NAVEAU
Descriprion.—Le Naveau, ou navet, n’est point onnu dans ce pays, il y est cultivé depuis son
IMblissement.
C’est une plante bulbeuse et annuelle, dont il y une grande variété : il y en a de blancs, de nes, de noirs même, que l’on nomme raves res, d’autres dont le sommet est rougeâtre, lques-uns dont le sommet est vert, il ya le nep, le rutabaga, étc., etc.
ous exigent à peu de chose près, la même cul-
Me, soit en grande, moyenne, ou petite culture.
Je ne m’occuperai, dans cette première partie, > de la petite culture de cette plante, me résert de la traiter en grand dans la seconde partie. ne terre légère et fraiche est convenable à toutes espèces et variétés des naveaux.
Dn. les sème généralement à la volée et fort r, sur planches, pourquoi on doit mêler la ne, avec de la terre, ou du sable ; on y proe de Ja manière suivante : on commence par tre au fond d’un plat, un lit de terre ou de sable
Rcouvre ce fond, sur lequel on répand une pincée
de graines ; on recouvre cette semaille d’un auix
lit de terre ou de sable, sur lequel on répand « core une autre pincée de rsraines et ainsi de sui jusqu’à ce que le plat soit plein ; on mêle le tou avant que de le jeter sur le terrein destiné, et quan l'opération est finie, on couvre avec le rateau et 0 arrose, si la terre est sèche.
Cette semence ne doit se faire qu’en Mai, lorsqu les gelées ne sont plus à appréhender.
Les soins qu’exigent les naveaux lorsqu'ils o quatre à cinq feuilles se réduisent à les sarcler, arracher les pieds qui sont à moins de six pouca des autres et à regarnir par des repicages les place où il en manque ; quinze jours après on doit dar ner un léger binage, puis un second un mois aprè
On peut, sans beaucoup d’inconvénients, aprè
ces binages, enlever tous les quinze jours les deu
feuilles inférieures sur chaque pied, et les donne
aux animaux.
La récolte des Naveaux, pour l’usage journaliek
peut commencer dès qu’ils ont atteint la grosse du doigt; mais ceux destinés pour l’hiver 1 doivent se cueillir qu'après l’arrivée des gelée blanches : alors on les arrache, on les dépouille leurs feuilles ; on les laisse, si le temps est bea deux ou trois jours, étendus sur la terre, poi laisser évaporer la surabondance de leur eau
végétation ; si le temps est à la pluie, ou à |
selée, on les porte dans les bâtiments.
Pour en garder long-temps l’hiver il faut les stri tifier, c’est-à-dire, les couvrir avec du sable, ou À
a P ne fonc éco
le d’un autx n répand er ainsi de suil | mêle le tou iné, et quan > rateau et où
a paille de seigle, dans la cave, ou les mettre dans ne fosse, sur un terrein sec, de quatre pieds de pro-
fondeur, sur une longueur proportionnée à la quantité
écoltée, que l’on recouvre en dos d’âne avec la " erre de la fosse. Il sera prudent de visiter cette
osse une ou deux fois pendant l’hiver, pour enle-
er les pouris, le sable et la paille qui les couvraient
ils sont imprégnés de moisissure,
PROPRIÉTÉ ET UsAGE.—Les Naveaux sont ra- V raichissants et nourrissants pour les hommes et les Un! inimaux. On en fait usage dans la soupe : ils sont excellents cuits sous la cendre chaude, on en donne ux animaux Crus, Coupés par morceaux et mieux encore bouillis et mêlés avec de la goudriole, c’estdire, un mélange d’avoine, de pois, de fêves, de Li lé-d’inde, de sarasin, etc. moulus ‘4
Mai, lorsqu
lorsqu’ils o les sarcler, :
le six pouca res les place on doit dor n mois après nients, apré jours les deu
et les donne OIGNONS
ge Journalier DescriPprion.—Les caractères qui distinguent it la BS oignon sont une racine bulbeuse, tuniquée, aplair l’hiver nl
ie ; des feuilles cylindriques, fistuleuses, longues e plus d’un pied ; une tige nue, fistuleuse, ranflée sa partie inférieure, plus haute que les feuilles ; es fleurs rougeâtres disposées en tête à l’extrémité elatige. Il y en a de rouges, de pâ'es, de jaunes t de blancs.
Le sol naturel à l'oignon cest un sable gras et umide. \| Cuzrure.—L’expérience a prouvé que le fumier qi onnait un mauvais goût à l’oignon ; il lui faut du FE
e des gelée s dépouille mps est bea la terre, po
leur eau luie, ou à là
il faut les str:
u sable, ou {
terreau de jardin bien consommé. Quoique l’oignonR L croisse à la surface du sol, il sera bon de lui donnerBsant un ou deux labours, soit à la charrue soit à la bèche, émiéter la terre, avec la plus scrupuleuse exactitude. On doit le semer sur couches chaudes en Mars ou Avril et le repiquer en plein air, dans les premiers jours de Mai.
Si on sème l’automne, que ce soit avant le quinze d’Août, dans une bonne exposition et abritée ; et encore faudra-t-il le couvrir de paille longue, ou de paillassons pour le garantir des gelées pendant l’hiver ; préférez l’oignon blanc, il craint moins le froid et l’humidité. On repique les oignons à huit ou dix pouces de distance de tous côtés ; on arrose, on sarcle, on bine au besoin. Le changement de couleur dans les feuilles, est le signe de lap-BK proche de la maturité ; quand la maturité est complète, on doit lever les oignons d’un coup de bêche ; on les laisse étendus sur place, pour achever leur dessication, après quoi on coupe les racines et on les tresse avec leurs feuilles ; on les susperd, dans un lieu sec, ei à l’abri des gelées ; on doit les visiteh souvent et détacher ceux qui menacent de se gâter.
PROPRIÉTÉ ET UsAGE.—L’oignon entre dans une yrande quantité de sauces et fait le fond de plusieurs mêts ; les pauvres gens le mangent cru avec du pain. C’est un aliment très-sain que les cultiva-k teurs devraient donner à leurs engagés pendant les| chaleurs de l’été et les travaux de la récolte ; ilskf préviendraient par ce moyen beaucoup de maladie, On confit les petits oignons au vinaigre, ils con-k tribuent à donner de l’appétit. |
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Le jus de l'oignon est régardé comme un puissant diurétique, et cuit sous la cendre, comme un excellent mcturatif des abcès.