une culture sarclée, pour nettoyer la terre, et venir avant une céréale,
Quels sont les engrais qui conviennent aux pois ?
Ce sont les fumiers consumés et, parmi les substances minérales, la marne et la chaux, qui sont indispensables à la réussite des pois et qu'il faut ajouter, quand la terre n’en renferme pas assez. Quand on emploie du fumier long et pailleux, il vaut mieux le mettre en couverture, ce qui protège aussi les jeunes plantes contre les premières sécheresses, qui leur sont très nuisibles.
Quelle préparation faut-il donner au sol ?
Les pois demandent un sol profondément ameubli, mais bien rassi, ce qu’on leur procure au moyen d’un fort labour d'automne, surtout dans les terres compactes. Dans une terre trop compacte, ils ne fleurissent presque pas ; dans les terres humides, il se forme beaucoup de fleurs, mais elles tombent sans former de gousses ; dans les terres trop grasses, enrichies avec du fumier frais, les tiges viennent longues et grosses, mais ne produisent presque pas de fleurs et de grain.
Comment sème-t-on les pois ?
A la volée ou en lignes, Ce dernier mode est de rigueur pour le pois cultivé ou des jardins.
Comment se font les semis en ligne ?
On herse le guéret pour empêcher la semence de s’'éparpiller entre les crêtes des tranches de terre; on dépose la semence avec un semoir à maïs, en laissant un espace d’un pied ou d’un pied et demi entre les rangs, puis on refend les raies à la charrue pour recouvrir la semence et une dizaine de jours après, on donne un hersage en travers, afin d’unir le terrain pour le binage.
Comment enterre-t-on les semis à la volée ?
A la herse, quand on sème sur labour, au cultivateur ou à la charrue, quand on cultive sous raie, ce qui est la meilleure méthode. Pour bien réussir, il faut que la gemence soit enterrée à trois ou quatre pouces de profondeur.
Quelle quantité de semence faut-il mettre à l’arpent ?
Un minot au plus, dans les semis en lignes et un minot et quart à deux minots, quand on sème à la volée. Quand les pois sont semés trop dur, le bas des tiges ne forme pas de gousses.
À quelle époque faut-il semer les pois ?
Aussi de bonne heure que possible, afin qu’ils puissent entrer en pleine végétation avant la sécheresse, qui leur est très nuisible.
Quels soins d'entretien exigent les pois ?
Dans les semis en lignes, il faut donner plusieurs
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binages à la houe à cheval, pour empêcher le durcissement du sol et la croissance des mauvaises herbes. Dans les semis à la volée, il suffit de donner un coup de herse quand les germes commencent à sortir de terre.
Comment moissonne-t-on les pois ?
On les arrache, ou ce qui est bien mieux, on les coupe à la faux, en prenant bien soin de les secouer le moins possible et de les enrouler en petites veillotes. On les laisse ainsi sécher au soleil, on les ramasse en tas pour les engranger, en ayant soin, dans toutes ces manipulations, de les égrener le moins possible.
Quand faut-il couper les pois ?
Au moment où les gousses du bas des tiges sont mûres, sans s'occuper qu'il y ait encore des fleurs ou des gousses un peu vertes dans la tête.
Comment bat-on les pois ?
Au fléau. On fait quelquefois cette opération à la batteuse, ce qui a pour inconvénient de casser une partie des grains et de diminuer la valeur de la récolte.
8 7—Des fèves
La fève est-elle une plante bien utile ?
C’est une des plantes les plus utiles en agriculture. Elle donne des fourrages salubres et abondants, n’épuise pas le sol, le nettoie des mauvaises herbes, par les sarclages qu’elle exige si on la sème en lignes, et par
l’ombre qu’elle produit, quand elle est semée à la volée. Toniques et même fortifiantes, les fèves donnent de la vigueur aux animaux; pour les chevaux, elles sont plus nourrissantes que l’avoine et c’est à elles que le pur-sang anglais doit beaucoup de sa force musculaire. Chez les bêtes à l’engrais, notamment les bœufs et les moutons, elles produisent des chairs fermes, savoureuses et de la bonne graisse. ’
Ÿ a-t-il plusieurs espèces de fèves ?
