‹ Traité d'agriculture [microforme]Chapitre 14 sur 43 · CRESSONS · texte numérisé non relu

CRESSONS

DescripTion.—On ne fait usage ici que de deux espèces de Cressons, dont l’un est naturel au pays, | qu’on appelle cresson de fontaine, et l’autre étranger, qu’on nomme cresson alenois ou des jardins.

Le premier croit naturellement à l’entour des sources d'eaux chaudes, et on le mange en salade à l'huile et au vinaigre : on ne se donne pas la

peine de le cultiver.

Le second, celui des jardins, se cultive surtout

lement les nt quatre tête de la | ches latéerre, avec de gauche,

près des villes, où il sert de fournitures dans les salades, auxquelles :1l donne un goût piquant et facilite la digestion.

CuzTure.—On le sème sur des couches chaudes en rayons, et successivement en pleine terre à une exposition fraiche et ombragée, tous les quinze ljours pendant l’été, afin d’en avoir continuellement.

anche plus Il demande des arrosements fréquents, on le mité de la Ésarcle «et on l’éctaircit au besoin ; on doit en réir le fruit ; Eserver quelques pieds pour graines.

bout pou SE Propriéré.—Il passe en médecine pour déter-

sif, diurétique, emménagogue, incisif, anti-scorbu- )nmencent |

tique et sternutatoire.

ivre facile- |

ache natü- ECHALOTTES.

. On doit!

rection des A Descriprion.—L’Echalotte est une plante bul-

ai décrites Bbeuse, une espèce d’ail que l’on cultive communé-

ment dans le pays ; aux environs de Paris on en connait deux variétés, la grande et la petite.

En Canada il y en a une espèce naturelle au

pays et une autre que l’on nomme échalotte an-

glaise ; toutes deux soutiennent en terre les ri-

ue de deux

el au pays, Bueurs de l'hiver. Cette dernière est hâtive, printre étran- Kanière et plus grosse que les autres,

jardins. Cuzrure.—La culture des unes et des autres est entour des Ke Ja même simplicité.

> en salade Ê Aussitôt que la terre est découverte le printemps ne pas la Bt acsez dégelée pour la bêcher, on dresse des

planches de terre bien fumée à une exposition

tive surtout Fhaude et on y plante de petites bulbes d’échalottes

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à quatre et six pouces de distance, en lignes droites, on leur donne un cvuple de binage et on arrose au besoin. S

L’Echalotte anglaise se plante à la fin d’Août et au commencement de Septembre, de la même manière, pour en avoir de bonne heure le printemps ; quand elles finissent les autres commencent ; de sorte qu’on peut s’en procurer toute la saison.

PROPRIÉTÉ ET UsAGE.—Le goût en est beaucoup plus doux que celui de Pail, c’est pourquoi bien des personnes la préfèrent. On en fait un grand usage dans les assaisonnements ; les pauvres la mangent avec leur pain ; elle donne de l’appétit.

EPINARD.

Descriprion.—L’Epinard est une plante an-

nuelle que l’on cultive dans les jardins et dont on mange les feuilles ; on peut s’en procurer tout l’êté, en en semant tous les mois.

Cuzrure.—Il lui faut une terre bien ameublie e fumée, un peu fraiche ; on sème la graine en rayon écar'és de cinq à six pouces, et on l’enterre de si à huit lignes ; on doit arroser #dans les sécheresses, sarcler et biner au besoin.

On coupe ordinairement les feuilles raz de terre et à la poignée, quand on veut les manger ; il vau: drait mieux cueillir une à une celles qui ont acquis tout leur développement.

ProrrtéTé ET UsAGE.—Ces feuilles sont aqueu ses, inodores, d’une save:r particulière, et légère-

Si

es droites, ment amères. On les regarde comme émollientes

arrose auBlet détersives : cuites elles tiennent le ventre libre.

On les cuit et on y met une sauce blanche, avec un

d’Aoùût etlpeu de sucre, ou on les arrose avec du beurre frais. même ma-

rintemps ; FÊVES.

encent ; de

SON. DEscriPTioN.—Quoique les Fêves soient comest beau-runes en Canada, il est à désirer qu’elles soient t pourquoi lus généralement cultivées ; car elles sont d’une en fait ungrande utilité pour les hommes et les animaux ; on es pauvre" voit peu dans les jardins et point en plein champ. e l’appétit, Ce sont des plantes annuelles pivotantes et Hibreuses. Le fruit est une gousse coriace. On #n connait plusieurs variétés et de différentes coueurs ; des blanches, des jaunes, des rouges, même

plante an-les noires.

et dont on On distingue des fèves ordinaires, la fêve de

r tout l’étéharais, dite gourgane, que l’on devrait eultiver en rand pour les animaux. Toutes demandent un ol substantiel, un peu frais et bien fumé, pas op ameublie, elles craignent les gelées du prinemps, en sorte qu’on ne doit les semer que vers le x de mai dans le district de Québec, et par rayons pacés de douze à quinze pouces, et chaque fêve e trois à quatre pouces de distance les unes des tres,

Quand elles sont hautes de troïs à quatre pouces h doit les biner et butter, une ou deux fois par un sont aqueu-Æmps humide, après quoi on les laisse tranquilles. , €t légère On les mangs vertes dans le principe, avec la

ameublie e 1e en rayon terre de si sécheresses,

raz de terre rer ; il vau li ont acquis

Mg

gousse et mieux quand elles sont mûres ; ce dont on s’apperçoit quand les fanes changent de couleur. On les cueille en arrachant le pied, qu’on laisse étendu sur la terre pendant quelques jours pour achever la dessication et la maturité : ensuite on bat au fléau celles qui sont pour être mangées et On laisse dans les gousses celles qui sont pour être semées.

x Comme on peut tirer un double avantage de la fève de marais, parce que non seulement le fruit mais encore le feuillage, sont excellents pour lesk animaux et qu’elles ont l’avantage de préparer les terres fortes ou argileuses pour les semailles des cé. réales, on traitera particulièrement de sa culture ici, quoiqu’elle appartienne spécialement à la grande culture, au cas que l’on veuille er faire l'épreuve.

On donne ordinairement deux labours profonds, un l’automne et l’autre le printemps, là où l’on en veut semer.

Le mieux est de les semer dans des sillons espacés de quinze à vingt pouces pour pouvoir les renchausser à la charrue, que deux enfants suivent, l’un pour y jeter les fêves à trois ou quatre pouces de distance, et l’autre pour les couvrir avec uni rateau. On les renchausse ensuite une couple de fois pendant la saison avec la charrue.

Quand on n’a er vue que d’en tirer du fourrage on les coupe la première fois, lors de la floraison,k et une fois ou deux ensuite.

Si c’est pour engrais qu’on en sème, on le fai sur le terrein où l’on a coupé les premières cé%

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ss; ce dont de couleur, qu’on laisse jours pour ensuite on

rent le fruit

réparer les illes des cé-

rs profonds, \ où l’on en

emières cé

nts pour lesk

sales, et aussi tard que possible on les enterré par n labour. Sinon on les cueille, comme il est dit i-dessus pour celles cultivées dans les jardins.

PROPRIÉTÉ ET UsAGe.—Les fêves fournissent ne bonne nourritue aux hom ‘es et aux bestiaux, oit vertes, soit mûres.

On en fait de la purée, de la soupe et des friassées ; les animaux en sont friands. On enraisse avec de la pâtée de fêves les volailles et les eaux. On fait du café, avec la fêve de marais rûlée dans la poêle et moulue ensuite. |

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