‹ Traité d'agriculture [microforme]Chapitre 16 sur 43 · MELON · texte numérisé non relu

MELON

Descriprion.—Le Melon est une plante anuelle, très-recherchée, pour son excellent fruit. Quoique le climat du Canada, particulièrement elui du district de Québec, ne soit guère propre

sa culture, cependant il y est cultivé, et on sussit quelques fois à en avoir de bons en les éleant sur couches chaudes: il n’y a que dans les

Bistricts supérieurs, où on peut les avoir en plein

ir. La culture s’en fait donc de deux manières, une en plein air et l’autre sur couche chaude. Celle en plein ar est fort simple, dans les lieux avorables à cette production. On laboure ou l’on êche, l’automne et le printemps, le terrein destiné

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pour une melonière ; on 4 fait de petites fosu d’un pied carré, à douze, quinze et vingt pou de distance les unes des autres, on les remplit terre franche, mêlée de fumier bien consommé, on en forme des butes: quand les gelées ne s plus à craindre, on y enfonce six graines de mel à un pouce de profondeur et on arrose, si la te cest sèche ; on les couvre ensuite, avec du fumi long, ou de la paille ou des branches de sapin.

Avant de semer les graines, on doit les fai tremper vingt-quatre heures dans de Peau, ne fait usage que de celles qui calent et jeter celles qi flottent.

Quand les melons ont quatre feuilles, on |s éclaircit; on ne doit garder sur chaque butte q deux ou trois pieds, les plus beaux ; on ne taille pas, on se contente, lorsque le fruit con mence à nouer, de disposer les branches de md nière à les empêcher de se croiser ; on retient branches en place avec de petites fourches de bo et quand elles ont depuis deux jusqu’à quatre pieds on enterre le bout de la branche, en laissant c« pendant l’extrémité à Pair ; elles prennent raci et nourrissent par ce moyen le maître pied et st fruits.

Il faut sarcler et biner ces melonnières, arros les pieds de melons, avec le gouleau de l’arrosoi dans les sécheresses, et non pas les feuilles,

On cueille les fruits müûrs le matin ; on coupe queue à deux ou trois pouces du fruit pour le co server ; on connait sa maturité à l’odeur et quan

les remplit |

iles, on le jue butte q

e fruit con

ches de mi

on retient 1rches de bo quatre pied

re pied et &

ières, arros

| de l’arrosoi

queue se détache du pied : on doit supprimer les

inches chiflones.

Comme jai déjà traité des couches chaudes et s sourdes, je ne crois pas nécessaire de répéter

ce que j'en ai dit ; ceux qui voudront en faire urront y avoir recours.

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