Il yen a une foule de variétés, qui se divisent en deux groupes principaux: la féverole ou fève à cheval, la grosse fève ou fève des marais, moins rustique et moins productive que l’autre espèce.
Quel est le sol qui convient aux fèves ?
Tous les sols moyens conviennent aux fèves ; mais cette plante aime les terres fraîches, surtout la fève des marais. Elles réussissent bien dans les terres à blé et donnent d'excellents produits dans les terrains argileux, compactes, qu’elles ameublissent.
Quelle place doivent occuper les fèves dans la rotation ?
Elles précèdent les céréales et réussissent très bien sur un guéret de prairie ou de pâturage, qu’elles préparent admirablement à la culture du blé et de l'orge. Les fèves peuvent se succéder, sans inconvénient, dans le même sol, quand on lui donne l’engrais voulu, et la culture de la féverole est considérée comme améliorante, à raison des composés azotés qu’elle puise dans l’atmosplière et qu’elle assimile.
Quels sont les meilleurs engrais pour les fèves ?
Ce sont les engrais pulvérulents, riches en phosphates
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et potasse, notamment la superphosphate de chaux, le noir animalisé, les cendres et le fumier d’étable.
Quelle préparation faut-il donner au sol ?
Pour bien réussir dans la culture des fèves, il faut donner deux labours au sol qu’on leur destine—un labour profond à l’automne et un autre au printemps, au moment de semer. On peut cependant se contenter d’un seul guéret quand on sème sur un gazon rompu et dans une terre pas trop compacte.
Comment sème-t-on les fèves ?
À la volée et encore bien mieux en lignes, comme les pois, sous raie ou sur labour, mais en ayant bien soin d’enterrer les semis à trois ou quatre pouces, ce qui est essentiel au succès.
À quelle époque faut-il semer les fèves ?
Aussi de bonne heure que possible, sans quoi elles seraient exposés à être détruites par la sécheresse.
Quelle quantité de semence faut-il employer ?
En Angleterre, où l’on donne un soin particulier à cette culture, on met de deux à deux minots et demi à l’acre.
Quels soins d'entretien faut-il donner aux fèves ?
Les mêmes qu'aux pois. Des hersages, huit ou dix jours après l’ensemencement, détruisent les mauvaises herbes, aèrent le sol et favorisent l’accroissement de la jeune plante, qui ne souffre pas de ce hersage. Plus tard, on donne dans le même but des façons à la houe à cheval et en dernier lieu, on pratique l’écimage.
Qu'est-ce que l’écimage ?
Après que les cosses ont commencé à se former sur la '
partie inférieure des tiges de fève,il se produit au sommet de nouvelles fleurs qui, n'ayant pas eu le temps de mûrir, ne font que nuire aux autres, qu’elles privent d’une partie de l'alimentation fournie par la tige, en même temps qu’elles servent de réceptacle aux pucerôns, les pires ennemis de la féverole. Pour prévenir tous ces inconvénients, on coupe le sommet des tiges et cette opération s'appelle écimage.
Comment moissonne-t-on les fèves ?
On les coupe à la faux, quand elles sont semées à la volée, et à la faucille, quand le semis a été fait en lignes. Quand on coupe à la faux, on laisse durant quelques jours les tiges en andaïr , après quoi on les met en javelles pour achever la dessiccation puis on les engerbe pour les entrer. Quand on les coupe à la faucille, on laisse aussi javeler quelques jours et l’on forme ensuite des petites gerbes qu’on laisse debout sur le champ, pour achever la dessiccation.
Comment bat-on les fèves ?
Au fléau, comme les pois.
& S—De la lentille et de la vesce
Comment cultive-t-on la lentille et la vesce ?
Comme les pois. On sème à la volée, avec un simple labour et l’on enterre à la herse. Ces légumineuses
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demandent le même sol et les mêmes engrais que les pois, sauf les vesces, qui exigent une terre plus consistante et plus fraîche,
&9—Du mais ou blé d’Inde
Y at-il plusieurs espèces de maïs ?
Non, il n’y en a qu’une espèce ; mais par la culture et la sélection, on en a formé un nombre infini de va-
riétés.
Quelles sont les variétés les mieux adaptées à notre pays ?
Ce sont le maïs jaune et le maïs blanc du Canada, qui sont hâtifs, rustiques et s’accommodent bien de notre climat.
Faut-il observer quelques précautions dans le choix de la semence ?
Il faut choisir des grains bien môûris et bien formés. Certains praticiens préfèrent les grains des extrémités de l’épi, d’autres préfèrent ceux du milieu.
Est-il bon de faire subir quelque préparation à la semence ?
Il est bon de la mettre dans de l’eau tiède, que l’on tient exposée aux rayons du soleil, ce qui amollit l'écorce du grain et hâte la germination. Pour empécher les oiseaux, surtout les corneilles, de manger le semis, on le fait tremper une douzaine d’heures dans de l’eau goudronnée, puis on le saupoudre de plâtre, de chaux et de cendre.
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Quel est le climat qui convient au maïs ?
Le maïs est une plante tropicale et qui a besoïn d’une grande chaleur pour accomplir sa végétation. Cependant elle réussit dans les régions du nord, même par un été frais et pluvieux, pourvu qu’elle ait une couple de semaines de chaleur en juin et au commencement de juillet, puis un automne tardif, avec du temps chaud à l’époque de la maturation.
Les changements de température sont-ils nuisibles au maïs ?
Durant sa période de croissance, le maïs ne peut pas snpporter une température moyenne au-dessous de 65°; mais, du moment que l’excès de chaleur du haut du jour donne cette moyenne, peu importe que la température soit plus basse le soir et le matin.
Quels sont les sols qui conviennent au maïs ?
Le maïs pousse dans tous les sols, pourvu qu’ils ne soient pas mouillés, et il réussit dans les terres fortes comme dans les terrains légers; mais il préfère un sol de consistance moyenne, fertile, profond, ameubli et bien assaini. Il réussit admirablement dans les terrains drainés.
… Quelle place occupe le maïs dans la rotation ?
Par les façons et les fumures qu’il exige, le maïs entre dans la catégorie des cultures sarclées et a sa place au début de la rotation, pour préparer la terre pour le blé et les autres céréales. Il succède aussi, sans inconvénient, à la plupart des autres récoltes, au blé, à l’orge et même aux pois.
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Quels sont les engrais qui conviennent le mieux au maïs ?
Le maïs contient beaucoup de chaux, de magnésie, de silice, de potasse et de soude, qu’il faut lui fournir au moyen des silicates et les sulfates alcalins, des cendres de bois et du fumier, quand la terre manque de ces substances,
Quelle précaution faut-il observer dans l'emploi du fumier de ferme ?
Il faut éviter emploi des fumiers verts et longs, surtout dans les terrains légers, et n’employer que des fumiers bien décomposés.
Pourquoi faut-il éviter les fumiers verts et longs ?
Parce qu’en désagrégeant la terre, ces fumiers neutralisent l’action de la capillarité, empêchent l’humidité de remonter à la surface du sol, qui est trop chauffée par le soleil, c’est-à-dire la partie du sol où le maïs puise tous les aliments nécessaires à sa vegétation.
Est-il une circonstance où l’on peut avantageusement employer le fumier vert et long pour engraisser la terre à maïs ?
Oui, quand on sème le blé d’Inde sur un relevé de prairie ou de pâturage, dans un sol glaiseux et compacte, que le fumier iong désagrège et rend moins compacte. On enterre ce fumier par un labour d’automne. En se décomposant dans le sol, le fumier ouvre celui-ci, le réchauffe, le rend plus friable et plus meuble,
Comment s’emploient les récoltes enfouies ?
De la même façon que les fumiers longs, en les enterrant par un labour d'automne.
Les récoltes dérobées ou enfouies en vert sont-elles bien employées pour fumer les terrains à maïs ?
Oui, surtout aux Etats-Unis, où l’on emploie à cette fin le trèfle, le saigle, le sarrasin et le millet ou mohu de Hongrie.
Quels avantages vrésente le millet ?
Comine cette plante, qui est riche en azote, parcourt toutes les phases de sa végétation en huit semaines, on peut la semer vers la fin d’août, après une récolte hâtive de pommes de terre ou de grain et l’enfouir vers la fin d'octobre, précisément dans le teape où le millet sera dans les meilleures conditions pour fournir un excellent engrais.
Comment faut-i préparer la terre pour la culture du maïs ?
Le blé d'Inde ne réussit bien que dans un terrain raseis, mais parfaitement ameubli, ce qui s'obtient, dans les terres fortes, par un labour d’artomne et des hersages énergiques au printemps suivant. Les herses à disques sont les mieu:: appropriées à cette fin. Dans les terres légères, ou de consistanc moyenne, on pent labourer au printemps, mais il faut herser le guéret à mesu: 2 qu’il est fait, pour empêcher la formation des mottses,
Y a-t-il des instruments spécialement adaptées à la préparation de la terre destinée au maïs ?
Oui, notamment le pulvérisateur de Tower (fig. 44, pag2 124). Cet appareil a l’avant muni d’une série de lames qui émiettent la terre, d’une pièce transversale qui l’écrase et l’unit. et il a à l’arrière une espèce de peigne
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qui achève de pulvériser le sol et lui donne l’apparence d’un véritable terroir.
Est-1l important que la surface du sol soit bien unie ?
C’est absolument nécessaire au succès de la récolte, pour régulariser l’action des agents atmosphériques et les façons d'entretien, qui sont indispensables.
Comment sème-t-on le maïs ?
A la volée, en fosses ou en lignes.
Comment se fait le semis à la volée ?
Absolument comme celui des céréales et l’on enterre la semence par un hersage. F
Cette méthode est-elle recommandable ?
Au contraire, elle est cendamnable à tous les points de vue, notamment parce qu’elle rend impossible les soins d'entretien, principalement les binages, qui sont absoiument nécessaires au blé d'Inde, Même quand on cultive le maïs pour le fourrage, il produit beaucoup plus lorsqu'on le sème à la fosse ou en lignes.
’ Comment se fait le semis à la fosse ou en poquets ?
On ouvre des sillons avec le buttoir ou la charrue dans le sens longitudinal G: terrain, en ayant soin d’espacer ces sillons de trois pieus ou trois pieds et demi, selon l’espace qu’on veut laisser entre les rangs; on ouvre ensuite d’autres sillons transversalement aux premiers et pareillement espacés, ce qui divise le champ en carrés, comme un damier ; à tous les points d’intersection des lignes, on dépose quatre ou cinq grains de semence, que l’on recouvre en passant sur le terrain une herse renversée.
Y a-t-il des appareils spéciaux pour faire les semis en poquets ?
Oui, notamment ceux de Haworth, de Deuscher et de plusieurs autres fabricants américains. Ces instruments, qui sèment deux rangs à la fois, creusent le sillon, déposent la semence à des intervalles absolument réguliers et la recouvrent du même coup. Avec cet appareil, traîné par deux chevaux, un homme peut ensemencer cinq Ju six arpents par jour.
Comment se fait le semis en lignes et quels appareils emploie-t-on à cetie fin ?
Comme celui du blé et des autres céréales. On emploie à cette fin des semoirs qui ne déposent qu’un seul grain à la fois et se règlent de façon à laisser entre les grains, dans un même rang, l’espace désiré. Ces appareils creusent le sillon, déposent et recouvrent la semence d’une seule opération. Quelques-uns, tels que l’Aspinwall, sont organisés pour déposer des engrais pulvérulents avec le semis.
Quel espace faut-il laisser entre les rangs et entre les grains de semis ?
Pour les petites variétés ou les petits maïs, on espace les rangs de trois pieds à trois pieds et demiet les grains d’un même rang de cinq à six pouces, quand on sème en lignes; pour les g'ands maïs, on laisse de trois pieds et demi à quatre pieds entre les rangs et de huit à dix pouces entre les grains d’une même ligne.
Quel appareil emploie-t-on pour marquer l'espacement des rangs ?
Les semoirs bien faits sont munis d’un rayonneur, qui marque la trace du prochain sillon ou de la pro-
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chaine ligne. Quand le semoir n’est pas muni de cet appareil, on se sert du rayonneur, c’est-à-dire d’un madrier auquel on fixe des limons, pour le faire traîner par un cheval, et des chevilles ou dents qui font sur le sol des traces indiquant la place des sillons ou des lignes.
Est-il mieux de semer en poquets ou en lignes ?
Cela dépend de la nature du terrain. Dans les terrains plans, bien assainis, bien neëtoyés, bien préparés, où les mauvaises herbes ne sont pas à craindre, le semis en ligne est préférable, et des bons praticiens prétendent qu’il donne un meilleur rendement en grain ; mais ans les terrairs mal assainis, exposés à l’humidité, à surface rugueuse, où les mauvaises herbes sont à craindre, il faut adopter de préférence le semis en poquets, qui permet de donner des binages plus énergiques et de combattre plus efficacement l’envahissement des mauvaises herbes.
Quelle quantité de semence faut-il mettre à l’arpent ?
Euviron an gallon. Il faut un peu plus quand les grains sont gros et la terre riche.
À quelle profondeur faut-il enterrer la semence ?
A trois pouces, au plus. Quand on sème de bonne heur:, avant que le sol soit parfaitement réchaufté, ou dans une terre un peu humide, il est même prudent de ne pas semer à plus d’un pouce et demi de profondeur, sans quoi on exposerait la semence à pourrir en terre.
À quel temps faut-il semer le maïs ?
Le temps le plus propice est ordinairement la fin de mai ou le commencement de juin; cela dépend de
270 THAITÉ D'AGRICULTURE
l'allure de la saison et de la précocité de la variété qu’on sème. Il faut attendre que la terre soit bien réchauffée et qu’il n’y a plus à craindre la gelée. Quand on sème dans une terre encore froide ou humide, la germination retarde ou la semence pourrit. Si on sème trop tôt et qu’il survienne une gelée après que la semence est sortie de terre, il y a danger de perdre la récolte.
Quels soins d'entretien faut-il donner au maïs ?
Comme le blé d’Inde souffre beaucoup de la présence des mauvaises herbes ou des plantes adventices et comme il a absolument besoin d’une terre friable et perméable à la surface, pour développer ses longues racines traçantes, 11 faut de toute nécessité lui donner des hersages et des binages répétés.
Quand faut-il lui donner les premières façons ?
Quatre ou cinq jours après les semailles, ou même plus tôt, si on s’aperçoit qu’elles commencent à pousser, on donne un hersage pour détruire les mauvaises herbes puis on répète le hersage quand le maïs commence à sortir de terre.
Ce hersage ne nuit-il pas aux jeunes plantes ?
Sur le coup, lts jeunes plantes paraissent endommagées; mais il n’en est rien et au bout d’une couple de jours, eiles reprennent vigueur et se portent à merveille.
Quels instruments emploie-t-on pour donner ces premières façons ?
Une herse 'égère, comme la herse sarcleuse de Tho-
mas, ou encore mieux la herse de Tower, qui est l’instrument par excellence pour cette opér: tion. Quand on
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Quels instruments faut-1 employer pour les façons ultérieures ?
Quand ie blé d'Inde a atteint trois ou quatre pouces de hauteur, il serait endommagé par la herse ou le pulvérisateur ; on opère alors les binages avec la houe à cheval et les cultivateurs à lames horizontales, tels que ceux de Bradley et le cultivateur superficiel de Tower, qui est l'instrument le mieux approprié à ces binages.
Quel inconvénient présentent les culhivateurs ordinaires ?
Le maïs projette un grand nombre de racines très longues, mais traçantes et qui s’enfoncent rarement à plus de quatre ou cinq pouces dans la terre. Si les socs des instruments employés pour faire le binage pénétrent jusqu’à cette profondeur, comme c’est le cas pour la plupart des cultivateurs ordinaires, üne partie des racines est détruite par ces instruments, la tige ne s’alimente qu’imparfaitement et la récolte est compromise ou diminuée d’autant.
Les cultivateurs à lames de Bradley et de Tower ne prégent-ils pas le même inconvénient ?
Non. Les lames de ces instruments, disnosées et coupant horizontalement, rasent la terre à l'instar du rasoir sur la figure, n’ont ni 8ocs, ni pointes qui puissent atteindre le racine ; et comme leur entrure se règle automatiquement, on peut varier l'épaisseur du binage par demi-pouces et raser extrêmement près des plantes sans toucher aucunement aux tiges.
Quelle profondeur faut-il donner aux binages ?
Un pouce ou deux en commençant et augmenter jusqu’à trois pouces dans les dernières façons, alors que les racines sont plus enfoncées ; mais il faut se garder avec soin d’aller plus loin que la profondeur à laquelle le semis à été enterré.
Faut-il répéter les binages bien souvent ?
Aussi souvent que les mauvaises herbes se montrent à la surface du sol. On continue aïnsi tant que les tiges du blé d’Inde n’ont pas atteint quinze ou dix-huit pouces de hauteur, alors qu’elles donnent assez d’ombrage pour empêcher la croissance des mauvaises herbes et conserver au sol la fraîcheur voulue,
Comment les binages superficiels conservent-ils la fraîcheur au sol ?
En ce que la terre remuée par ces binages forme une couverture absolument comme une couche de paille, qui ombrage le sol sous-jacent, dans lequel s’opère l’alimentation des racines, le protège contre l’ardeur du soleil, sans en exclure l’air, qui y circule librement.
En quoi pêchent les binages profonds ?
Outre qu’ils détruisent une partie des racines, ils ont aussi l’inconvénient de laisser autour de celles qui ne sont pas lacérées une masse de terre égrenée qui se dessèche et nuitconsidérablement à la croissance de la plante:
Est-il bon de butter ou rechausser le blé d'Inde ?
Beaucoup de cultivateurs de notre pays suivent cette pratique, qui est universellement condamnée par les meilleurs praticiens des Etats de l'Ouest, où la culture du maïs se fait à la perfection et avec le plus grand succès.
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Que fait-on lorsqu'on s'aperçoit qu'il y a des vides dans les lignes de semis ?
Quand on s'aperçoit qu’il y a des vides dans les rangs de semis, provenant ou de ce que la graine n’a pas germé ou de ce que les tigelles ont été détruites par un hersage trop énergique, on remplit ces vit!°s en y semant des graines d'espèce plus hâtive, capables d'arriver à maturité en même temps que les autres.
Comment se pratique l’écimage du maïs ?
Quand les soies qui 8e forment au bout des épis sont flétries ou fanées, on enlève les panicules des fleurs mâles et l’on coupe la tige au-dessus de l’épi le plus haut ainsi que les épis surabondants, s’il y en a. On coupe aussi les feuilles qui se développent à la partie inférieure de la tige et l’on donne tous ces rebuts au bétail, qui les mange avec avidité.
Quel est l'effet de l’écimage ?
On prétend qu’il augmente la quantité et la qualité du grain ; mais, comme il diminue la quantité du fourrage, on ne pratique cette opération que sur le maïs destiné à la récolte du grain et non sur celui qui doit étre ensilé.
Quand faut-il couper le maïs ?
Il faut couper le maïs destiné à l’ensilage, au moment où le grain est en lait et se laisse difficilement rayer par l’ongle, époque à laquelle il renferme le plus de substances nutritives.
Comment coupe-t-on le maïs d’ensilage ?
A la faucille, à la faux ou à la faucheuse et en pre-
nant soin de ne faire cette opération que quand la plante n’est hurectée n;: par la rosée ni par la pluie.
Comment dispose-t on le maïs sur le chainp après lavoir coupé ?
On le met en javelles ou en fagots, à bras ou avec un grand râteau adapté à cette fin.
Combien de temps peut-on laisser le maïs d'ensilage sur le champ ?
Une journée ou deux, quand le temps est sec, et le soleil peu ardent ; mais quand il y a lieu de craindre le mauvais temps ou une chaleur excessive, il est mieux de couper l’avant-midi et d’ensiler l’après-midi du même jour.
Quelle est la voiture la plus commode pour transporter le blé d'Inde au silo ?
Un wagon ou chariot à roues basses, muni à l’arrière d’un madrier, sur lequel sont clouées des tringles transversales, qui forme un plan incliné permettant aux ouvriers de monter facilement avec les brassées de maïs pour les déposer sur la charge.
Quand faut-il récolter le blé d'Inde cultivé pour la récolte du grain ?
Lorsque le grain est bien mûr, c’est-à-dire quand les spathes ou les feuilles qui recouvrent l’épi sont blanches, s’entrouvrent et laissent voir le grain, qui est alors dur et donne une cassure cornée, quand on l’écrase sous la dent.
Comment se fait la récolte du maïs cultivé pour le grain ?
On le coupe à la faucille ou à la faux puis on le met en bottes d'environ un pied de diamètre, qu’on réunit
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quatre par quatre, debout, et qu’on attache serré par la tête, puis on le laisse javeler ou sécher. Quand la dessiccation est assez avancée, on défait ces moyettes pour détacher les épis des tiges et l’on transporte le tout aux bâtiments.
Peut-on suivre un autre procédé ?
Oui : on peut détacher les épis des tiges sur le champ même—ce qu'on appelle vulgairement casser le blé d’Inde—transporter les épis aux bâtiments, puis couper les tiges et les mettre en quintaux, comme le maïs coupé avec les épis.
Comment détache-t-on les épis de la tige ?
Ordinairement, cette opération se fait à la main, ce qui est très long; muis depuis une couple d’années on se sert aux Etats-Unis de machines spéciales qui, d’une seule opération, séparent les épis, hachent ou écharpent les tiges, comme fait !a batteuse ordinaire pour la paille des céréales. Les tiges ainsi écharpées se dessèchent mieux et prennent moitié moins d’espace dans la grange.
Comment fonctionne cette machine ?
Une première paire de rouleaux séparent les épis des tiges ; les épis tombent alors entre d’autres rouleaux qui les épluchent, c’est à-dire enlèvent les feuilles et les soies, après quoi les épis sont entraînés par un ascenseur qui les dépose dans une voiture, pour les transporter à l'endroit voulu. Les feuilles et les tiges sont coupées par un hache-fourrage et entraînées du côté opposé par un autre ascenseur qui dépose le fourrage haché dans une autre voiture.
Que fait-on des épis après les avoir séparés des tiges ?
On les dépose dans un endroit sec, bien aéré et bien ventilé, pour les faire sécher complètement. Quand on a lieu de craindre l’humidité, on les dépouille de leurs feuilles, ce qui facilite la dessiccation. Lorsque la récolte est peu considérable, on retrousse les feuilles sans les détacher de l’épi, on les tresse et l’on suspend ces tresses aux entraits ou sur des perches, äans un grenier, ce qui est le meilleur moyen d'obtenir une dessiccation parfaite et de ne pas exposer le grain à chauffer ou moisir.
Comment égrène-t-on le maïs ?
Dans la petite culture, on l’égrène en raclant les épis sur les arêtes d’une barre de fer, ou bien on le bat au fléau, en ayant soin de mettre les rangs d’épis suffisamment épais pour que la batte ne casse pas les grains ; dans la culture plus avancée, l’égrenage se fait avec une machine spéciale, l’égreneur de maïs, ce qui est de beaucoup la meilleure méthode.
Est-il avantageux de ramasser les tiges du maïs récolté pour le grain À
Oui: ces tiges, récoltées et conservées avec le soin voulu, sont un des meilleurs fourrages qu’on puisse donner aux bêtes bovines, qui le préfèrent souvent au foin de qualité ordinaire.
Comment se fait la récolte des tiges °
Quand on casse le maïs sur le champ, on coupe ensuite les tiges, on les met en bottes et en quintaux, on les laisse sécher cemplètement, puis on les met en grange ou en meulons.
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TRAITÉ D'AGRICOULTURE 277
Comment fait-on pour les rendre plus faciles à engranger ?
On les passe à la batteuse, ce qui les rend plus faciles à sécher et réduit leur volume au quart de l’espace qu’elles occupent quand elles sont en branches. Un local de 32x12 pieds et de 8 pieds de hauteur peut contenir le fourrage de douze acres de maïs, ainsi passé À la batteuse.
10—Des pommes de terre
Distingue-t-on plusieurs variétés de pommes de terre ?
Le nombre en est presque infini; mais on peut les réduire à deux divisions principales : les variétés hâtives et les variétés tardives.
Quel est le climat qui convient le mieux à la pomme de terre ?
Cette plante s’accommode pour ainsi dire de tous les climats et on peut la cultiver bien loin vers le nord ; mais pour donner son meilleur produit, elle préfère un climat plutôt frais et tempéré que chaud, plutôt humide que sec, ce qui explique pourquoi elle réussit si bien en Irlande.
Quelles sont les parties de notre province où l’on trouve le mieux ces conditions climatériques ?
Ce sont la Gaspésie et la contrée contigüe aux deux rives du Saint-Laurent, en aval de Québec.